On posera d'emblée la question: est-ce bien raisonnable?

Car on le connait bien ici le Jean-Yves... Et on a de fortes raisons ici en Normandie d'être prudent avec ce militant tout terrain et blindé de la Bretagne capable, par exemple, de vanter les beautés d'un Mont Saint Michel ... breton dans des conférences publiques au Japon. On se souviendra, aussi, du recadrage de Laurent Fabius à l'attention de celui qui cumulait la présidence de la Bretagne avec le ministère de la Défense (de la Bretagne) lors de l'inauguration matinale de la fin des travaux du rétablissement du caractère maritime du Mont St Michel: "le Mont Saint Michel est en Normandie et il y aussi de belles choses à visiter en Bretagne".

http://www.ouest-france.fr/normandie/le-mont-saint-michel-50170/maree-du-siecle-quand-fabius-tacle-le-drian-sur-le-mont-normand-3271847

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Dans le nouveau gouvernement macronien présidé par l'ancien maire du Havre, Edouard Philippe, le breton Le Drian, exfiltré de sa chère Bretagne (fin du cumul des mandats oblige) et expédié aux affaires étrangères (parce qu'être le VRP de l'industrie navale militaire bretonne était aussi visible qu'un ponpon rouge sur le bachi d'un matelot à Brest) semble être en position politique périphérique (finistérienne?)... A voir.

Car Jean Blaise prend le relais pour développer un concept fumeux (car les bobos adorent les parfums d'ambiance) d'un tourisme moderne d'évenementiels artistiques sur les marches de Bretagne, de l'estuaire de la Loire à la... baie du Mont Saint Michel: en 2018 la grande marée bretonne qui viendra battre les remparts du mont normand viendra de Nantes.

La récupération médiatique et touristique du Mont St Michel normand au profit de Saint Malo, Rennes ou Nantes se poursuit donc, sans vergogne, à destination des touristes étrangers qui n'ont pas les informations nécessaires pour accéder à l'authenticité patrimoniale et historique des lieux où les tours opérators bretons souhaitent les promener. A lire ce qui suit (Ouest France) on reste confondu par la trivialité du dispositif: la pêche aux touristes étrangers avec un... "bel appât normand" (sic!)

Il serait judicieux que l'événement vienne de Normandie et du Mont Saint Michel lui-même car les places fortes assiégées ont toujours été prises (sauf le Mont St Michel qui a résisté aux Anglais notamment grâce au... breton Du Guesclin).

Et il serait encore plus judicieux que l'alternative normande soit plus que jamais celle de l'authenticité patrimoniale et du respect de l'esprit des lieux et donc, du respect des touristes qui daignent nous rendre visite: proposer une destination normande de grande qualité pour le Mont Saint Michel et ses trésors historiques et artistiques (on songe au Scriptorial d'Avranches) devient une URGENCE !


 http://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/loire-atlantique/en-2018-le-voyage-nantes-passera-par-le-mont-5129720

En 2018, le Voyage à Nantes passera par le Mont-Saint-Michel

  • Le Van, édition 2018 passera par Saint-Malo et Rennes (Ille-et-Vilaine), le Mont-Saint-Michel (Manche). En bas à droite, cette année, « La part manquante » de Boris Chouvellon, place du Bouffay, à Nantes. Le Van, édition 2018 passera par Saint-Malo et Rennes (Ille-et-Vilaine), le Mont-Saint-Michel (Manche). En bas à droite, cette année, « La part manquante » de Boris Chouvellon, place du Bouffay, à Nantes. | DR

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  • C'est le visuel de la campagne publicitaire du parcours Nantes-Mont Saint-Michel, proposé d'ici 2018, à l'Asie, les États-Unis et le Canada. | DR

Jeanne De Barros.

Le Van s’attaque aux touristes d’Asie, du Canada et des États-Unis. Un parcours sur-mesure sera proposé l’été prochain, avec pour appât, une étape à la célèbre abbaye du Mont-Saint-Michel.

Depuis 2011, premier été au rythme de l’art dans la ville, le Voyage à Nantes ne cache pas son ambition touristique, et à l’international. « On a commencé par viser les bassins de populations françaises, puis les pays européens avec des cibles prioritaires: la Grande Bretagne et l’Espagne », rappelle Jean Blaise, directeur du Van. L’été dernier, ces deux nationalités étaient, sans surprise, en tête de peloton des nuitées étrangères à Nantes.

