Voici un autre publireportage de Ouest-France, celui-ci non pas à la gloire de la Bretagne mais qui cherche à faire connaître les activités de Britline, la filiale normande basée à Caen du Crédit Agricole de Normandie (en fait toujours ... bas-normand) spécialisée dans les services bancaires dédiés aux résidents britanniques qui sont nombreux en Normandie:

http://www.ouest-france.fr/normandie/caen-14000/britline-la-banque-normande-va-seduire-les-britanniques-londres-4756066

Britline, la banque normande va séduire les Britanniques à Londres

  • Dans les locaux de Britline, à Caen, filiale du Crédit Agricole Normandie. Dans les locaux de Britline, à Caen, filiale du Crédit Agricole Normandie. | Pascal Simon

Pascal SIMON.

Filiale du Crédit agricole Normandie, la banque en ligne Britline recense aujourd’hui 40 000 clients, tous ressortissants britanniques ayant une résidence en France. En plein développement, ses équipes participent cette semaine au French show, grand salon de l’art de vivre à la française, organisé du 27 au 29 janvier 2017 à Londres.

La sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne ne crée pas encore de gros remous chez la filiale du Crédit agricole Normandie. La banque va prendre le pouls de Londres cette semaine.« Juste après le référendum sur le Brexit, des clients nous ont appelés, un peu paniqués. Certains étaient même en pleurs, s'excusant du résultat auprès de nos conseillers. Depuis, les choses se sont apaisées », concède en souriant Rachel Johnson, responsable développement de l'offre de la banque en ligne Britline.Cette filiale du Crédit agricole Normandie ne gère les comptes que de clients britanniques ayant un pied à terre ou résidant en France. « Nous comptons 40 000 clients dans toute la France, dont un millier réparti entre le Calvados, la Manche et l'Orne », explique Laurent Galy, responsable de Britline. Il faut ajouter les 10000 clients gérés pour le compte des caisses du Crédit agricole d'Aquitaine, d'Anjou-Maine et Atlantique-Vendée. »

Retrouvez la rubrique Banque-Finance

De deux à trente salariés

Nichée au siège du Crédit agricole Normandie, à Caen, Britline a bien grandi depuis sa naissance. « La marque Britline existe depuis 1999, mais l'activité avait commencé dès 1992, avec deux salariés et 1 500 clients. Aujourd'hui, nous faisons travailler une trentaine de conseillers », souligne Laurent Galy.À l'automne dernier, le vote du Brexit n'a pas été tout à fait neutre. « 100 millions d'euros de dépôts sont repartis en Grande-Bretagne », indique Jean-François Bénazet, directeur général de Britline.Mais les sujets de sa Royale Majesté sont quand même de retour depuis trois ans. « Depuis l'été 2014, Britline a accueilli 3 600 clients de plus, complète Laurent Galy. Ce sont surtout des personnes de 45 à 55 ans qui ont un peu d'argent et viennent investir en France dans une résidence. »

Lire aussi notre dossier Brexit

Comment arrivent-ils à Britline ? « Quand une nouvelle ligne aérienne vers l'Angleterre ouvre en France, on le sait très rapidement par des demandes venant de cette région, remarque-t-il. Britline est bien référencée par les moteurs de recherche en anglais et dans des revues touristiques haut de gamme. »Des offres qu'il faut adapter aux moeurs « british ». « Les Britanniques n'ont pas les mêmes rapports que les Français avec leur banque. Ils n'utilisent pas les chéquiers, par exemple. L'interdit bancaire n'existe pas en Angleterre, précise Rachel Johnson, qui travaille pour Britline depuis 2004. C'est pourquoi nous avons aussi recruté des conseillers britanniques, qui travaillent au siège à Caen. »Cette semaine, la banque en ligne va directement tenter de séduire de nouveaux clients outre-Manche. La banque installe ses couleurs du 27 au 29 janvier, à Londres, au French show, grand salon de l'art de vivre à la française. 18 000 visiteurs sont attendus. Certains viendront spécialement pour acheter une belle maison en France. Une aubaine pour Britline !


 Commentaire de Florestan:

Voilà donc une initiative normande intéressante qui affirme la souveraineté de notre région dans un domaine stratégique essentiel: les flux financiers.

Au moment où certains se font des illusions, du côté de Paris et de La Défense, en croyant pouvoir récupérer quelques délocalisations des activités financières de la City de Londres, aujourd'hui première place financière mondiale (et à ce point détestée par les Britanniques qu'ils ont voté le Brexit contre elle), les Normands, si d'aventure le Brexit en était vraiment un (avec perte du passeport commercial européen pour les banques anglaises), ont tout intérêt à jouer la carte de la proximité géographique, économique, historique et culturelle avec l'Angleterre.

Non pas pour mettre le doigt dans l'arnaque de l'optimisation fiscale des riches Britanniques dans le paradis fiscal de Jersey et de Guernesey mais pour collecter l'épargne des îles anglo-normandes et des résidents britanniques pour investir dans l'économie réelle normande, anglo-normande et anglaise.