Nous avons reçu de nos amis de l'Association Normandie Axe Seine le message suivant:

normandie-axe-seine-200

Madame, Monsieur,

Pour faire suite à notre conférence de presse du lundi 6 mars 2016, je vous envoie, à chacun et chacun d’entre vous, à la suite des demandes qui m’ont été faites, la lettre en date du 23 mai 2016 que j’ai adressée aux candidats à la présidence de la République pour défendre des options essentielles de la politique de la France dont l’application en Normandie est déterminante pour y contribuer.

Ainsi que notre association l’a souligné, le développement de la Vallée de la Seine ne peut s’opérer sans considérer l’axe Seine, c’est-à-dire en joignant à la Vallée de la Seine, la Baie de Seine de Cherbourg à Eu-Le Tréport. 

Ce développement ne peut pas plus se réaliser sans y associer les Normands à sa gouvernance. Enfin le développement de l’axe Seine ne peut se concevoir sans une participation de toute la Normandie  et ne peut pas prendre en compte ce seul sujet, aussi important soit-il, sans inclure dans une réflexion cohérente les quatre autres points soulignés dans le courrier annexé en pièce jointe.

N'hésitez pas à me contacter pour compléter votre information.

Bien à vous,

Steeve Kowalski

Président

Association Normandie axe Seine

06.45.73.70.86

http://www.normandie-axe- seine.com/?start=12


 Lire ci-après la lettre envoyée aux candidats de l'élection présidentielle:

Lettre ouverte de Steeve Kowalski, président de Normandie axe-Seine aux candidats à la Présidence de la République et aux Normands qui les soutiennent.

L’élection présidentielle de mai 2017 sera-t-elle le printemps de la Normandie ?

La prochaine élection présidentielle aura lieu les 23 avril et 7 mai, soit 18 mois après les élections régionales. Notre Région a dés lors recouvré cette dimension que nous avions formulée de nos vœux et que nous attendions avec espoir. Elle a repris naturellement son nom, la Normandie, un nom cher à notre cœur et tellement agréable à entendre. Les Normands ont ainsi bénéficié d’une décision du Président de la République qui seul pouvait en décider après tant d’années de tergiversations retardatrices et nuisibles à notre développement.

Depuis 5 mois maintenant la Normandie s’organise, prend ses marques. Elle  affirme son potentiel et son identité. Il appartient aux Normands, à ses institutions et à ses forces vives de façonner son unité. Cette unité implique le rassemblement des élus, de la société civile et des territoires. C’est ce rassemblement qui nous rendra fiables, car pour être fiables, il faut être rassemblés.

Aujourd’hui, pour aller de l’avant, la Normandie fait ses comptes, principalement ceux des retards criants de ses infrastructures. Alors que la campagne de l’élection présidentielle est lancée par le Président de la République lui-même, nous  avons à peine 10 mois pour faire valoir que les principaux enjeux stratégiques de la politique de la France ont une implication directe et importante ici en Normandie. C’est donc à tous les candidats à la présidence de la République que nous devons faire parvenir notre message normand, lors de leur venue en Normandie et au quotidien aux normands qui soutenant leur candidat ont l’ardent devoir de solidarité normande de le sensibiliser publiquement à l’avenir de la Normandie et à celui des Normands.

 Cinq axes principaux peuvent être facilement résumés et faire facilement consensus.

Celui de la politique nucléaire de la France. Elle est en débat. Sa ligne apparaît incertaine voire compromise. La Normandie possède une importante filière nucléaire, quatre sites nucléaires. Elle produit 13% de l’énergie électrique nationale d’origine nucléaire. La Normandie est donc directement et fortement impactée par les décisions nationales à venir dans ce domaine

Celui de la politique maritime de la France. Elle accuse un retard considérable. La Normandie, ouverte sur le monde, offre la plus grande façade maritime de l’hexagone. Cette politique maritime pourra s’appuyer sur les ports normands.

Celui de la mobilité et des transports. La Normandie est insuffisamment connectée. La clé est de rendre la Normandie plus fluide et d’interpénétrer les territoires limitrophes, en particulier l’Ile-de-France et l’Angleterre. Le transport ferroviaire de fret et de voyageurs exige d’être mis à niveau. Les engagements de la SNCF doivent laisser place aux décisions et au financement de l’Etat.

Celui de l’axe Seine. C'est-à-dire de développement de la Vallée de la Seine et de la Baie de Seine. La Normandie et les Normands ne sont pas demandeurs. C’est Paris qui demande. Le développement de l’axe Seine est celui de la Normandie toute entière. Rien ne peut se faire sans son assentiment et sa participation active à sa gouvernance. Nous attendons aussi qu’un Normand soit désigné pour en prendre la direction. Une information objective, sincère permettra d’ouvrir un large débat démocratique qui reste à créer.

