Le 7 février 1517, le roi de France François 1er signait les lettres patentes décidant de la création d'un nouveau port dans l'estuaire de la Seine: Le Havre de Grâce. Cinq siècles plus tard, l'anniversaire semble si triste qu'il ressemble à un enterrement de première classe:  l'édition nationale du Journal Télévisé de France 3 à 19h30 a consacré un reportage à l'évenement qui avait tout l'air d'un faire part de décès. On entend le glas ou plutôt le tocsin car ce reportage à regarder sous le lien suivant (à partir de 16 minutes et 30 secondes), alerte le télespectateur avec une rude comparaison entre les performances du Havre et celle du port d'Anvers au moyen d'un argumentaire simple et d'une infographie efficace montrant la superposition sur la région parisienne des hinterlands d'Anvers et du Havre. Curieusement, le journaliste ne dit mot du CSNE qui sera pour le portuaire havrais l'équivalent des PFG.

L'intervention d'Hervé Martel parlant de son port comme de la "Rolls Royce des ports" n'en que plus sinistre par son ridicule car on se souviendra de cette vraie blague belge que l'on peut entendre éventuellement à Anvers (en flamand): "pourquoi les Français ont-ils choisi le coq comme emblème national? Parce qu'il est le seul oiseau qui soit capable de chanter à tue-tête les deux pieds dans la merde".

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A Anvers, port désormais privatisé mais administré en dernier ressort par des échevins qui nomment un directeur pour vingt ans, à la différence du port du Havre qui est livré à la guise d'un ingénieur haut-fonctionnaire nommé à Paris et en poste pendant  trois à cinq ans, ils ont décidé d'être le vrai Port de Paris. Définitivement. Et j'en mettrai ma main à couper ! ("Antwerpen" en version originale flamande...)