Et la Normandie, même réunifiée, reste le marchepied crotté d'un début de carrière ou la salle d'attente intermédiaire avant de pouvoir monter à l'étage supérieur.

Nicole Klein, la ci-devant préfète de Normandie qui a présidé à la réunification de notre région et à la réorganisation des services de l'Etat entre Caen et Rouen, a fait un travail sérieux voire rigoureux. Mais on vient d'apprendre qu'elle préfère partir à Nantes. S'ennuyait-elle à Rouen, notre métropole normande?

On regrettera surtout que la préfète fasse d'abord jouer les intérêts de sa carrière au lieu de rester en Normandie pour nous planter au milieu du gué alors qu'il y a en Normandie des dossiers normands, certes, mais d'intérêt national tel que l'économie maritime et la préservation de l'Axe Seine qui subit la concurrence frontale des ports du Nord de l'Europe.

La préfète préfère partir à Nantes avec son rapport sur l'avenir du Mont Saint Michel sous le bras qui doit être sur le bureau du cherbourgeois Cazeneuve: le mépris de l'Etat central pour les Normands se poursuit donc et s'il y a une preuve objective de l'intérêt de l'Etat central pour un territoire c'est que le préfet qui est son premier représentant sur place, reste un certain temps dans son poste. La valse des préfets comme celle des directeurs généraux de grands ports maritimes se poursuit donc car la progression de la carrière de ces Messieurs dames d'importance passe avant toute autre considération... surtout en Normandie !

Lire l'article de Xavier Oriot dans l'édition caennaise de Ouest-France (16/02/17):

16-02-2017 19;34;35

 Voir aussi le compte rendu proposé par Normandie XXL:

http://www.normandiexxl.com/article.php?id=1995