Celui de notre enseignement supérieur. L’insuffisance de places à l’Université normande pour répondre aux demandes de sa jeunesse et aux besoins de son économie est ancienne, importante et pénalisante. Il est temps de mettre en œuvre un grand plan de l’université de Normandie.

Tels sont les cinq grands axes stratégiques communs à la France et à la Normandie sur lesquels l’Association Normandie axe Seine a lancé un mouvement et engagé ce débat démocratique que nous souhaitons fédérateur. Notre appel s’adresse aux Normands pour se mettre en marche avec nous ou à nos cotés pour faire de la Normandie une grande Région et un exemple français réussi de la décentralisation.

Steeve Kowalski

en Normandie le 23 mai 2016


 Commentaire de Florestan:

Voilà un Normand qui n'a pas envie d'aller à Canossa, c'est à dire au Grand Paris sans grand pari normand. C'est une lettre simple et vigoureuse: espérons qu'elle aura un effet !

 Voir aussi les analyses proposées par la feuille d'informations Normandie XXL:

http://www.normandiexxl.com/article.php?id=2047

Axe-Seine : l’association Normandie-Axe-Seine met les choses au point

Dernière mise à jour 10/03/2017 Les dates clés de l'Axe Seine

Idées. Le lundi 6 mars, à l’invitation du Président Steeve Kowalski, plusieurs responsables de l’Association Normandie – Axe Seine se sont entretenus avec des journalistes à la fois pour présenter un bilan des activités de cet organisme et de faire le point sur le dossier crucial pour la Normandie du développement de la Vallée de la Seine.

Le but de cette mise au point s’inscrivait dans le cadre des futures élections présidentielles et législatives et il s’agissait de définir les grands chapitres sur lesquels l’Association Normandie – Axe Seine souhaitait que chaque candidat prît, non seulement des positions, mais aussi des engagements, avec définition des moyens pour y parvenir à bonne fin.

10 ans de louvoiements

Paul Astolfi, qui menait l’entretien, a rappelé que l’on parlait de l’Axe Seine depuis 10 ans. L’idée en avait été lancée par le Président Sarkozy, notamment dans son discours du Havre, et la présentation du projet Grumbach qui en révélait l’économie.           

Le projet Axe Seine avait pour origine l’ambition de Paris d’accéder au rang de ville – monde et, à ce titre, de s’ouvrir directement vers la mer par les ports de la Basse Seine. Mais Paul Astolfi fit remarquer que cela supposait aussi que le développement de la Vallée de la Seine irradiât l’ensemble de la Normandie, ne serait-ce que par le littoral normand dans son ensemble et tous les ports de la Baie de Seine.

Un historique du projet de développement de l’Axe Seine fut dressé avec ses étapes ou ses moments de stagnation au gré des aléas de la politique nationale :

- une période intense de réflexion sous la direction d’Antoine Rufenacht, nommé commissaire du projet. Cette période aboutit à la présentation d’un rapport à M. le Premier ministre d’alors, François Fillon, au début de l’année 2012.

- l’élection de M. Hollande à la Présidence de la République et le changement de majorité entrainèrent, outre le départ de M. Rufenacht, une autre vision de la gouvernance du projet La désignation par le nouveau Premier ministre d’un haut fonctionnaire, M. le Préfet Philizot, pour conduire l’opération, montra le désir du pouvoir central d’en assumer la direction. Ce qui pouvait se justifier par le caractère national du projet. Mais, dans le même temps, le Gouvernement fit d’autres choix et se donna d’autres priorités, notamment en termes d’infrastructures de communication. Ce qui conduisit à la publication d’un Schéma pour le développement de la Vallée de la Seine, où les objectifs sont toujours définis, mais les moyens de financements sévèrement rabotés ou laissés à la charge des collectivités locales (Régions, départements, métropole et villes). Au bout de de dix ans, la situation montre que le projet est quelque peu encalminé et que, particulièrement, la Normandie est ECARTEE – pas seulement oubliée – des préoccupations gouvernementales :  

- La Ligne Nouvelle Paris – Normandie (L.N.P.N.) en reste au stade des études.

- L’itinéraire de dégagement du fret ferroviaire Serqueux – Gisors peine à se réaliser.     

- Le contournement Est de Rouen est dans les limbes (depuis 1972 !).  

