Le classement au titre du patrimoine mondial de l'humanité de l'UNESCO des plages du débarquement de 1944 en Normandie est en bonne voie: le gouvernement français a accepté de porter cette candidature à l'UNESCO qui prendra sa décision définitive en 2019. L'originalité de cette demande est qu'elle concerne un site historique militaire: ce serait le premier à entrer dans la liste moderne des merveilles du Monde. Le dossier normand a reçu un soutien de poids en la personne du milliardaire américain Christopher Forbes dont le père a débarqué le 6 juin 1944 sur Omaha la sanglante.

Si ce projet aboutissait, la Normandie deviendrait alors la région de France la plus titrée à l'UNESCO avec 4 sites et monuments inscrits (le Mont St Michel et sa baie, le site Vauban de la Hougue, Le Havre d'Auguste Perret) et 3 classements au titre du patrimoine culturel (tapisserie de Bayeux, carnaval de Granville, dentelle d'Alençon). Sans compter avec le projet d'un classement du droit normand, du clos-masure cauchois et du grand site national des falaises d'Etretat...

Hervé Morin a déclaré au sujet de ce projet de classement des plages du Débarquement de 1944 à l'UNESCO que "c'était nos jeux olympiques à nous...": la démarche normande risque d'être moins coûteuse et plus durable que l'aventure parisienne de 2014.

Néanmoins, l'UNESCO a conditionné l'examen de cette demande de mesures à prendre pour stopper la banalisation et l'enlaidissement des paysages sur le littoral normand concerné: il va sans dire que le projet de parc d'éoliennes marines géantes implantées au large des côtes concernées (à 11,5 km au large de Courseulles et d'Arromanches) est condamné si l'UNESCO décide de classer le site en 2019.

Lire l'article ci-dessous proposé par l'hebdomadaire Liberté (Caen):

14-09-2017 22;44;29