Benoît HAMON, un breton ancien ministre du Rouennais Hollande,

prend les Normands du Havre pour des imbéciles !

 

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Si l'enjeu national de l'AXE SEINE est à ce point encalminé depuis l'automne 2012, depuis que le commissaire général à la Vallée de la Seine Rufenacht a été viré comme un mal propre par Jean-Marc Ayrault, à la demande du fabiusien Alain Le Vern (obscur président de l'ex Haute-Normandie) qui ne voulait plus entendre parler d'un projet trop "sarkozyste" à ses yeux, c'est que la majorité gouvernementale à laquelle a appartenu Benoît Hamon a fait d'autres choix que celui de privilégier l'enjeu national de garder en France le premier grand port maritime français:

 A savoir brancher la région parisienne sur les ports du Nord de l'Europe à commencer par Dunkerque (qui s'apprête à concurrencer le port de Rouen sur les céréales) et surtout le port municipal belge d'Anvers qui communique déjà sur son nouveau statut de "port de Paris" avec du démarchage logistique de clients potentiels jusqu'à Lyon dans un corridor "Amsterdam- Marseille" dont la publicité est faite à Rouen par Mme Valérie Fourneyron (député PS de Rouen) avec la complicité de Voies Navigables de France et du préfet François Philizot délégué interministériel à la Vallée de la Seine, spécialiste du colloque d'enfumage sur l'Axe Seine pour vanter les mérites d'un Contrat de Plan interrégional où l'Etat ne met que 320 millions alors qu'on trouve pour le canal de Madame Aubry près de 5 MILLIARDS ou encore quelques autres MILLIARDS pour une ligne de fret ferroviaire Lyon- Turin de l'ami de François Hollande, Mattéo Renzi, ligne inutile puisque les flux logistiques terrestres et essentiellement routiers suivent le corridor de l'isthme Nord-Sud sur des routes et autoroutes françaises encore libres de toute écotaxe (Merci les Bonnets Rouges !) dont les revenus nous auraient permis de financer les travaux de désenclavement ferroviaire du port du Havre ou la Ligne Nouvelle Paris Normandie.

 Alors quand Benoît Hamon ramène sa fraise rose pale au Havre pour dénoncer devant les Dockers et les portuaires le danger de faire le canal Seine Nord Europe sans avoir su ou pu financer la modernisation logistique de l'Axe Seine pour éviter que 86% des conteneurs du port du Havre ne se baladent sur les routes, il se trompe simplement d'interlocuteur et de moment.

 Il aurait dû en parler durant le printemps 2013 avec François Hollande, Frédéric Cuvillier ou Martine Aubry, Rémy Pauvros, tous à la manoeuvre pour obtenir les financements du Canal Seine Nord malgré les mises en garde de la Cour des comptes ou de l'Inspection générale des finances sur l'effet d'éviction financier qui allait destabiliser les autres projets à commencer par celui de l'AXE SEINE. Il aurait dû en parler avec Ségolène Royal qui a pris la décision de suspendre l'écotaxe.

 Les citoyens en ont assez de cette façon de faire de la politique: la lucidité, le volontarisme et les bonnes idées pendant les campagnes électorales et plus rien après quand on est au pouvoir!

 Une solution pour l'Axe Seine?

 Le pilotage de l'Axe Seine par l'Etat central parisien par un préfet depuis une sous-pente de Matignon est un échec: des choix politiciens ont été faits. L'AXE SEINE, projet "sarko" a été mis délibérément au placard depuis 2012.

Il faut un portage politique fort pour remonter le dossier, notamment son financement: cela ne passera que par la régionalisation d'un enjeu national, nouvelle étape dans la décentralisation: la "Normandisation" de l'Axe Seine et la régionalisation des deux Grands ports maritimes de Rouen et du Havre fusionnés en un seul et placé sous le contrôle du conseil régional de Normandie associé d'un conseil local des acteurs portuaires ayant voix au chapitre (comme cela se fait si bien dans le Nord de l'Europe), c'est ce que propose Hervé MORIN.

 Deux choses encore pour finir:

Antoine Rufenacht déclarait récemment ceci (décembre 2016 déjeuner de l'association "Normandie Axe Seine"): "En France, on ne s'intéresse pas au grand commerce maritime. A Paris, la mer c'est la Bretagne avec la pêche, la marine de guerre et le nautisme. Et comme il n'y a pas de grand commerce maritime international en Bretagne, ça n'intéresse personne."

 Le seul candidat authentiquement intéressé à tous les aspects de l'économie maritime française c'est... Jean-Luc Mélenchon


Lire l'article suivant proposé par la correspondante de Ouest-France:

http://www.ouest-france.fr/normandie/le-havre-76600/normandie-au-havre-benoit-hamon-s-engage-sur-l-axe-seine-4848550#comment-35285

Normandie. Au Havre, Benoît Hamon s’engage sur l’axe Seine

  • Benoît Hamon s’est rendu au port du Havre, vendredi 10 mars 2017.
  • Benoît Hamon s’est rendu au port du Havre, vendredi 10 mars 2017. | Stéphanie Séjourné

Stéphanie SÉJOURNÉ

Le candidat socialiste à la présidentielle a découvert le port du Havre, ce vendredi 10 mars 2017, avant son meeting aux Docks. Il veut défendre sa compétitivité.

Le candidat socialiste à la présidentielle a fait étape au port du Havre, ce vendredi 10 mars 2017, dans l’après-midi, avant son meeting régional aux Docks. Il y a découvert, le temps d’une visite express, les installations, et s’est fait expliquer les enjeux.

« Nous avons réalisé des investissements significatifs ici, nous voulons participer aux débats », a expliqué le directeur général adjoint du Terminal de la porte Océane au candidat, avant de demander que soient créées « les conditions nécessaires aux investissements. Il y a une problématique avec des réglementations européennes qui, une fois transposées en droit français, nous apportent trop de contraintes. »

Parmi les investissements majeurs attendus, le port a défendu l’importance de la ligne Serqueux-Gisors et la création d’une chatière entre le port historique et l’estuaire.

« C’est bien de se dire que le port du Havre est au top des capacités d’accueil des plus gros navires, a indiqué Benoît Hamon. Face à la concurrence des ports d’Anvers et de Rotterdam, il ne faut pas se laisser larguer dans cette compétition parce qu’il manquerait les investissements nécessaires. »

Benoît Hamon s’est engagé à favoriser les investissements pour la compétitivité du port. Et promet de « concentrer tous les moyens pour faire en sorte que les synergies existent sur l’axe Seine, et permettre aux containers qui débarquent ici d’être plus rapidement à destination. Le sujet, c’est la connexion entre l’Ile-de-France et le port du Havre. C’est l’investissement prioritaire. Si demain, il y a le canal Seine nord, ça ne pourra pas se faire sans un lien plus fort entre la façade maritime et l’Ile-de-France. »


Ci-après, on consultera une infographie éclairante sur la situation européenne d'alternative Est-Ouest de l'AXE SEINE normand par rapport à l'axe principal Nord-Sud: pour faire exister des alternatives, ça demande plus de volontarisme et de vision que l'absence de toute ambition consistant à se laisser porter par les flux de la géographie dominante à l'instar du chien crevé descendant la Seine entraperçu tristement dans une nouvelle de Guy de Maupassant...

Capture

(source: extrait du diaporama présenté par le groupe d'experts "Seine Solutions" au Havre le 16 février 2017)