A Rouen, au siège de la région, dans l'hémicycle de la Caserne Jeanne d'Arc, s'est tenu la 10ème session plénière du conseil régional de la Normandie réunifiée avec un ordre du jour chargé. Consulter ci-après l'ordre du jour de l'assemblée plénière:

https://www.normandie.fr/sites/default/files/documents/region/conseil-regional/ap-20170403.pdf

normandie

Lire le communiqué diffusé par la Région Normandie après la séance plénière:

https://www.normandie.fr/assemblee-pleniere-de-la-region-normandie-5

Une assemblée plénière de la Région Normandie s’est tenue aujourd’hui, lundi 3 avril 2017, au conseil régional, à Rouen, sous la présidence d’Hervé Morin. Parmi les sujets à l’ordre du jour, on peut retenir :

10 millions d’euros annuels pour la nouvelle politique en faveur de la pêche et de l’aquaculture

La Région va mobiliser 10 millions d’euros chaque année (5 millions de la Région Normandie et 5 millions du Fonds Européen pour les Affaires Maritimes et la Pêche) pour financer la nouvelle politique de la pêche et de l’aquaculture. Elle dresse un plan d’actions pour répondre aux enjeux du territoire.

  • Des entreprises de pêche et un patrimoine à sauver :

Elle va accompagner 10 projets de renouvellement de navires par an, par l’intermédiaire de l’ADN (Agence pour le développement de la Normandie), et de Normandie Participations, et assure le maintien des droits de pêche sur les navires normands.

  • Soutien aux nouveaux pêcheurs :

La Région encourage 30 projets d'installation de jeunes pêcheurs par an.

  • Aider les entreprises à investir pour se développer :

La Région encourage les investissements à bord des navires, les investissements productifs en aquaculture, à la transformation des produits de la pêche et de l’aquaculture, garanties pour les prêts (navire, filière émergente), chèques conseil économique et stratégique pour soutenir la filière de la pêche.

  • Des professionnels de la mer à accompagner :

Pour moderniser les outils afin de les rendre plus sûrs et plus attractifs (www.securipeche.fr), la Région propose aussi des chèques conseil prévention des risques et sécurité (financement d’audits à bord des navires et sur les exploitations aquacoles), et soutient les investissements pour y améliorer les conditions de travail et la sécurité.

  • La valorisation des produits de la mer :

Deux démarches IGP sont en cours : Huîtres de Normandie et Bulots de la baie de Granville.

La Région veut mettre en place une aide financière à la commercialisation de produits de la pêche et de l’aquaculture, et instaurer la marque territoriale Normandie, développée par l’Agence de l’attractivité normande, en remplacement de la marque Gourmandie.

Le Plan régional de la restauration collective augmentera la quantité de produits locaux consommés dans les lycées.

  • Une filière à organiser :

La Région Normandie défend l'idée d'une nouvelle plate-forme collaborative de la filière pêche, et met en œuvre la politique européenne du Développement Local par les Acteurs Locaux (DLAL). Elle va également créer un centre de référence de la pêche et de l’aquaculture normand.

·Investir pour l'avenir durable des ports de pêche :

La Région prévoit d’améliorer l’opérationnalité des 50 points de débarque normands, dont 6 ports de pêche équipés de halles à marée.

  • Insuffler le vent de l’innovation dans les entreprises de pêche normandes :

Avec le « chèque conseil transfert de compétences et de connaissances ou de diversification », la Région accompagne plus de 20 actions de transfert de connaissance. 200 professionnels par an bénéficieront de ces dispositifs pour le soutien de 25 projets régionaux innovants.

Grâce aux dispositifs « Initiatives et synergies partenariales », aux journées d’échange « Speed Dating »-ateliers thématiques, et à l’Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI), la Région Normandie favorise et repère de nouveaux projets. L’AQUAMAR Booster permettra de finaliser les projets et d’aider à leur financement.

