La mesure consistant à supprimer (progressivement... sic!) la taxe d'habitation pour près de 70% des ménages (un plancher ou un plafond de plus...) est typique des mesures démagogiques de la vieille politique que ceux qui se disent en marche derrière leur Jupiter affirment qu'ils ne feraient plus !

A l'usage, la mise en oeuvre de cette réforme risque d'être très complexe car il va falloir tenir compte du taux d'imposition dans chaque commune de France  pour calculer la fameuse compensation financière que Jupiter a promis aux élus locaux: pour le coup, une modernisation de la taxe d'habitation pour la rendre plus juste, plus simple eut été plus judicieuse. Mais Macron veut gouverner aussi vite qu'il communique en manipulant la matière fiscale au lieu de la réformer pour la rendre plus juste et plus efficace: c'est irresponsable. Voilà tout ! Car les crânes d'oeuf de Bercy ne sauraient penser à toutes les conséquences de leur cuisine financière permanente.

Par exemple: ruiner plus encore le peu qui reste du principe essentiel, fondamental, du consentement à l'impôt, base de la République. Ou encore: réduire à néant le peu de maîtrise financière qui était encore dans les mains des collectivités territoriales au nom du principe constitutionnel de la libre administration des collectivités dans le cadre d'une République "décentralisée".

La suppression de la taxe d'habitation aura des conséquences forcément: par exemple, l'augmentation de la taxe foncière qui pèse sur les habitants propriétaires (électeurs de Macron en mai 2017?) car les élus des  collectivités territoriales sont particulièrement méfiants dès lors que l'Etat central jacobin impécunieux leur fait, à nouveau, le coup de la promesse de la compensation à l'euro près. On dirait de la "vieille politique"... Une vieille arnaque! L'Etat compense comme il l'avait promis à l'euro près pendant un an, histoire d'afficher sa bonne volonté. Puis, l'année d'après, ça dévisse et le piège des "cost killers" de Bercy sommés de faire ramper tout le monde sous les fourches caudines bruxelloises des "3%" du PIB pour contenir le déficit public, se referme sur les collectivités territoriales: on peut toujours faire autant sinon plus avec toujours moins... N'est-ce pas?

La lecture de l'article ci-dessous proposé par l'hebdomadaire caennais Liberté est édifiante...

taxe d'habitation BLN 200717