C'est à lire, depuis peu, dans Paris Normandie: Nicolas BAY, élu d'un Front National extrême jacobin souhaitant la mort des régions vole au secours d'un autre Nicolas, MAYER-ROSSIGNOL celui-là qui, dans un passé pas si préhistorique que cela, affirmait son opposition fabiusienne à toute idée d'unité normande, à l'occasion d'une nouvelle et vaine polémique de fait, anti-normande, pour que les deux Nicolas, sévèrement battus, aux dernières élections législatives, contrairement à d'autres qui ont su parler au peuple des citoyens normands (on pensera aux maires communistes de Dieppe, Gonfreville l'Orcher et de Saint Etienne de Rouvray) se fassent médiatiquement et médiocrement mousser sur le dos de la Normandie, cette serpillère bonne à tout faire quand on fait de la politicaillerie à l'ancienne...

Et cela donne l'occasion à certains normano-sceptiques qui ne dormaient visiblement que d'un oeil de se réveiller un peu dans l'obscurité de leur nuit: les chiens du crépuscule aboient et la caravane normande passe. Ils ne servent à rien si ce n'est pour démontrer, a contrario, qu'une caravane normande passe et que l'enthousiasme normand existe bien plus que leur nihilisme anti-normand.

Car la lancinante question du "combien ça coûte" est la question funèbre de celui qui n'a aucun projet d'avenir puisque la Normandie, objet suranné, devrait être gérée, à les écouter,  comme peut l'être un cimetière, à savoir un lieu où il ne se passe plus grand chose et qui ne coûte effectivement pas grand chose...

Puisque, à les en croire, le retour à l'unité normande n'aurait qu'une seule utilité: faire des économies. Voilà qui s'appelle penser, non pas avec pauvreté, mais misérablement.

Que l'on puisse rassurer nos deux croques-morts, la Normandie est bien vivante !

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Pompes Funèbres Générales Nicolas Frères et compagnie: envoyer la Normandie dans l'éternité c'est leur métier !

Ici on préfère, de loin, Thomas Pesquet aux deux Nicolas du Conseil Régional...

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Lire l'article suivant du normano-sceptique Stéphane Siret dans Paris-Normandie:

http://www.paris-normandie.fr/ouverture/normandie--une-depense-qui-fait-polemique-BE10145765?utm_source=Utilisateurs+du+site+LA+NEWS&utm_campaign=d9b6c0edbc-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_233027d23b-d9b6c0edbc-137315997