Plan de valorisation des cinquante entreprises du patrimoine vivant de Normandie

Sophie Gaugain, 1ère Vice-Présidente de la Région Normandie chargée du développement économique et soutien aux entreprises a présenté un plan d’actions pour promouvoir les cinquante Entreprises normandes du Patrimoine Vivant. La Normandie vient d’être reconnue territoire pilote au niveau national pour la valorisation des Entreprises du Patrimoine Vivant.

Le label Entreprise du Patrimoine Vivant (EPV) est une marque de reconnaissance attribuée par l’État. Ce label distingue les entreprises françaises au savoir-faire rare, renommé ou ancestral, alliant maîtrise des techniques traditionnelles et /ou haute technicité.

Dans la région, les EPV emploient 4 800 personnes pour un chiffre d’affaires annuel de 750 millions €. 30 % d’entre elles ont été créées avant 1900. 88 % emploient moins de 50 salariés. 38 % des EPV normandes sont des exportateurs aguerris réalisant entre 15 et 50 % de leur chiffre d’affaires à l’export. En France, on compte près de 1 400 EPV. Les Métiers d’Art représentent un tiers des EPV.

Renforcer la visibilité des entreprises en France et dans le monde, valoriser leurs savoir-faire, promouvoir le maintien et le développement d’activités de production de prestige en France, dans des secteurs à forte valeur ajoutée, tels sont les objectifs du plan d’actions de la Région.

Cette dynamique rejoint par ailleurs l’ambition de la Région de repérer et de soutenir les champions économiques normands, les « champions cachés ».

Ce plan de valorisation des cinquante Entreprises du Patrimoine Vivant consiste plus précisément à :

  • Développer les circuits tourisme d’affaire : visites des EPV, création de boutiques d’usine ;
  • Accompagner les entreprises dans la mise en place de formations adaptées pour favoriser la transmission des compétences, financer la formation par l’apprentissage et sensibiliser les jeunes et les demandeurs d’emploi aux atouts des métiers relevant de la filière ;
  • Mettre en place des portages à l’export, créer des liens avec Business France, les ambassades et Atout France ;
  • Développer le concept EATALY version normande, enseigne italienne, à la fois supermarché, lieu de production, restaurant et centre culturel ;
  • Promouvoir une présence sur salons français et étrangers notamment au futur salon Made In France des 10, 11 et 12 novembre 2017 à Paris.

Le nouveau dispositif jeunesse normand « Atouts Normandie »

A compter du 1er juillet prochain, le nouveau dispositif jeunesse normand « Atouts Normandie » entrera en vigueur. Il prendra le relais des deux dispositifs actuels, la « Carte Région » et la « Cart’@too », respectivement mis en place en ex-Haute et Basse-Normandie.

Ce nouveau dispositif sera structuré autour de deux volets d’avantages :

  • Un volet « formation », accessible gratuitement aux jeunes lycéens et apprentis, sur simple création de compte.

Avantages

Lycéens

Formation                Formation Générale                Professionnelle

Apprentis

Livres scolaires

70 €

40 €

30 €

Equipement professionnel

-

100 €

100 €

Transport Hébergement Restauration

-

500 € pour les -18 ans

300 € pour les 18 à 20 ans

200 € pour les 21 ans et +

  • Un volet « loisirs », accessible à tous les jeunes âgés de 15 à 25 ans sans condition de statut, suite à la création d’un compte et au paiement d’une adhésion (10 €). 

Tous les jeunes normands de 15 à 25 ans

(lycéens, apprentis, étudiants, salariés, demandeurs d’emplois)

Culture

    - accès Cinéma

    - accès Spectacle

 

16 €

30 €

Pratique Sportive

30 €

Dispositif Locaux

Accès aux dispositifs des collectivités locales

 

5 €

Engagement volontaire - Citoyenneté                                                                                                        

   - Formation (animation/1er secours/BNSSA)

   - Projet collectif de Jeunes

 

 

40 €

 

jusqu’à 3 000 €

Des « Bons plans » : des avantages promotionnels proposés par les partenaires

Le dispositif Pass Monde évolue !

