Le mépris jacobin pour la Normandie passant toujours après les calculs politiciens nécessaires à la croissance, à la survie d'un clan et de son chef porte un nom, celui de Laurent Fabius:

Voir ainsi cette archive (un article du Monde daté du 11 octobre 2010)

"J'ai choisi de m'investir localement parce que ça m'amuse et nationalement parce que ça m’intéresse..."

Laurent Fabius

On sait que la raison principale qui motivait le refus de réunifier la Normandie de la part de Laurent Fabius et des Fabiusiens ci-devant "Haut-Normands" (toute cette génération d'hommes et de femmes plus ou moins talentueux lancés dans la carrière politique par Laurent Fabius dans le cadre de la puissante fédération socialiste de la Seine Maritime et élevés dans la pépinière des collectivités territoriales contrôlées par les amis de Laurent Fabius) était la crainte de voir leur système, (leur "château adultérin" comme l'aurait dit Guillaume Le Conquérant pour lequel on voterait encore en Basse Normandie si l'on en croit le chapeau de Louis Mexandeau), destabilisé par le retour à l'unité normande.
On connaît, heureusement, la suite de l'histoire: le Rouennais François Hollande obligera Laurent Fabius à avaler la couleuvre du retour à l'unité normande la veille de commémorer le 70ème anniversaire du débarquement de 1944 avec le Monde entier. C'est bien la seule chose qui restera au crédit du quinquennat de François Hollande et qui peut entrer ainsi dans l'Histoire.
Et l'Histoire a précipité assez vite la Fabiusie dans sa poubelle au fur et à mesure que s'est reconstruit un espace politique normand unifié... Nicolas Mayer-Rossignol dauphin d'Alain Le Vern, satrape anti-normand de triste mémoire, n'a pas été élu président de la Normandie enfin réunifiée à quelques 5600 voix près: ouf ! Hervé Morin, un authentique normand a été préféré pour cette responsabilité historique de faire revivre la Normandie.
Ici reposent les derniers restes de la ... Fabiusie !

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A la suite d'un Parti socialiste fatigué jusqu'à la mort par les incessants exercices de mortification exigés par l'orthodoxie libérale dominante, les derniers vestiges de la Fabiusie finissent en lambeaux: les étiquettes disparaissent quand il ne s'agit pas des personnes physiques elles-mêmes à la veille d'une macronisation générale qui distingue, comme autant de degrés dans les enfers de Dante, entre les anciens socialistes en marche depuis longtemps (ex: Stéphane Travert député ex PS sortant dans la Manche), les marcheurs socialistes qui, s'étant réveillés trop tardivement, doivent courir derrière leur investiture (ex: Eric Vève à Caen député PS sortant), les candidats honteux qui ne sauraient recevoir l'onction du nouveau président  mais que l'on ne viendra pas taquiner sur leur ciconscription (ex: Clotilde Valter secrétaire d'état dans le dernier gouvernement socialiste et qui se va se représenter à Lisieux) et, enfin, pour le sort le moins enviable, les députés socialistes sortants qui ont eu le malheur de fronder un peu trop dans la majorité gouvernementale socialiste sortante d'où sort aussi, ne l'oublions pas trop vite SVP, un certain Emmanuel Macron: les deux députées socialistes normandes qui auront à affronter sur leur circonscription un marcheur (un démarcheur?) sont Laurence Dumont (à Caen) et Valérie Fourneyron (à Rouen) qui a choisi un suppléant à ce point vaillant qu'il a opté pour la tactique du camouflage intégral en laissant Madame Fourneyron un peu seule non pas avec un hologramme mais avec un logo quelque peu ridicule...
Courage ! Fuyons !
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 Cette élégance et cette vertu rares dans la vie politique n'ont pas échappé à la sagacité de l'un de nos lecteurs qui nous livre ci-après son humeur que nous partageons totalement, car avant d'être la maladie qui a, des années durant, empêché le rétablissement d'une bonne santé normande, la Fabiusie fut aussi et surtout le cancer qui a affaibli sa métropole rouennaise...

Non, pas besoin de lunettes pour y voir clair. 

M. Mayer-Rossignol est ABSENT de la photo de lancement de sa propre campagne où il est le supplément de Madame Fourneyron.

OUI, M. Mayer-Rossignol est ABSENT à sa propre ville dont il est le Conseiller municipal

M. Mayer-Rossignol a administré la Région Haute-Normandie, mais il ne l'a pas présidée. Lui, Madame Fourneyron et leurs amis au Gouvernement n'ont rien apporté à Rouen. Pas de train, pas de contournement routier de la ville, pas de soutien au Grand Port Maritime de Rouen, pas de raccordement au pont Flaubert, pas d'aéroport de dimension suffisante, pas d'aide de l'Etat à l'opéra de Rouen, pas de soutien à l'Ecole des Beaux-arts, pas de soutien au Conservatoire de Rouen, pas de médiathèque, pas de grande bibliothèque municipale, pas de création de places à l'Université. M. Mayer- Rossignol membre du Conseil de la Promotion du Tourisme,  au ministère des Affaires Etrangères et du Développement Industriel, n'a rien apporté dans ce domaine. Il n'a rien obtenu de significatif ni dans le CPER (contrat de plan Etat-Région), ni dans le CPIER(Contrat de plan Interrégional Etat-Région). En revanche, il a laissé son gouvernement engager le canal Seine-Nord obstacle évident à nos ports normands et en particulier celui du Havre. Le rapport de Madame Fourneyron sur la compétitivité des ports normands est totalement creux et n'apporte rien de nouveau, si ce n'est pour souligner ce que n'ont pas fait ses amis au gouvernement pour la politique maritime de la France et pour les ports normands. Madame Fourneyron, ancienne ministre, porte une responsabilité identique dans l'abaissement de Rouen et de son effacement dans la Normandie unifiée.

Enfin, tous deux, Conseillers municipaux socialistes de Rouen sont coupables d'avoir laissé vassaliser Rouen au profit de sa Métropole, effaçant ainsi sa personnalité et le rôle essentiel que doit assumer la ville de Rouen dans sa Métropole et en Normandie pour solidifier son unité aux cotés de Caen et Le Havre.

Non pas besoin de lunettes comme sur l'affiche smiley de Madame Fourneyron. Nous y voyons clair et la crédibilité de Madame Fourneyron et de M. Mayer-Rossignol n'est pas plus solide que le papier de leur affiche électorale.

Le moment est opportun, au moment où les rouennais vont s'exprimer les 11 et 18 juin pour l'élection législative, pour réaffirmer avec les électeurs eux-mêmes, en leur donnant la parole, ce que sont les ambitions de Rouen, quels sont les objectifs de la ville, avec quelle gouvernance ils souhaitent les réaliser et selon quel calendrier.

Rouen ne veut plus être écartée, Rouen ne veut pas être minimisée, Rouen veut décider de sa place  pour assurer son développement et son avenir dans l'unité de la Normandie aux cotés de Caen et du Havre et non derrière comme l'ont positionnée Madame Fourneyron et M. Mayer-Rossignol.

La "proximité" que nous désignons à Madame Fourneyron et à M. Mayer-Rossignol est celle de leur SORTIE de la gestion des affaires politiques de Rouen.

Paul François ASTOLFI 

Rouen, le 15.05.2017