Les groupes de presse ou multimédias indépendants et pro-actifs normands sont au nombre de... trois:

1) Le groupe LECLERC Tendance Ouest / La Manche Libre

2) Le Courrier Cauchois (qui est lié, désormais, au premier)

3) La société normande d'information et de communication (SNIC) qui possède et édite les titres du groupe Paris-Normandie

Trois îles normandes battues par les flots de l'océan breton du groupe Ouest France et de sa filiale Publihebdos qui possède, désormais, tous les hebdomadaires normands, à l'exception de La Manche Libre et du Courrier Cauchois, justement...

Les nouvelles financières du groupe Paris-Normandie ne sont pas bonnes avec une diffusion du numéro papier en baisse constante. La menace du dépôt de bilan est réelle. Mais la métropole rouennaise qui peine à rayonner comme une vraie métropole régionale et la Normandie à peine réunifiée sortant convalescente de plus de 40 années d'engourdissement et de déclin, ne sauraient accepter la mort définitive du dernier quotidien régional normand indépendant.

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Il faut sauver Paris-Normandie.  Et peut-être envisager de changer de nom en supprimant la mention "Paris" devant celle de Normandie. Car,  faut-il le rappeler tant le symbole fut fort, avec Ouest-France, d'un côté, en Basse et Paris-Normandie, de l'autre côté, en Haute, vous aviez, par le nom même des deux titres de presse en charge du reflet régional médiatique normand, un programme d'éradication de toute idée d'unité régionale normande voire une disparition totale de la Normandie en tant que telle.

Une solution existe cependant: l'entrée de la Région dans le capital de la SNIC qui édite les titres du groupe PN dans le cadre des dispositifs d'aides prévus par l'Agence de Développement de Normandie au titre du soutien à une entreprise stratégique pour l'avenir de notre région.

A moins que les Normands n'aient à se mobiliser eux-mêmes pour sauver leur dernier quotidien régional indépendant en contribuant au financement participatif du projet de coopérative présenté par les salariés de la SNIC:

https://www.kisskissbankbank.com/independance-paris-normandie?ref=recent

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 http://www.normandie-actu.fr/avenir-journal-paris-normandie-decision-justice-appel-aux-dons_256815/

Quel avenir pour le journal Paris-Normandie ?

 

Une décision de justice et un appel aux dons

Le tribunal de commerce de Rouen (Seine-Maritime) doit se prononcer sur l'avenir de Paris-Normandie, jeudi 23 février 2017. Un appel aux dons a été lancé par des salariés.

Mise à jour : 22/02/2017 à 16:03 par Raphaël Tual

Le tribunal de commerce de Rouen (Seine-Maritime), se prononcera sur l'avenir des titres du Paris-Normandie et de la Presse havraise, placé en redressement judiciaire, jeudi 23 février 2017. (©RT/Normandie-actu)

Le tribunal de commerce de Rouen (Seine-Maritime), se prononcera sur l'avenir des titres du Paris-Normandie et de la Presse havraise, placés en redressement judiciaire, jeudi 23 février 2017. (©RT/Normandie-actu)

Le quotidien régional Paris-Normandie devrait être fixé sur son sort jeudi 23 février 2017. Le tribunal de commerce de Rouen (Seine-Maritime) doit statuer sur les trois offres de reprises. Les titres du Paris-Normandie et de la Presse havraise sont en redressement judiciaire depuis avril 2016. Le tribunal a reporté sa décision à plusieurs reprises. Le 26 janvier 2017, le tribunal avait une nouvelle fois reporté son jugement d’un mois.

Quelles sont les offres ?

Trois offres de reprise sont sur le bureau des juges. La première est portée par Xavier Ellie, propriétaire actuel du journal et actionnaire unique. Son plan prévoit la suppression de 25 postes techniques.

Le groupe Rossel, propriétaire notamment de la Voix du Nord, est également dans les starting-blocks. Le Belge prévoit 41 suppressions d’emplois, essentiellement techniques, le rachat du fonds de commerce pour 450 000 euros et un investissement de trois millions d’euros, dans l’objectif de développer le numérique, selon une source syndicale citée par l’AFP.

La troisième offre est portée par la fédération du Livre (Filpac CGT). Le projet avancé depuis novembre 2016, a pour ambition d’élaborer une Société coopérative d’intérêt collectif (SCIC), forme juridique élargie de la coopérative ouvrière. L’ambition est de conserver les 184 salariés du groupe de presse.

Un appel aux dons

Selon nos informations, le projet de SCIC n’aurait reçu aucun soutien de la part des journalistes, contrairement à l’offre du groupe Rossel qui semble susciter davantage d’adhésions au sein de la rédaction.

Malgré ce manque de soutien en interne, la fédération du livre a lancé un appel aux dons via la plateforme Kiss kiss bank bank, lundi 20 février. Les partisans de la SCIC demandent un minimum de 5 000 euros, afin de « garantir l’indépendance de Paris-Normandie ».

Ce n’est pas un rêve, c’est possible, ça peut marcher, nous y croyons ! Nous avons juste l’intention de prendre les investisseurs-licencieurs à leur propre piège. Ils veulent nous racheter pour se payer sur le dos des salariés. On surenchérit.

Selon ces salariés, le capital de départ sera assuré par les salariés et retraités des deux titres normands et les lecteurs, avec l’aide de l’Union régionale des sociétés coopératives et « le soutien de banquiers et d’autres partenaires dont nous attendons les réponses de financement ».

54 500 exemplaires

Un plan social a déjà été mis en oeuvre en juin 2016, avec le départ de 31 salariés dont 15 journalistes. La diffusion quotidienne moyenne en 2016, des titres de Paris-Normandie et de la Presse havraise s’élevait à près de 54 500 exemplaires. Le site internet comptabilisait près d’1,2 million de visiteurs en janvier 2017.

Contactés, le syndicat national des journalistes et Xavier Ellie n’ont pas souhaité réagir.