Questions récurrentes: vers où la Seine peut-elle bien s'écouler en aval du pont de Puteaux? L'axe Seine correspond-t-il à celui d'un bureau parisien? Va-t-on avaler la Seine aval sans l'aval des Normands? Faut-il un Normand pour piloter l'Axe Seine ? L'axe Seine est-il d'intérêt national? Est-il possible de gouverner un intérêt national ailleurs que depuis Paris?

L'axe Seine sera -t-il piloté depuis les rives normandes de l'axe Seine?

Poser la question c'est, hélas, déjà y répondre...

Depuis qu'Antoine Rufenacht, ancien député-maire du Havre et ci-devant haut commissaire au développement de la vallée de la Seine, a été remercié comme un mal propre en novembre 2012 par Jean-Marc Ayrault, le Premier ministre d'alors à la demande d'Alain Le Vern, satrape profitant de la division normande jusqu'au bout, l'enjeu national de l'Axe Seine qui consiste à renforcer la façade portuaire et maritime normande de la région parisienne est au point mort.

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Ce projet qui fait de la Normandie, un territoire d'intérêt national (et non pas parisien) doit être piloté par un grand élu politique, normand de préférence: une douce musique parvient, depuis quelques jours, à nos oreilles qui nous serine qu'Edouard PHILIPPE, l'actuel maire du Havre et qui ne peut se présenter comme député en raison de la nouvelle loi contre le cumul des mandats, serait prêt à marcher avec le nouveau président MACRON pour occuper Matignon au moins jusqu'aux élections législatives de juin prochain.

Comme on peut s'attendre que le lobby breton sera déjà au gouvernement avec Jean-Yves Ledrian, inamovible ministre de la Défense de la Bretagne, il serait de l'intérêt supérieur de la Normandie que l'actuel maire du Havre soit nommé Premier ministre pour nous assurer que la Normandie est, à nouveau, une priorité nationale.

Les autres considérations, du genre: dynamiter plus encore la droite dite républicaine avant les législatives en nommant Edouard Philippe à Matignon ne nous intéressent pas.

Pendant les cinq prochaines années, il ne faudra penser qu'à la Normandie, à son développement, à la défense et à la valorisation du bien public normand, à la promotion d'un projet collectif normand, seul projet positif à mettre en oeuvre ici et dès maintenant pour que nos 3,5 millions de concitoyens français qui ont la chance d'habiter et de travailler en Normandie retrouvent confiance dans l'avenir.


 http://www.lefigaro.fr/elections/presidentielles/2017/05/08/35003-20170508ARTFIG00205-qui-est-edouard-philippe-potentiel-ministre-d-emmanuel-macron.php

Qui est Édouard Philippe, potentiel ministre d'Emmanuel Macron ?

Le maire du Havre a fait preuve de régularité et de patience dans la conquête des postes électifs, avec souvent de bons résultats à la clé. Une rigueur qui semble laisser l'audace de côté.

Né à Rouen il y a 46 ans, Édouard Philippe coche les principales cases du cursus classique attendu pour membre éminent de gouvernement. Après des études à Sciences-po, où il milite pour Michel Rocard, puis un passage à l'ENA, le jeune Normand choisit le Conseil d'État. Mais avide d'engagement politique, il fait, selon Le Point, «le tour des ténors politiques» de son institution. L'opportunité se présente à lui en 2001, lorsqu'il fait la connaissance d'Antoine Rufenacht, maire du Havre, et entre dans l'équipe municipale. Après un échec aux législatives de 2002, Édouard Philippe ne baisse pas les bras et construit pendant deux ans le nouveau parti de droite, l'UMP, et se rapproche d'Alain Juppé.

Vient ensuite un premier intermède dans le secteur privé, au sein d'un cabinet d'avocat américain, et l'écriture d'un livre sur les arcanes des campagnes électorales. Puis il retourne dans le giron d'Alain Juppé, qu'il accepte de conseiller dans son grand ministère de l'Écologie, après l'élection de Sarkozy. Hélas, le maire de Bordeaux ne parvient pas à se faire élire à l'Assemblée et doit quitter son poste au gouvernement. De son côté, Édouard Philippe repart vers le monde de l'entreprise, chez Areva (aux affaires publiques, NDLR). Il se fait ensuite élire au conseil général de la Seine-Maritime, puis s'empare de la mairie du Havre en 2010, succédant dans les règles de l'art à son mentor Antoine Rufenacht, démissionnaire. Tout s'enchaîne alors: l'édile accède en 2012 à l'Assemblée nationale. Il est ensuite réélu au premier tour en 2014 au Havre, et devient porte-parole d'Alain Juppé lors des primaires de la droite en novembre dernier. Lorsque les affaires éclatent, Édouard Philippe quitte la campagne de François Fillon.

Sur le plan politique, Édouard Philippe apporte donc une certaine sensibilité de droite, réformatrice, qui est typiquement celle qu'Emmanuel Macron veut attirer à lui. Il a en outre développé méthodiquement ses compétences pour la gestion publique. Mais son profil très classique n'incarne pas véritablement le renouvellement.


 Voir aussi cette brève de Ouest-France:

http://www.ouest-france.fr/normandie/le-havre-76600/edouard-philippe-premier-ministre-d-emmanuel-macron-4977983

Le maire Les Républicains du Havre est cité comme potentiel Premier ministre d’Emmanuel Macron. L’intéressé se tait mais les élus locaux, eux, commencent à y croire.

« Je ne m’exprimerai pas, merci beaucoup. » Édouard Philippe, le maire Les Républicains du Havre (Seine-Maritime), a coupé court à toutes les sollicitations médiatiques, venues en nombre ce lundi 8 mai 2017, autour des commémorations, alors que son nom circule comme Premier ministre d’Emmanuel Macron, le président élu dimanche.

Ferme, voire agacé par les questions des journalistes, le proche d’Alain Juppé s’est concentré sur son discours en souvenir de la Libération. Un discours pro-européen, qui cite François Mitterrand et le Général de Gaulle, sans jamais évoquer l’élection présidentielle.  « Le 8 mai n’est pas seulement la victoire de quelques-uns, mais celle de toute l’Europe » , a notamment déclaré Édouard Philippe.

En coulisses, de nombreux élus proches du maire du Havre, mais aussi de l’opposition, semblent convaincus qu’Édouard Philippe aura sa place dans le prochain gouvernement. « C’est fait à 80 % » , glisse même un adjoint LR. D’autres s’agacent de cette frénésie, à l’opposé du tempérament froid et posé du maire du Havre.


 

Commentaire de Florestan:

Un point commun, assez significatif, entre Emmanuel Macron et Edouard Philippe: être tous deux passés par le programme « young leaders », piloté par l'ambassade des Etats-Unis et qui octroie une bourse d'études aux "jeunes leaders" français repérés comme tels par la très sélect French-American Foundation, une organisation qui se consacre à renforcer les liens entre la France et les États-Unis.( Ben voyons...)  Édouard Philippe appartient à la promotion 2011, Emmanuel Macron à la suivante, alors qu’il venait de quitter le confort feutré de la banque Rothschild pour les ors du palais de l’Elysée, dans l’ombre de François Hollande, par l'entremise de Jean-Pierre Jouyet.

Pour en savoir plus sur les activités et les objectifs de la fondation "French-american":

https://leblogalupus.com/2014/10/11/young-leaders-le-petit-club-de-lelite-transatlantique/

http://www.atlantico.fr/decryptage/gouvernement-hollande-formation-plus-atlantiste-qu-on-pourrait-croire-benjamin-dormann-366638.html

http://french-american.org/