« Depuis son lancement en septembre dernier, 1 060 demandes de bourses ont été traitées et 981 jeunes Normands ont reçu une bourse d’un montant moyen de 1 025 euros pour un engagement de la Région de plus d’un million d’euros. Forts de ce succès, qui témoigne d’une réelle demande, nous avons décidé d’étendre les principes de fonctionnement du Pass Monde aux différentes mobilités individuelles internationales s’inscrivant dans des cursus de formation » déclare Hervé Morin.

Le Pass Monde s’adresse actuellement aux jeunes Normands en cursus post-baccalauréat (Bac +1 à Bac +5), tous statuts confondus, effectuant un stage ou un séjour d’étude de 4 semaines minimum (ou 2 semaines minimum pour les BTS). 

A compter du 1er juillet 2017, il sera également ouvert :

- aux mobilités individuelles s’inscrivant dans le cadre d’un cursus de formation de niveau V (CAP) ou de niveau IV (Bac Pro, Brevet Professionnel) et d’une durée comprise entre 2 et 12 semaines ;

-  aux mobilités individuelles s’inscrivant dans le cadre de projets d’initiative personnelle parmi lesquels le Service Volontaire Européen, Service Civique International ou Volontaires International en Entreprise.

Adopté.

La Région Normandie engage plus de 60 millions d’euros pour la revitalisation de ses centres-villes

Face à l’enjeu majeur qui est de consolider ou de redynamiser les centres des villes et des principaux bourgs normands, facteur important de développement et de qualité de vie du territoire, la Région Normandie propose aux collectivités 7 grands dispositifs qui mobiliseront au total plus de 60 millions d’euros au cours des 5 ans à venir.

  1. Reconquête des îlots dégradés : pour la période 2017-2021, une convention entre la Région et l’EPFN (Etablissement public foncier de Normandie) est financée principalement à hauteur de 31,17 millions d’euros par la Région, 35,87 millions d’euros par l’EPF Normandie, 30,96 millions d’euros par les collectivités, et 2 millions d’euros par d’autres financements (dont le FEDER).

Le traitement des ilots dégradés, la démolition des parcs de logements sociaux vacants et amiantés, et 80 % des coûts de démolition, de dépollution des friches d’activité et des équipements publics amiantés pour les centres bourgs et 75% pour les villes moyennes sont pris en charge par la Région et l’EPFN.

  1. Soutien à la réhabilitation et à la création de logements locatifs : dans les bourgs de plus de 1500 habitants ou disposant d’un collège, la Région finance 150 euros par m² sous condition pour la rénovation des logements locatifs.
  2. Aides à la rénovation thermique des logements : le FORES (Fonds Régional pour l’Eco-Habitat Social) à destination des bailleurs sociaux permet de financer la rénovation en BBC et la construction de bâtiment à énergie positive. Le chèque éco-énergie aide les particuliers pour la rénovation thermique de leurs logements.
  3. Coup de pouce pour les villes moyennes reconstruites : dans le cadre d’un Appel à projets dont le lancement est prévu en avril 2017, une enveloppe exceptionnelle de 10 millions d’euros est allouée pour faciliter la mise en œuvre de travaux dans les hyper-centres.

16 villes moyennes sont concernées par l’appel à projets en plus de Caen, Rouen et Le Havre. 5 projets seront sélectionnés à l’automne 2017.

  1. Lutte contre la désertification médicale pour redynamiser les centres-villes : pour générer de l’activité dans les centres, la Région finance l’implantation de Pôles de Santé Libéraux Ambulatoires (PSLA) dans les centres-villes et centres-bourgs.
  2. La Région soutient les entreprises du tourisme : la politique régionale a pour objectif de doter les territoires de pépinières et d’hôtels. Via des dispositifs portés par l’Agence de développement de la Normandie, la Région va proposer des aides directes aux entreprises touristiques, aux commerces et à l’artisanat sous forme de prêts et de fonds de garantie.
  3. Aide aux projets d’investissement : la région finance des équipements structurants à l’échelle intercommunale, grâce au Fonds Régional d’Aménagement et de Développement du Territoire (FRADT).

