On a vu récemment que la reconstruction d'une véritable souveraineté régionale normande dans le cadre de l'unité retrouvée passera par la renaissance d'un pôle médiatique normand indépendant. Jusqu'à présent, dans un paysage de la presse régionale en Normandie encore foisonnant, notamment en raison des quelques 30 titres hebdomadaires locaux normands (un record pour une région française), seuls trois titres ou groupes de presse multi-médias demeurent indépendants face au monopole du groupe ligérobreton Ouest-France/ Publihebdos:

1° La société normande d'information et de communication qui édite les titres du groupe Paris-Normandie, possédée par le journaliste Xavier Ellie et qui vient de bénéficier de l'heureux concours financier d'un entrepreneur rouennais après avoir failli être racheté par le groupe belge Rossel au risque d'un transfert de la fabrication du dernier quotidien indépendant normand de Déville-les-Rouen à Lille.

2° Le groupe multi-médias Leclerc La Manche Libre-Tendance Ouest qui est en expansion normande en terme de diffusion depuis Saint-Lô.

3° Le Courrier cauchois qui est à vendre... Malgré un rapprochement technique avec le groupe Leclerc (Le courrier cauchois se fait imprimer sur les rotatives ultramodernes de La Manche Libre à Saint Lô)

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La logique normande aurait voulu que le Courrier cauchois soit, finalement, racheté par le groupe Leclerc puisque les Bretons de Ouest-France par leur filiale Publihebdos n'ont pas l'air de confirmer plus avant leur intérêt pour le Pays de Caux (essentiellement pour des raisons financières).

Sauf que, sauf que, selon une indiscrétion colportée par la "Lettre A" (n° 1773 en date du 27 avril 2017), on apprend que le courrier cauchois se mettrait à galoper sous la trique d'Antoine Rousteau, l'ancien directeur général de Paris Turf:

"Cession imminente pour le Courrier cauchois

Antoine Rousteau, ex-DG du quotidien hippique Paris turf, est en pole position pour reprendre le Courrier cauchois en vente depuis un an ( LLA nº1731). Le dossier va passer sous le nez de Benoît Leclerc, patron de La Manche libre, qui aurait pu logiquement s'en porter acquéreur."


Commentaire de Florestan:

Nous avons souligné en gras le plus essentiel de cette brève: les Normands ne savent pas encore bien défendre leurs intérêts.