Une dépense qui fait polémique

Après celui de la Californie, le nom « Normandie » est le plus connu au monde. Un atout qui tient évidemment à l’histoire. Sans surprise, le nom de la région devient une marque, laquelle prend des couleurs. Mais le coût de l’opération, lui, fait polémique.
Le secret avait été gardé jusqu’à vendredi dernier. A quoi allait donc ressembler la marque « Normandie » voulue par le conseil régional ? De surprise il n’y eut point. Et d’ailleurs, difficile d’en attendre une quelconque tant le nom de la région constitue déjà à lui seul une marque. À défaut de susciter une identité réelle et affirmée qui reste à bâtir - comme a su le faire la Bretagne par exemple - la Normandie se symbolise dorénavant par un nouveau logo sur lequel a planché une agence de communication nantaise.
« Dix ans de Smic »
Cette identité visuelle constitue en fait la première étape dans la stratégie d’attractivité de la Région. Si cette dernière ne suscite guère de désapprobation compte tenu de la nécessité de rendre la région plus attractive eu égard aux perspectives démographiques notamment (en 2050, selon l’Insee, la Normandie sera doublée par la Bretagne en nombre d’habitants), c’est le coût de l’opération marketing - 140 000 euros - qui fait polémique.
L’ancien président de l’ex-Haute-Normandie, Nicolas Mayer-Rossignol (PS), estime qu’il est « pour le moins excessif de dépenser 140 000 euros, c’est-à-dire dix ans de Smic, pour écrire... Normandie en couleurs ». « On attendait de ce travail l’innovation, l’originalité, le souffle dont notre Région a besoin. Las ! Comme beaucoup de forces vives normandes, quelle ne fut pas notre surprise de découvrir, vendredi, que la nouvelle marque de la Région Normandie n’était autre que... le simple mot « Normandie », avec quelques couleurs passe-partout. Du vert pour la campagne, du bleu pour la mer... Au passage, les p’tits léopards d’or ont... tout bonnement disparu », constate, désabusé, le chef de file de l’opposition socialiste à la Région. Lundi matin en séance publique au Havre, le groupe de Nicolas Bay (Front national) s’est lui aussi étonné de la disparition soudaine des fameux léopards normands.
« Il préfère dénigrer »
Piquée au vif sur le montant de l’opération « Normandie », c’est Marie-Agnès Poussier-Winsback, maire de Fécamp et vice-présidente de la Région en charge du tourisme et de l’attractivité du territoire, qui a répliqué à « NMR », rappelant que « c’est à la demande de nombreux acteurs économiques, culturels et institutionnels que nous avons engagé un important travail de concertation autour de la marque ‘Normandie’ ».
Quant au choix de la société, extérieure à la région, Marie-Agnès Poussier-Winsback s’étonne des critiques. Retenu après appel d’offres, le cabinet avait déjà travaillé pour la Normandie. « Pour Bernard Cazeneuve, président du comité régional du tourisme de Normandie il y a quelques années », souligne l’élue fécampoise. « Plutôt que d’accompagner une démarche fondamentale pour l’avenir de la Normandie, M. Mayer-Rossignol préfère dénigrer, quitte à affaiblir notre région. Pour des raisons purement politiciennes, il préfère tenter de plomber une politique co-construite avec plusieurs milliers de Normands et de créer une polémique ras des pâquerettes, même si cela induit des propos négatifs sur la Normandie », ajoute la vice-présidente de la Région.
S’agissant des 140 000 euros, elle rappelle qu’à son arrivée, la nouvelle majorité d’Hervé Morin a décidé de ne pas reconduire la publication d’un journal de la collectivité locale distribué dans toutes les boîtes aux lettres « pour une dépense annuelle de 2 millions d’euros ».
ST. S.
s.siret@presse-normande.com
Commentaire de Florestan:
Une fois de plus Stéphane Siret nous propose un article normano-sceptique consistant à comparer la Normandie et son identité régionale au modèle médiatiquement dominant de la Bretagne dès lors qu'il s'agit, pour le meilleur et surtout pour le pire, d'identité régionale voire régionaliste.
On passera sur la paresse intellectuelle consistant à ne pas enquêter réellement pour savoir d'où sort ce chiffre de 140 000 euros agité comme un chiffon rouge par les deux Nicolas d'une opposition régionale intellectuellement en panne au sujet d'une idée régionale normande dont ils se contrefichent tous deux: l'un pour s'être opposé, comme son mentor Levern, à la réunification normande (ceux qui n'ont pas la mémoire d'un poisson rouge se souviendront du tropisme picard du haut-normand Mayer Rossignol) et l'autre, pour siéger dans un conseil régional que son parti extrême national jacobin voudrait supprimer.
Leur défense hypocrite de nos "ptits léopards d'or" ne trompera aucun Normand authentiquement attaché à sa région sachant qu'il sera possible de combiner, les léopards, le drapeau normand (léopardisé ou à la croix de Saint Olaf) avec le graphisme coloré de la marque "Normandie".
Mais revenons à l'essentiel: ce n'est pas parce que l'identité normande qui s'exprime différemment et sur d'autres principes que l'identité bretonne, n'existe pas. Si l'identité normande n'avait qu'un seul défaut c'est qu'elle exige un minimum de curiosité intellectuelle pour se manifester.
C'est tout le contraire d'une identité régionale pour les imbéciles: celle qui est bien visible et bruyante jusqu'à faire exploser des bombes la nuit...