Adopté

30 millions d’euros mobilisés chaque année pour valoriser l’excellence sportive normande

A travers sa nouvelle politique sportive et ses différents dispositifs d’accompagnement, la Région soutiendra environ 200 événements, 200 grands clubs, 70 ligues et 550 athlètes espoir ou de haut niveau.

  • Une politique basée sur le dialogue

Avec l’État et le mouvement sportif, la Région déploiera une instance régionale de concertation qui réunira l’ensemble des acteurs du sport à l’échelle de la Normandie.
En outre, les partenariats avec les ligues et comités régionaux seront renforcés par le biais de conventions pour développer des stratégies adaptées au territoire

  • Les principaux dispositifs régionaux :
  • soutien aux collectivités locales pour la construction ou la rénovation d’infrastructures sportives, afin de favoriser un maillage d’équipements équilibré sur les territoires et d’encourager l’aménagement de grands équipements modernes
  • accompagnement des meilleurs clubs normands dans leur projets de développement (conventions partenariats, aides forfaitaires…)
  • soutien à l’organisation de grands événements sportifs qui contribuent à faire rayonner la Normandie
  • soutien aux grandes épreuves équestres qui valorisent la filière équine normande
  • soutien aux sportifs de haut niveau, évoluant dans un club normand (bourses individuelles)
  • encourager la pratique pour le plus grand nombre (aide individuelle de 30 € dans le cadre du nouveau dispositif jeunesse, partenariats spécifiques pour faciliter la pratique sportive des lycéens et des étudiants…)
  • soutien aux sports nautiques qui contribuent à promouvoir l’image maritime de la Normandie (achat de matériel pour les clubs, rénovation des bases nautiques, grands événements nautiques, dispositifs de course au large « Jeune talent normand en Figaro » et « Class 40 Normandie »)
  • soutien au Centre Sportif de Normandie et au réseau des structures d’accueil du sport de haut niveau (subventions, mise à disposition de personnels…)
  • soutien aux clubs sportifs qui souhaitent acquérir du matériel ou des véhicules pour développer leurs activités
  • Des projets d’envergure au service de la Normandie

La Région va également conduire les grands projets suivants :

  • Faire du Centre Sportif de Normandie (CSN) un haut lieu du sport en France : Dans cette optique, la Région va engager un programme ambitieux de rénovation du site d’Houlgate avec une enveloppe de l’ordre de 15 à 20 millions d’euros.
  • Déployer un plan Normand JO 2024 : La Normandie se positionnera en tant que « base arrière » pour recevoir des délégations
  • Créer la « Team Normandie » : La Région constituera un collectif rassemblant 15 à 20 sportifs de très haut niveau ou espoirs à fort potentiel qui deviendront des ambassadeurs du sport normand.

Adopté.

Nouvelle politique régionale en faveur d’une mobilité durable

Les engagements nationaux pris dans le cadre de l’Accord de Paris, adopté en décembre 2015, imposent une réduction des émissions mondiales de CO2 d’environ 30 % supplémentaires à l’horizon 2030. La loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte et les schémas régionaux climat-air-énergie normands viennent compléter ces engagements.

La mobilité durable s’inscrit dans plusieurs compétences régionales ; la Région est chef de file pour le plan climat air énergie.

Hubert Dejean de La Batie, Vice-Président de la Région chargé de l’environnement, de la mer, du littoral et de l’énergie a présenté la nouvelle politique de la Région en faveur de la mobilité durable. Celle-ci repose sur un mix énergétique le plus diversifié possible via les motorisations hydrogène, le Gaz Naturel pour Véhicules (GNV), l’électrique, et sur l’usage du vélo.