Une ligne Nantes-Hambourg

Le Voyage à Nantes a l’intention de « consolider ce marché européen », introduit Aurélie Peneau, directrice du développement touristique. Le réseau aérien comme base stratégique. « On ne vise que les métropoles reliées par une ligne directe avec Nantes Atlantique », souligne le directeur du Van. Soit plus de 76 destinations.

La présence des acteurs du Van à la grande Fête du port, à Hambourg, début mai, a suscité une nouvelle convoitise chez Jean Blaise : « On a tout fait pour qu’il y ait une ligne directe entre Nantes et Hambourg. Et on va l’avoir.» Grâce à Air France. La convention a été signée, hier. « L’ouverture est prévue le 30 octobre, annonce Antoine Biton, directeur de la compagnie. Trois vols par semaine seront proposés. » Le Van s’attaque donc au marché allemand via la deuxième plus grande ville du pays.

L’objectif est toujours le même : « Séduire les city breakers, ce sont les gens qui viennent passer quelques jours à Nantes, décrypte Xavier Théret, responsable des relations internationales. On veut aussi faire de Nantes une étape pour les voyageurs itinérants, et attirer les visiteurs qui viennent pour le littoral.»

En revanche, dans le reste du monde, « plus on va loin, plus on constate que Nantes n’est pas encore visible », admet Jean Blaise. Dans les têtes étrangères, l’Ouest, c’est la Bretagne, Nantes n’est qu’une inconnue. Le Van a donc l’intention de s’attaquer sérieusement à l’Asie, « premier continent porteur de croissance touristique ». Et plus précisément à la Chine, le Japon, Taïwan, Hong Kong et la Corée. Mais aussi, aux États-Unis et au Canada. Avec un bel appât normand : l’abbaye du Mont Saint-Michel. « C’est un spot très visible. On va s’appuyer sur sa renommée internationale», argumente Aurélie Peneau.

Le Voyage à Nantes va goupiller un combo Nantes-Rennes-Saint-Malo pour les tours opérators. « On est en train d’élaborer le parcours. On veut proposer une approche un peu décalée, avec, par exemple, une arrivée la nuit au Mont Saint-Michel», confie le directeur du Van. Intitulé Traversée moderne d’un vieux pays, ce nouveau circuit sera lancé à l’été 2018.


 

En tout cas, les nouvelles attributions du ministre breton l'obligent à faire ce qu'il n'aurait jamais fait de lui-même: visiter la Normandie et découvrir que la Normandie touristique ne se limite pas au seul Mont Saint Michel et que le patrimoine culturel et artistique normand s'impose par son évidence...

Mais ce sont les évidences qui sont les plus difficiles à voir. Justement.

Lire ci-après la feuille d'informations Normandie XXL:

http://www.normandiexxl.com/article.php?id=2332

Jean-Yves Le Drian : objectif 100 millions de touristes en 2020

 G à D : Jean-Baptiste Lemoyne, Jean-Yves Le Drian, Sébastien Le Cornu, en arrière plan M. Gall

Tourisme. Bain de verdure à Giverny, dans l’Eure, pour Jean-Yves Le Drian, ministre des affaires étrangères, de l’Europe mais aussi du Tourisme depuis que Laurent Fabius son prédécesseur avait annexé cette fonction. La maison de Claude Monet, ses jardins, le plan d’eau des nénuphars lui ont permis de trouver « une atmosphère de sérénité, de magnétisme, mélange d’art et de beauté, qui rompt un peu avec d’autres moments, y compris avec le week-end dernier où j’assistais au G20 à Hambourg ».

Sébastien Lecornu, ex-président du Conseil Départemental et Secrétaire d’Etat à l’Environnement qui a œuvré pour le développement de ce Musée des impressionnismes et vient de signer la demande d’inscription du site au patrimoine de l’Unesco, l’a accueilli sur ses terres en compagnie de Pascal Lehongre qui venait d’être élu le matin même à la présidence du Département. Le ministre n’a pas abordé dans son discours ce thème de la reconnaissance du Musée des impressionnismes au patrimoine mondial de l’Unesco mais a confirmé son soutien à cette initiative dans les questions qui ont suivi son allocution.