- Les aménagements de la Seine et de la partie inférieure de l’Oise, qui devraient préalablement être réalisés avant le creusement du Canal Seine – Nord – Europe ne sont pas financés. En outre, le Schéma de Développement de la Vallée de la Seine, s’il admet enfin l’extension du projet au littoral et à la Baie de Seine, exclut le département de l’Orne. Ce qui met en porte à faux la Région de Normandie qui, de ce fait, n’est pas totalement impliquée. Or, maintenant que la Normandie est réunifiée, il est évident que c’est l’ensemble de la Région qui doit être partie prenante du développement de l’Axe Seine, véritable colonne vertébrale de la Normandie.

Questions aux candidats à la présidentielle

L’Association Normandie Axe Seine entend élargir le débat à l’occasion des futures consultations électorales et pose ainsi les termes de cinq dossiers à tous les candidats, en souhaitant que les uns et les autres répondent. Il ne s’agit pas de revendications localistes, mais de politiques d’ampleur nationale qui interpellent l’Etat.

   1°) La politique nucléaire de la France.           La Normandie, avec ses différents sites, est très impactée. Elle produit 13 % de l’électricité nationale et l’industrie nucléaire y a une importance particulière.

  2°) la politique maritime de la France. Avec 650 km de côtes et deux Grands Ports Maritimes et un certain nombre de ports régionaux ou départementaux, la Normandie est dans l’attente. La politique maritime, c’est 820 000 emplois et 210 milliards d’euros… Or, comme le fit remarquer un des responsables de l’association, l’Etat n’a pas de politique maritime suivie (il n’y eut qu’une seule fois un Ministre de la Mer, M. Le Pensec, au début des années quatre-vingts) et, à la différence des ports de la Rangée Nord, la gouvernance portuaire n’est pas confiée aux collectivités locales et régionales et aux usagers.

3°) L’Axe Seine. C’est un projet d’envergure nationale pour lequel la Capitale est la première intéressée. Le journal Paris – Normandie a lancé le débat auprès de ses lecteurs. Il serait bon que tous les acteurs s’en saisissent et qu’il y eût une stratégie normande bien comprise par les responsables. En attendant, l’Association Normandie – Axe Seine constate que c’est Paris qui est demandeur, que cela concerne la Normandie toute entière (donc l’Orne aussi), que la gouvernance du projet, par sa dimension maritime, doit revenir à un responsable politique normand (le Président de la Région, Hervé Morin, par exemple), qu’il faut rompre avec la mise à l’écart de la Normandie dans les priorités nationales et, enfin, que les populations soient davantage associées à la conduite du projet.

A ce propos, il est exemplaire que le député Christophe Bouillon se soit fait le porte – parole des populations concernées de sa circonscription quant au tracé retenu de la future (et lointaine) L.N.P.N. Il a défini une position raisonnable et constante, mais se heurte à un système administratif insoucieux des intérêts des habitants.

4°) La mobilité en Normandie. Cette question posée aux candidats est plus « locale » ; il s’agit de la mobilité en Normandie. En fait, c’est une question d’importance nationale, que l’on retrouve sur tout le territoire national.    Il s’agit d’éviter les fractures entre les métropoles, les pôles métropolitains, d’une part, et les espaces périphériques et ruraux, qui comprennent les villes moyennes, d’autre part.. Cela touche tous les moyens de communication : rail, route et communications immatérielles.  Que ce soit par l’Etat ou la SNCF, on constate que la Normandie a été écartée de tous les projets menés ou entrepris durant cette mandature. Les Elus normands n’ont pas été entendus. Cette situation presque caricaturale ne peut plus durer.

5°) Le problème du retard de la Normandie en matière de Recherche et d’Enseignement Supérieur. Il est récurrent et les engagements de l’Etat, déterminant en la matière, n’ont pas été suffisants. Loin de là.

            Depuis le 23 mars 2016, date à laquelle l’Association Normandie – Axe Seine a attiré l’attention des responsables sur tous ces problèmes par un courrier ciblé, les réponses ont été dilatoires. C’est pourquoi l’Association Normandie – Axe Seine, agissant en tant que groupe de pression, totalement indépendant, entend ouvrir un débat public, tant avec les électeurs qu’avec les Elus et autres candidats. L’Association fera connaître les réponses des uns et des autres tout en sollicitant les contributions de ceux qui se sentent concernés par le devenir de la Normandie.

Guillaume Lenoir


  •  Voir enfin l'article paru le 8 mars 2017 dans Paris-Normandie:

mobilisation axe seine

  • Et l'article proposé par Xavier Oriot pour Ouest France:

16-03-2017 20;33;47