Cette nouvelle politique se décline comme suit :

En plus des dispositifs existants - programme européen EAS-HyMob pour une mobilité hydrogène en Normandie, modifié pour ouvrir le bénéfice de l’aide régionale aux véhicules achetés en leasing, soutien au déploiement du réseau public d’infrastructures de recharge électrique – les nouveaux dispositifs Initiative Développement durable Energie Environnement (IDEE), dont le détail est donné en annexe, se déclinent comme suit :

  • un accompagnement financier au conseil ou à la décision pour des démarches de réduction d’émission de CO2 ;
  • un soutien financier à l’acquisition de véhicules et de bornes hydrogène, GNV, électriques ;
  • une aide au développement de l’usage du vélo, via un soutien financier aux services liés ce mode de déplacements (location, réparation, sensibilisation…) ;
  • un accompagnement financier aux projets innovants, expérimentaux et structurants (poids-lourds hydrogène, véhicule autonome…)

La Région sera elle-même exemplaire en termes de mobilité durable. Pour cela, la Région envisage :

  • d’intégrer des véhicules propres dans son parc automobile
  • d’acquérir des autocars à faible émission pour son réseau interurbain. La Région prendra la compétence sur les liaisons routières interurbaines de voyageurs et celle du transport scolaire au 1er septembre 2017.
  • de mettre en place un plan de mobilité de son administration (ensemble de mesures visant à favoriser la mobilité durable au sein de l’activité de la structure : déplacements domicile-travail, déplacements professionnels…).

Adopté.

Candidature des Plages du Débarquement, Normandie, 1944 à une inscription sur la liste du patrimoine mondial

François-Xavier Priollaud, Vice-Président en charge des affaires européennes et des relations internationales. a fait un point sur l’avancement de la candidature des Plages du Débarquement, Normandie, 1944 à une inscription sur la Liste du patrimoine mondial. Cette candidature est portée par la Région et ses partenaires.

Les auditions devant le Comité National des Biens français au Patrimoine mondial

Suite à l’inscription de cette candidature à la liste indicative française au printemps 2014, deux auditions se sont tenues devant le Comité National des Biens français au Patrimoine Mondial : tout d’abord sur la justification de la Valeur Universelle Exceptionnelle du bien, sur sa description et son périmètre dans un deuxième temps.

Le 19 avril 2016, le Comité des Biens français au Patrimoine mondial a validé les périmètres proposés. Les Plages du Débarquement comprennent l’ensemble du rivage de la Manche sur lequel eurent lieu les opérations de débarquement du 6 juin 1944 : une bande maritime continue d’environ 80 kilomètres, de Ravenoville, à l’ouest, à Ouistreham, à l’est, qui comprend les plages selon leur nom de code, Utah, Omaha, Gold, Juno et Sword, ainsi que les sites complémentaires de la Pointe du Hoc, de la batterie de Longues-sur-Mer et du port artificiel (Mulberry B).

La dernière audition devant le Comité des Biens français au Patrimoine mondial est prévue le 27 avril prochain. Elle portera sur le plan de gestion du bien. Si elle est suivie d’un avis favorable du Comité National des Biens français au Patrimoine Mondial, le dossier des Plages du Débarquement pourrait être transmis cet été au Centre du Patrimoine mondial pour vérification de sa complétude avant son dépôt officiel auprès de l’UNESCO espéré en janvier 2018 par l’Etat français.

Création d’une association de préfiguration de la future gouvernance du bien

La gouvernance du bien Les Plages du Débarquement  est un des enjeux majeurs de la démarche. A cette fin, la Région propose à ses partenaires dans cette démarche de créer une association de préfiguration de la future gouvernance du bien.

Fédérer les parties prenantes autour de la candidature des Plages du Débarquement au Patrimoine mondial de l’UNESCO, promouvoir les valeurs reprises dans la déclaration de Valeur Universelle Exceptionnelle des Plages du Débarquement, contribuer à la réflexion sur la gouvernance du futur bien inscrit au Patrimoine mondial, telles sont les missions de cette association de préfiguration.

La Région souhaite inciter les parties prenantes de la gestion du bien Les Plages du Débarquement, à mettre en œuvre des mesures de préservation et de valorisation du patrimoine matériel et / ou immatériel.

« Tout investissement qui concourt à préserver et à valoriser le patrimoine matériel et immatériel des Plages du Débarquement dans le respect de ce qui en fait sa Valeur Universelle Exceptionnelle pourrait être cofinancé par ce dispositif » a annoncé François-Xavier Priollaud.