Résilience du tourisme français

Pour ce premier discours sur le tourisme, le ministre était accompagné de Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’Etat qui, qui selon la nouvelle organisation gouvernementale, gèrera différents portefeuilles dont le Tourisme. L’objectif est d’atteindre 100 millions de touristes en 2020 avec un des recettes touristiques de 50 milliards d’euros  ce qui devrait permettre de créer 300.000 emplois de plus. Si après les attentats "avec 83 millions de visiteurs internationaux accueillis en 2016, la France a démontré sa capacité de résilience", dès maintenant les chiffres de 2017 au regard des arrivées du premier semestre, permettent d’anticiper un record de 88 à 89 millions de visiteurs étrangers en 2017, soit une hausse de 5% à 6% versus 2016.

« Des marchés matures comme l’Allemagne et l’Espagne sont en hausse de plus de 3% ; les marchés qui étaient en fort recul comme le Japon, la Russie et le Brésil augmentent de près de 30% ; l’Inde continue sa progression avec plus de 20%, et les États-Unis enregistrent une croissance historique de plus 16% : elle s’explique certainement par la forte augmentation des capacités aériennes ainsi qu’une baisse des tarifs » a précisé le ministre.

Améliorer les résultats économiques

Il ne suffit pas d’être le premier pays en nombre de visiteurs, il s’agit aussi d’augmenter le chiffre d’affaires, les revenus générés par le tourisme n’ont représenté en 2015 que 41,4 milliards d’euros plaçant la France au 4e rang.

Pour développer le tourisme qui représente 8% du PIB et 2 millions d’emplois directs et indirects et soutenir la dynamique engagées depuis 2014 sur les prochaines années, le ministre trace les perspectives : « pour atteindre les objectifs que je viens de fixer, je souhaite ouvrir plusieurs chantiers de travail autour de cinq axes majeurs : la qualité de l’accueil, la formation, le numérique, l’investissement et la sécurité. Cinq chantiers qui seront aussi guidés par une exigence permanente, celle de l’efficacité et du pragmatisme ».

Il annonce qu’il rencontrera les présidents de Régions au début du mois de septembre pour renforcer la gouvernance du tourisme et créer un cadre pour la cohérence, il souhaite : « soutenir les investissements dans le secteur touristique. Je pense nécessaire de lancer dans chacune des régions avec la collaboration des départements, des projets structurants qui seraient soutenus par le gouvernement dans le cadre du fonds «France développement tourisme» et avec la mise en œuvre du troisième volet du Programme d’investissement d’avenir »

Ces projets d’investissements indispensables devront être sélectionnés, identifiés par les collectivités territoriales en lien avec les représentants de l’État sur les territoires.

Ses « totems » seront le « décloisonnement » qui passe par un travail en commun entre les différents acteurs : public et privé, culture et tourisme et il insiste sur la nécessaire « efficacité » pour que tout cela se transforme en espèces sonnantes et trébuchantes mais aussi parce que le tourisme est un enjeu de cohésion nationale qui passe par une appropriation de son patrimoine car « le tourisme c’est de la liberté en acte ».

La méthode normande un bon modèle à suivre

Le matin les 22 contrats de destination avaient été présentés « Normandie-Paris Île-de-France : Destination Impressionnisme » ouvrent l’accès aux touristes français et internationaux à une destination facilement accessible. Il s’agit de packages rassemblant transports, billets pour les visites, hébergements. Le ministre s’est dit « impressionné » par la réussite de ces contrats qu’il se propose d’étendre à toute la France

Voir aussi:

http://www.normandiexxl.com/article.php?id=2330

Ainsi que ce lien:

http://www.ouest-france.fr/normandie/eure-le-giverny-de-claude-monet-vise-l-unesco-5126816

Giverny vise le classement à l'UNESCO dans une région normande qui cumule pour la France la présence du précieux label international (Mont St Michel et sa baie, St Vaast la Hougue, Le Havre, tapisserie de Bayeux, dentelle d'Alençon, carnaval de Granville), en attendant les plages du débarquement de 1944 (2019), le site des falaises d'Etretat (déjà "grand site national"), le clos-masure cauchois et le droit normand...