... en faveur de la Normandie.

Il est indéniable que la réunification de la Normandie a un effet positif en terme d'organisation, de financements sinon en terme de vision du territoire sur les élus ci-devant Bas-Normands qui osent des positions plus fermes avec nos chers voisins Bretons à commencer par un Philippe Bas de plus en plus Normand. Car il faut négocier avec les Bretons les intérêts qui se trouvent de part et d'autre de la frontière dans le cadre d'une unité géographique et humaine constituée par la baie du Mont Saint Michel partagée entre la Bretagne à l'Ouest (Cancale) et la Normandie à l'Est (Mont St Michel).

Sauf que pour négocier, il faut assumer un rapport de force qu'il faut avoir le courage de ne plus fuir surtout lorsqu'on doit affronter des partenaires bretons trop souvent arrogants et de mauvaise foi parce que, précisément, les Bretons s'étaient habitués à tout se permettre sans aucune vergogne avec les Normous de Normandie basse.

Maintenant, ça change! La Normandie et les Normands fiers de la Normandie sont de retour... La preuve:

http://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-malo-35400/et-si-le-marathon-du-mont-quittait-la-bretagne-5012007

Et si le Marathon du Mont quittait la Bretagne ?

Dimanche 28 mai, l’épreuve fêtera sa 20e édition avec, pour fait marquant, un investissement de plus en plus prégnant du département de la Manche. De là à récupérer l’intégralité de l’organisation ?

et-si-le-marathon-du-mont-quittait-la-bretagne

« Le Couesnon dans sa folie a mis le Mont en Normandie », dit le dicton. Le lit du fameux cours d’eau qui sépare la Bretagne de la Normandie, et donc l’Ille-et-Vilaine de la Manche, pourrait bien encore jouer des tours aux Bretilliens. Mais cette fois, en raison d’un marathon.Hier, dans la salle Belle-Chaise de l’abbaye du Mont-Saint-Michel, les organisateurs du Marathon du Mont-Saint-Michel n’ont pas caché leur volonté de rapprochement avec la Manche. « Lorsque nous avons repris l’organisation du Marathon du Mont-Saint-Michel, nous avons souhaité trouver un nouveau cap », rappelle Édouard Cassignol, directeur des épreuves grand public d’Amaury Sport Organisation (ASO). Pour mémoire, ASO a repris l’épreuve en 2016. Une convention de partenariat de trois ans avait alors été signée entre l’association organisatrice des 19 premières épreuves. ASO prenant en charge la communication et l’organisation de l’épreuve tout en conservant l’appui essentiel d’une centaine de bénévoles, majoritairement issus du pays de Saint-Malo.

Objectif : 10 000 coureurs

Xavier Bailly, administrateur de l'Abbaye du Mont Saint-Michel, Philippe Bas, président du Conseil départemental de La Manche et Edouard Cassignol, directeur des épreuves grand public d'ASO.

Xavier Bailly, administrateur de l'Abbaye du Mont Saint-Michel, Philippe Bas, président du Conseil départemental de La Manche et Edouard Cassignol, directeur des épreuves grand public d'ASO. | Nicolas Carnec

Le nouveau cap voulu par les organisateurs se résume en trois points. « Replacer l’épicentre de l’épreuve au Mont-Saint-Michel. » Contrairement aux années précédentes, le village du Marathon ne sera plus monté à Saint-Malo, mais à quelques centaines de mètres du Mont-Saint-Michel. « Enrichir l’éventail des courses. » Cette année, pour la première fois, deux nouvelles épreuves auront lieu dans La Manche. Le Trail de l’Archange (58 km), au départ de Granville, et un semi-marathon, au départ d’Avranches. « Augmenter le nombre de participants aux diverses courses. » En plus du Marathon, l’épreuve reine, et du Duo Marathon, quatre autres épreuves sont donc désormais possibles avec le 10 km et La Malouine, qui se tiendront vendredi 25 mai, à Saint-Malo. L’objectif final étant de franchir la barre des 10 000 participants.Si ces nouveautés donnent un nouvel élan incontestable aux épreuves sportives, des interrogations de plus en plus pressantes surgissent dans le pays de Saint-Malo. Et si l’épreuve finissait par basculer intégralement dans la Manche ? Philippe Bas, le président du conseil départemental de la Manche, est très clair. « Les Normands aiment la Bretagne, mais la réalité est que le centre de gravité du Marathon, c’est le Mont-Saint-Michel. Le succès de l’épreuve est en partie lié à la renommée du Mont. Après le désengagement des collectivités bretonnes (N.D.L.R. : agglomération de Saint-Malo et conseil départemental d’Ille-et-Vilaine), nous avons évoqué le sujet avec ASO, que nous connaissons bien, pour avoir déjà accueilli le grand départ du Tour de France cycliste ou le tour de France à la voile. »

La fin d’un départ à Cancale ?

L’engagement financier du conseil départemental de la Manche ne doit rien au hasard. « Pour nous, soutenir le Marathon du Mont, c’est un facteur d’accroissement, d’attractivité. » La volonté de communiquer côté manchois et les ambitions des organisateurs ont facilité le rapprochement qui pourrait même aller plus loin. « L’hypothèse d’un départ du Marathon dans la Manche n’est pas à exclure, reconnaît Philippe Bas. Même si nous avons de très bonnes relations avec la ville de Cancale. » Les élus cancalais, avec le maire de Saint-Georges-de-Gréhaigne, étaient d’ailleurs les seuls représentants bretilliens lors de la présentation officielle de l’épreuve, hier. Pas un seul bénévole malouin n’était présent. Un signe supplémentaire d’un changement à venir ? « Non, rétorque un responsable d’ASO. Le parcours avec un départ de Cancale est idéal car assez roulant. Dans la Manche, il y a trop de dénivelés. » La question reste donc en suspens…