Adopté.

Commentaire de Florestan:

Et l'investissement dans un champ d'éoliennes marines au large du futur site UNESCO sera-t-il considéré comme "un investissement qui concourt à préserver et à valoriser le patrimoine matériel et immatériel des Plages du Débarquement dans le respect etc, etc..." ? Ce qui n'est pas dit importe, souvent, trop souvent, plus que ce qui est dit !


 DANS LA PRESSE REGIONALE NORMANDE:

http://www.ouest-france.fr/normandie/conseil-regional-de-normandie-les-briques-se-mettent-en-place-4903385

Normandie. L’action du conseil régional fait débat

Vingt-et-une délibérations figurent à l’ordre du jour de l’assemblée plénière du conseil régional de Normandie qui a lieu ce lundi 3 avril 12017, à Rouen. Après un hommage à Guy Galopin, fondateur des Transports frigorifiques européens, décédé le 27 février, Hervé Morin est revenu sur l’action de la Région. "Les briques se mettent en place", a déclaré le président.

Usine d’éoliennes à Cherbourg, 15 millions d’euros pour le très haut débit dans l’Eure "qui pourront être étendus aux autres départements" ; dix constructions de bateaux de pêche de 4 à 6 millions chacun par an "quand il ne s’en était pas construit en Normandie depuis 2004", aide à la reprise des navires par des jeunes, 60 millions d’euros sous la mandature pour revitaliser les bourgs… "Les briques de la maison Normandie se mettent en place", a indiqué le président de la Région Normandie, Hervé Morin, en ouverture de la session de ce lundi 3 avril 2017.

"Où est l’État ?", interroge Sébastien Jumel

Premier intervenant des groupes politiques, le communiste Sébastien Jumel a dénoncé la politique de l’Agence régionale de santé qui privilégie, selon lui, l’ex-Basse-Normandie avec la construction du nouveau CHU. "Où est l’État ? Où va l’État ? ! " a-t-il lancé, avant de condamner le projet de canal Seine Nord. "Il est inconcevable que l’État ne mette pas au Havre ce qu’il mettra dans ce canal."

Nucléaire et sécurité

Deuxième intervention politique avec la caennaise Caroline Amiel (Verts), qui dénonce la politique nucléaire française, les défauts de fabrication de l’EPR et de cuve "qui ne répondent pas aux normes. Trois des huit réacteurs nucléaires normands sont à l’arrêt. Le contexte est préoccupant. Quelle sécurité avec moins d’argent ? L’urgence pour la Normandie est de mettre en sécurité l’usine de traitement de la Hague pleine à craquer, vieillissante et susceptible d’attaque terroriste". Caroline Amiel est interrompue par Hervé Morin pour avoir dépassé le temps de parole de 20 minutes. "On met la tête dans le sable", estime l’élue.

Nicolas Mayer Rossignol : la Région "à l’arrêt"

Nicolas Mayer-Rossignol, président du groupe PS radicaux citoyens, salue l’organisation des Journées pour la paix qui préfigurent d’un Davos de la paix en juin 2018, "mais changez le nom de Davos qui est plutôt la guerre économique".

Le socialiste reproche au président Morin que "le Mont Saint-Michel l’un des fleurons de la Normandie soit à l’arrêt".

À l’arrêt également, "les concerts gratuits de la Région, une manifestation appréciée et populaire. Je vous invite à déjeuner sur les quais de la Seine pour entendre le manque à gagner pour les commerçants et restaurateurs".

À l’arrêt encore "le Haras du Pin. Je ne lirai pas le texte d’Alain Lambert, mais j’en tire deux enseignements. Le fameux G6 est mort. Cela en dit long sur les relations entre l’Orne et la Région. En attendant, rien ne se fait pour le haras lui-même. Sud-Manche, Rouen et Orne se sentent oubliés par la Région."

Le Front national très offensif

Nicolas Bay, président du groupe FN, met dans un même sac majorité et opposition : "M. Nicolas Mayer Rossignol se raccroche à des concerts gratuits de la Région pas si gratuits que cela… Ils coûtaient aux contribuables ! M. Jamet [PS] se présente comme le vice-président des finances faisant penser qu’il appartient à la majorité".

