Fabienne BUCCIO est, depuis peu, la nouvelle préfète des Normands. Elle vient du Nord où elle a dû gérer le très difficile dossier humain (on ne dira pas humaniste) de la "jungle" de Calais. Elle connaît déjà la Normandie pour avoir été préfète de l'Eure, de l'Orne et sous-préfète du Calvados à Bayeux: la Normandie c'est bien pour démarrer dans la préfectorale. Mais pour y finir sa carrière...

On lira donc l'article convenu suivant proposé par Normandie Actu. L'article est sans aucun intérêt. Mais ce n'est pas la faute du journaliste. Le manque d'intérêt pour la Normandie vient de l'Etat lui-même qui nous impose sa valse des casquettes et des bicornes tous les deux à trois ans alors que notre Normandie a besoin d'avenir. On retiendra, néanmoins la phrase qui clot l'article: un bel aveu de Fabienne BUCCIO, nouvelle préfète de Normandie. Pendant combien de temps?


 

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La Normandie accueille sa nouvelle préfète : Fabienne Buccio veut

« assurer la continuité »

Lundi 6 mars 2017, la région Normandie et le département de Seine-Maritime ont accueilli une nouvelle préfète. Fabienne Buccio remplace Nicole Klein et veut assurer une continuité.

Mise à jour : 06/03/2017 à 16:39 par Amandine Briand

(photo : A.B/Normandie-actu)

Fabienne Buccio, 57 ans, est la nouvelle préfète du département de Seine-Maritime et de la région Normandie. (photo : A.B/Normandie-actu)

La Normandie a désormais une nouvelle préfète. Après le départ de Nicole Klein, vendredi 3 mars 2017, les services de l’État ont accueilli leur nouvelle représentante en région. Fabienne Buccio, jusqu’alors préfète du Pas-de-Calais, à Arras, prend ainsi en charge la préfecture de Seine-Maritime et celle de la Normandie réunifiée.

Lundi 6 mars, face à la presse et après avoir procédé au très protocolaire dépôt de gerbe sur la place Carnot, à Saint-Sever, la nouvelle préfète de région s’est dite « heureuse de revenir dans cette région » où elle a débuté dans les années 1990, « d’abord comme directrice de cabinet du préfet de l’Orne, puis comme sous-préfète de Bayeux (Calvados) et enfin, comme préfète du département de l’Eure ».

La Normandie, un territoire connu

Revendiquant un parcours « un peu atypique », la préfète est entrée dans l’administration comme attachée de préfecture, avant de « gravir les échelons les uns après les autres, en passant les concours », loin du traditionnel schéma Sciences Po, ENA (École Nationale d’Administration), fonction publique.

Loin d’être étrangère aux problématiques de la région, Fabienne Buccio a dit « vivre comme un avantage le fait d’avoir servi dans trois départements de la région » et fait part de sa volonté de s’inscrire « dans la continuité du travail effectué par Nicole Klein ».

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Parmi les dossiers déjà sur son bureau, la ligne nouvelle Paris-Normandie (LNPN), l’avenir du Mont-Saint-Michel, l’éolien en mer ou encore, la réorganisation des préfectures. « Il y a des dossiers départementaux et d’autres qui auront des conséquences pour l’ensemble de la région », précise Fabienne Buccio, qui prévoit déjà de rencontrer, plusieurs fois par mois, ses homologues des quatre autres départements de Normandie.

La femme d’État, très marquée par le démantèlement de la « Jungle » de Calais, un dossier « exceptionnel en intensité » qui a marqué son passage dans le pas-de-Calais, a par ailleurs annoncé qu’elle se rendrait auprès des migrants transférés en Normandie au moment du démantèlement de la « Jungle ».

Même si j’ai adoré le défi qui était devant nous, je pense que jamais plus je ne rencontrerai des situations comme celle que j’ai vécue, a souligné la préfète. La page est tournée.

Pas question de reproduire en Normandie, la politique menée dans le Pas-de-Calais. « Chaque département a sa façon d’être et c’est aussi à moi de m’adapter à ce qui est déjà en route dans ce département. Et je dois le faire vite. »

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Le risque terroriste, le « dossier des dossiers »

Migrants, projets régionaux, problématiques départementales… au-delà des dossiers en cours transmis par Nicole Klein, Fabienne Buccio n’oublie pas « le dossier des dossiers » : le risque terroriste.

Dans une interview accordée à Normandie-actu avant son départ, Nicole Klein avait en effet avoué qu’en Normandie, le problème de la radicalisation n’était « pas résolu », confiant qu’il y avait « des raisons d’être inquiet », notamment vis-à-vis de la région havraise, à surveiller « avec une vigilance particulière »

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Pour celle qui lui succède, le dossier reste plus que jamais d’actualité. « On est en plein dans les fonctions régaliennes de l’État. La sécurité est une fonction essentielle. Dans tous les départements, c’est vraiment notre fil rouge. Les élus ont également pris conscience du fait que l’on ne pouvait plus faire les choses comme avant. Chaque manifestation nécessite une vigilance particulière. »

En ligne de mire notamment, les 500 ans du Havre, un anniversaire exceptionnel pour lequel plusieurs événements seront organisés tout au long de l’année dans la ville du Havre et qui fera l’objet d’un important dispositif de sécurité.

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Malgré une nomination plutôt inattendue, Fabienne Buccio a affirmé sa volonté de fédérer autour d’elle. « La force indiscutable de l’État, c’est de pouvoir rassembler », a-t-elle ainsi commenté. Et de conclure : « Je suis la pour servir. Je n’ai pas choisi le département et vous ne m’avez pas élue mais je serai au service de la région aussi longtemps que le voudra le gouvernement ».

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Voir aussi l'article pertinent paru depuis dans le Courrier cauchois: lire entre les lignes... Ce n'est pas rassurant !

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