Les combats d'arrière garde sont inévitables: c'est la fameuse dialectique du rapport de force culturel idéologique et politique diagnostiqué par le philosophe Hegel et repris par la suite par les marxistes jusqu'au philosophe italien Gramsci, qui constitue le fameux moteur de l'Histoire qui va dans un certain sens au prix de "négativités provisoires" si l'on considère, cyniquement, que la fin peut justifier tous les moyens.

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Bien évidemment, nous pensons ici que le retour à l'unité normande est d'une telle évidence que ce retour était une nécessité inévitable: contre la force de cette évidence, des combats d'arrière garde ont été menés et pour les plus lucides de ces combattants qui savent qu'ils ont déjà perdu parce que la bataille des idées a été remportée par leurs adversaires, la question est de savoir comment ne pas mener le combat d'arrière garde de trop... Il en va ainsi du retour à l'unité normande comme de l'interdiction définitive du glyphosate: attention à ne pas trop s'y opposer au risque de passer pour un imbécile irresponsable dans le meilleur des cas ou de disparaître définitivement de la scène de l'Histoire dans le pire des cas...

Exemple édifiant avec le Groupe Régional des Acteurs Normands pour le Développement Durable en Entreprise qui n'a pas su ou voulu se penser et se projeter à l'échelle normande pertinente, celle de l'unité normande...

http://www.normandiexxl.com/article.php?id=2560&PHPSESSID=upv36r4clg36p4al7kr6qb7tg6

L’association GRANddE peut-elle survivre au départ de son président ?

Dernière mise à jour 06/11/2017

Collectivités. Le Groupe Régional des Acteurs Normands pour le Développement Durable en Entreprise (GRANddE) créé en 2006 par Jean-Michel Thouvignon qui le préside soulève la question de la survie de l’association dans un courrier adressé aux adhérents le 30 octobre 2017 pour annoncer la tenue d’une Assemblée Générale Extraordinaire le 20 décembre 2017.

Le départ de l’équipe dirigeante

« Lors de l’Assemblée Générale Extraordinaire qui s’est tenue le 22 juin dernier, GRANddE a acté le fait que les activités menées par l’association ne pouvaient plus être portées par l’équipe dirigeante actuelle compte tenu du positionnement du Conseil Régional à l’égard de notre structure » écrit Jean-Michel Thouvignon et de lancer un appel aux volontaires pour une reprise de l’association « si vous êtes intéressé pour participer à la direction de l’association afin de redonner vie aux actions qu’elle a initiées, ou pour en faire évoluer ses activités, veuillez m’en faire part par mail ou par courrier aux adresses mentionnées en référence, avant le 30 novembre 2017 de façon à organiser notre Assemblée Générale en conséquence ».

Une reprise, des évolutions ou la dissolution 

Un candidat se proposera-t-il à la reprise de l’association et pour quoi faire ? « En l’absence de candidat à la reprise de l’association les modalités de sa dissolution seront proposées à l’Assemblée générale » précise le président dans son courrier. Pour lui, GRANddE est une association qui pourrait poursuivre son action sur la base du bénévolat. Si l’objectif est louable et généreux est-il pour autant réaliste ?

Retour sur un échec prévisible

L’association regroupe des grandes entreprises et des PME/PMI. Elle est précurseur en Haute-Normandie dans une démarche de responsabilité sociale des entreprises (RSE), de développement durable en entreprise et de renforcement des liens entre les entreprises et les habitants de leur territoire. GRANddeE initie des démarches transversales conciliant ces trois objectifs pour le compte des entreprises volontaires qui n’ont pas toujours les pratiques, le temps où les moyens de les entreprendre. C’est à ce titre qu’une subvention de la Région « Haute-Normandie » a soutenu cette structure jusqu’en 2016.

Un autofinancement insuffisant a fragilisé l’association

Une subvention de 100 000 euros de la Région « Haute-Normandie » engendre une participation européenne et une de l’Etat portant l’aide publique à 300 000 euros. Les ressources propres issues des cotisations des entreprises adhérentes s’affichent à 50 000 euros portant l’autofinancement à 15%  comparé à 85% du budget constitué de fonds publics. Au terme de 10 ans de fonctionnement les apports financiers hors région apparaissent manifestement insuffisants. Il y a lieu de s’interroger à la lumière de ces chiffres sur le modèle économique d’une association qui affichant 120 adhérents, essentiellement des entreprises, ne constitue pas un modèle de vertu entrepreneuriale.