Il s’en prend au futur "hôtel pharaonique" de la Métropole de Rouen "construit par des ouvriers détachés".

Le secrétaire général du Front national critique les Journées pour la paix, "ce n’est pas la Région qui rétablira la paix".

Aux Verts, Nicolas Bay rappelle que "les centrales en Normandie ne sont pas en zones sismiques comme Fukushima".


Voir le compte rendu proposé par Ginette Bléry pour Normandie XXL: nous partageons totalement son agacement pour ne pas dire davantage concernant l'attitude surréaliste d'Alain Lambert. Cela n'aide en rien à la défense de l'idée régionale sérieusement mise à mal dans les programmes portés par certains candidats à l'élection présidentielle.

http://www.normandiexxl.com/article.php?id=2108

Région : des bateaux pour les pêcheurs, la Normandie avance et les querelles vont bon train

Hervé Morin à Gruchet le Valasse lors de l'annonce du programme Normandie Numérique

Collectivités. Deuxième assemblée plénière de l’année au Conseil Régional qui pour cette occasion siège à Rouen et c’est la 10ème de la mandature, c'est-à-dire que le rythme est très soutenu. Le président Hervé Morin dont la grande peur est de se laisser étouffer par l’édredon administratif continue à dessiner sa Normandie et il ne manque pas de mettre en grosses lettres les victoires.

Vent porteur

Au rang de celles-ci rappelons la première pierre du chantier de LM Wind, l’usine de pales dans le port de Cherbourg qui concrétise la mise en place de la filière éolienne en mer voulue par l’Etat et deux majorités. Avec ses 3 parcs éoliens, ce sont 18 milliards d’investissements étalés au cours des 25 prochaines années qui profiteront, pour une grande partie, à l’économie locale. Un projet délicat et le président adresse « sa gratitude aux équipes de PNA, de la Shema et aux services de la Région car, malgré les aides publiques importantes, l’implantation de l’usine éolienne à Cherbourg était loin d’être acquise. Le feu vert définitif de LM Wind et General Electric ayant été donné uniquement parce que la Région puis l’Etat ont consenti à réaliser un nouvel effort en prenant en charge les risques liés à des retards éventuels dans l’implantation des champs ». Reste maintenant à s’assurer que le projet de l’usine du Havre suivra lui-aussi.

Digital de pied en cap

Si l’éolien avance, lors de la journée de l’industrie à Gruchet-le-Valasse le président de la Région a annoncé le plan « Normandie Compétitivité Numérique », élaboré par Sophie Gaugain et Françoise Guégot qui  répond à la double problématique à laquelle sont confrontées toutes les entreprises : choisir les solutions numériques à intégrer dans leurs activités et être en capacité de les financer. Le plan commence par assurer le développement du Très Haut Débit sur la Normandie sans lequel rien n’est possible et des aides sont prévues pour les entreprises pour les équipements et nous y reviendrons dans le compte rendu sur la journée de l’industrie. Selon les mots même du président de l’alliance de l’Industrie du futur à Gruchet-le-Valasse, M. Darmayan, « la Normandie est la première région française à s’engager dans un tel plan. »

Rappel aussi de l’importance accordée aux EPV, ces entreprises du patrimoine vivant dont les tricots Saint James sont un brillant exemple. La première assemblée générale de la nouvelle association des entreprises des savoir-faire normands aura lieu le 20 avril. « J’y réaffirmerai la volonté régionale de miser sur ces pépites et d’en faire des porte-drapeaux de l’excellence normande » affirme le président.

On fabrique à nouveau des bateaux de pêche

Au menu de cette session les métiers piscicoles ou aquacoles soit 700 patrons-pêcheurs et une multitude d’entreprises de production et de transformation : du saumon dans la Manche en passant par la grenouille, la méduse ou la spiruline. Clotilde Eudier, Xavier Lefrançois et Hervé Morin ont mis sur pied une politique ambitieuse : « 10 millions d’euros  seront mobilisés chaque année pour sa mise en œuvre, pour soutenir l’installation de jeunes pêcheurs, pour aider l’investissement à bord des navires, pour améliorer les conditions de travail et de sécurité des pêcheurs, pour moderniser les ports de pêches et valoriser les produits de la mer. La Normandie sera également la première région française à accompagner le renouvellement de la flotte de pêche ». Grâce à un montage innovant, imaginé par la Région et respectant les contraintes européennes, et grâce à son fonds d’investissement elle pourra accompagner jusqu’à 10 constructions de bateaux par an de 2 à 4 millions d’euros chacun. « On me dit qu’il n’est pas sorti un bateau neuf des ports normands depuis 2004, et bien il en sortira 10 par an à partir de 2018 » lance Hervé Morin.

Une opposition droite dans ses bottes

Lors des échanges qui ont suivi et qui permettent à chaque groupe politique d’exprimer ses points de vue, Sébastien Jumel (PC – front de gauche), s’est ému des restrictions budgétaires à l’égard de la santé, selon lui : « l’ARS voudrait amputer le budget des hôpitaux de 25 millions », quant aux économies de la ministre de la santé Mme Touraine, il appelle cela une « saignée ». Tout en sachant que la santé ne fait pas partie des missions de la Région il aimerait bien que les investissements ne se limitent pas au seul CHU de Caen qui doit être reconstruit.

Caroline Amiel, EELV, tire de son voyage à Fukushima la conclusion : « qu’un séisme nucléaire du même type aura lieu désormais tous les 10 ans » et milite « pour une sortie du nucléaire en urgence »…Les développements de son intervention dépassant les 10 mn autorisées, elle a brandi un dessin résumant selon elle la politique de la Normandie face au nucléaire, à savoir une autruche la tête dans le sable.

David Margueritte Vice Président de la Région lui a quand même rappelé que : « les tsunamis n’arrivaient guère sur les côtes de la Manche »…précisons même qu’il faudrait que l’Angleterre fût sous l’eau.

C’est un socialiste plus apaisé que de coutume qui est intervenu avec Nicolas Mayer Rossignol, consentant quelques assentiments de la politique. Son intervention a voulu rapporter l’inquiétude des fonctionnaires régionaux, si par hypothèse, le candidat Fillon que soutient Hervé Morin, remportait les élections : qu’en serait-il de la mise en pratique des 39 h, de la réduction des fonctionnaires, des 100 milliards d’euros d’économie des dépenses publiques…On peut penser que l’inquiétude est la même dans l’autre camp si Benoît Hamon arrivait au pouvoir qu’en serait il des budgets avec le revenu universel, qu’en serait il si Marine Le Pen arrivait et si le « peuple » choisissait le franc à la place de l’euro ?

L’élu n’a toutefois pas hésité à ramasser un torchon dans le caniveau en évoquant les propos d’Alain Lambert à propos du Haras du Pin dont il doit quitter la présidence, une élection aura lieu fin avril. L’ancien président du Conseil Départemental dont on peut se demander si le problème de santé a été pulmonaire ou neuronal, est allé se répandre sur Facebook en propos ignominieux sur le président de la Région. Nicolas Mayer Rossignol n’a pas manqué l’occasion de sortir cette affaire.

Quant à Nicolas Bay du FN contestant l’Europe, il considère que « la Pac ne va qu’aux grandes exploitations, que la Métropole de Rouen emploie des travailleurs détachés pour construire le Palais de M. Sanchez, comme il appelle les nouveaux locaux quant à Hervé Morin il lui a reproché : « de n’avoir réduit ni le personnel, ni les dépenses » mais surtout il conteste : « l’apprentissage du français dispensé aux prisonniers à Val-de-Reuil ainsi que des promenades sur poneys pour les détenus ». Hervé Morin a rappelé qu’effectivement les prisons faisaient aussi partie des prérogatives de la Région et que « pour éviter les récidives le meilleur moyen était encore de permettre l’insertion dans la société ce qui est impossible sans la maîtrise de la langue ».