L’unification de la Normandie n’avait pas été envisagée

En 2016, la convention liant la Région « Haute-Normandie » à l’association est échue. Dans le même temps, la Normandie est unifiée alors que l’action de GRANddeE  était réduite à la seule « Haute-Normandie ». L’association n’a d’une part, pas anticipé l’échéance de la convention assurant le fonctionnement de sa structure et de ses actions. Elle n’a pas, d’autre part, durant ses dix années d’existence envisagé une dimension normande et les conséquences qui en découleraient pour exercer son activité et assurer son existence.

Un positionnement qui n’a pas su évoluer et s’adapter aux besoins

La Normandie réunifiée a pris en compte la multiplicité, la diversité et le trop grand nombre d’organismes pour accompagner les entreprises dans leur évolution et leur développement. C’est pour resserrer les actions d’aide au développement des entreprises que la Normandie a créé l’Agence de Développement de la Normandie (ADN), puis l’Agence  Normande d’Attractivité et dernièrement l’Agence Régionale de l’Environnement de Normandie. En cela la région met fin au saupoudrage des aides publiques et décide de ne pas subventionner plus de 50% du budget des associations dans ce domaine. Face à la situation financière et aux objectifs de GRANddE, les critères d’éligibilité d’une subvention régionale n’étaient plus réunis. Dépourvu de subventions pour 2017, l’association a quitté son siège boulevard des Belges à Rouen et licencié les cinq membres de son personnel.

Porte ouverte pour la Région, valse hésitation chez GRANddE

D’emblée, Hubert Dejean de la Bâtie, Vice président de la Normandie,  affirme la volonté de la région de réorienter les aides en finançant des actions concrètes et non des structures. Il propose à GRANddE  de proposer des actions environnementales ou relatives à l’économie circulaire, définies conjointement, intégrant les attentes de la Région et répondant aux besoins définis par le Conseil Régional.

Depuis le19 octobre 2016 date de la rencontre, il semble que l’association n’a pas pu mobiliser d’une manière déterminante le soutien des Collectivités qui auraient pu l’accompagner. Enfin pour l’essentiel, GRANddE n’a pas procédé au nécessaire repositionnement de ses actions et n’est pas parvenu à se doter de nouveaux dirigeants.

Le sursaut ou la liquidation

GRANddE peut-il avoir le sursaut pour participer à la dynamique normande ? L’association recevra-t-elle des propositions de ses membres dans ce sens avant le 30 novembre ? Il reste au sein de cette association des compétences dont l’engagement sincère au service de l’entreprise, des Normands et de la Normandie mérite mieux que le repli et le ressentiment pour le consacrer aux transformations et aux évolutions des hommes et des entreprises dont la Normandie a besoin.

Paul François Astolfi


 Autre exemple édifiant avec le cas de Dominique Gambier, ancien vice-président du ci-devant Conseil régional de Haute-Normandie à qui pourrait s'appliquer la célèbre maxime de Bossuet:

"Dieu se rit des Hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes"

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Normandie: Pourquoi ne forme-t-on pas de jeunes pour être dentistes ?

Le contrat de plan Etat Région prévoit à la page 46, la « Création d’un département d’odontologie : aménagement de locaux universitaires (Martainville) », avec 1 million d’euros de prévu pour l’accueil dans les bâtiments de la faculté de Médecine Pharmacie

http://dominiquegambier.fr/2017/11/normandie-pourquoi-ne-forme-t-on-pas-de-jeunes-pour-etre-dentistes/

Faut-il rappeler que Dominique Gambier, actuel maire socialiste de Déville les Rouen était élu en 1986 au ci-devant conseil régional de Haute-Normandie, dont il devint en 1998 le vice-président chargé des questions économiques et de l'emploi, de la recherche et de la formation? Et qu'il fut réélu en 2004 et 2010, chargé de la recherche et des affaires européennes sous l'autorité sourcilleuse d'un Alain Le Vern farouchement opposé à toute idée d'unité normande et qu'il présida la  7e  commission "Emploi, économie, énergie, économie sociale et solidaire, agriculture, pêche, tourisme"?

Et après avoir siégé trente années durant au ci-devant conseil régional de Haute-Normandie, Dominique Gambier décidait, justement, de ne pas mener le combat d'arrière-garde de trop en refusant de se représenter aux élections de décembre 2015 qui allaient intrôniser la première majorité politique régionale d'une unité normande dont Monsieur Gambier n'approuvait guère le retour, faut-il le rappeler?

Et sur cette lancinante question de la géographie médicale normande quelque peu désertique, Gambier se réveille soudainement avec un mal de dents lui qui a été en responsabilité dans l'exécutif régional de la ci-devant "Haute-Normandie" avec ses amis politiques au gouvernement. Que n'a-t-il pas fait avec les contrats de plan signés du temps de Le Vern, lui le jacobin militant?

Avec la maxime de Bossuet en tête, on dira qu'il détient une partie de la réponse à la question qu'il a l'outrecuidance de poser.