Dans la lourde actualité concernant l'avenir de l'économie maritime qui concerne notre Normandie au premier chef et dont on ne parle pas dans la grande presse parisienne dite "nationale" (raison de plus pour que nous nous occupions nous-mêmes de nos affaires...)  nous avons oublié que le conseil régional de Normandie s'était réuni en séance plénière dans son amphithéâtre de Rouen, lundi 20 novembre 2017 avec l'examen d'un programme d'action régionale normande aussi chargé qu'ambitieux:

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Pour revoir les débats de l'assemblée régionale sur la chaîne Youtube du conseil régional de Normandie:

https://www.youtube.com/watch?v=EM4U5BUZMiQ

https://www.normandie.fr/assemblee-pleniere-de-la-region-normandie-8

Assemblée plénière de la Région Normandie

20 Novembre 2017

Une assemblée plénière de la Région Normandie s’est tenue aujourd’hui, lundi 20 novembre 2017, au conseil régional, à Rouen, sous la présidence d’Hervé Morin. Parmi les sujets à l’ordre du jour, on peut retenir :

Adoption du Contrat de Plan Régional de Développement des Formations et de l’Orientation Professionnelles (CPRDFOP) 2017-2022

Ce contrat cadre a notamment pour objectif de fixer les orientations stratégiques de l’élaboration de l’effort de formation à l’échelle régionale.

Le CPRDFOP 2017-2022 a été élaboré au sein du Comité Régional de l'Emploi, de la Formation et de l'Orientation Professionnelles (CREFOP) en s’appuyant sur les travaux de 6 commissions auxquelles ont participé près de 140 acteurs. Il a également été nourri  par les contributions du COPAREF, du CESER, de la CFDT, ou encore de Pôle emploi.

Ce travail a permis de définir 5 orientations majeures, en particulier le fait que la carte se désormais fondée à partir des besoins des entreprises, territoire par territoire :

  • Le CPRDFOP et la carte des formations qui en découlera apporteront une réponse adaptée aux besoins en compétences des territoires et des entreprises,
  • Une place majeure accordée à l’insertion professionnelle par le développement des compétences et des qualifications de tous
  • Une orientation pleinement intégrée dans la chaine emploi/orientation/formation
  • Un thème aux enjeux primordiaux : le numérique
  • Une volonté de rendre la gouvernance du CREFOP plus efficiente

Création d’un Comité régional du patrimoine et adoption de deux nouveaux dispositifs

Au titre de sa politique culturelle et patrimoniale, la Région souhaite renforcer le développement du patrimoine et l’attractivité du territoire. Dans ce cadre, les élus régionaux ont décidé, ce jour, la création d’un Comité régional du patrimoine et le déploiement de deux  nouveaux dispositifs.

Le Comité régional du patrimoine

Le Comité régional du patrimoine réunira aux côtés de la Région Normandie, les cinq Départements normands, la Direction Régionale des Affaires Culturelles de Normandie (DRAC), la Fabrique de patrimoines en Normandie et la Fondation du patrimoine. Ce comité a pour objectifs :

  • d’animer un réseau de partenaires publics et privés du patrimoine, d’échanger sur les bonnes pratiques et de renforcer la professionnalisation des acteurs
  • de réaliser un diagnostic des forces et faiblesses du patrimoine culturel normand,
  • de définir un plan d’actions partagé.

Le dispositif « Patrimoine en Création(s) »

Destiné aux acteurs culturels et gestionnaires de sites patrimoniaux, ce dispositif a pour objectif de soutenir la mise en œuvre de créations artistiques de qualité, valorisant de manière originale ou innovante le patrimoine normand.

Le dispositif d’aide à la conservation des bateaux du patrimoine

Cette aide régionale participe à la conservation du patrimoine maritime normand de bateaux d’intérêt patrimonial (label BIP), de bateaux inscrits ou classés au titre des monuments historiques, de bateaux d’intérêt historique, ou d’histoire des techniques ou ethnographique, par le financement de travaux d’envergure. Les coûts éligibles concernent les réparations, la restauration ou la reconstitution par des chantiers écoles, des bateaux afin d’assurer la préservation du patrimoine ainsi que leur sécurité en mer.

Nouvelle convention TER Région / SNCF Mobilités

Les conseillers régionaux ont conclu une nouvelle convention pour l’exploitation des TER en Normandie. Cette convention, qui vient remplacer les deux conventions de Basse et Haute-Normandie, est conclue pour 2 ans, de manière à faire la transition et préparer la prise en main, par la Région, des trains Intercités en 2020.

La nouvelle convention met les voyageurs au cœur du service régional. Elle s’appuie sur 5 piliers :

  • Un dispositif complet de mesure de la qualité sur lequel s’appuie un système de bonus-malus renforcé par rapport à ce qui existait dans les anciennes conventions. Ainsi, tous les retards sont pris en compte, y compris ceux pour lesquels SNCF TER n’est pas en cause. Les trains les plus structurants, utilisés par les voyageurs quotidiens, bénéficient d’une pondération plus importante dans le calcul. L’information aux voyageurs est également prise en compte dans le calcul, notamment l’information en situation perturbée. Les malus peuvent aller jusqu’à 600 000 €/an s’ils étaient maximaux sur tous les items. Des bonus sont également prévus, si SNCF dépasse les objectifs ambitieux qui lui sont fixés. Pour rappel, les TER normands sont parmi les plus ponctuels de France : la Normandie est généralement classée 2ème ou 3ème sur ce critère. Un dispositif d’indemnisation automatique des voyageurs abonnés est également à l’étude dans le cadre de cette convention.
  • Une nouvelle tarification Tempo, votée lors de la dernière assemblée plénière, mobilisant la liberté tarifaire simplifiée pour être plus lisible et souple, avec une volonté forte de favoriser les jeunes de moins de 26 ans avec des tarifs très attractifs.
  • Quelques évolutions des dessertes et du schéma de distribution visant une meilleure adéquation entre l’offre et les besoins. Ainsi, la ligne Caen-Rennes devrait être transformée en deux sections Caen-Granville et Granville-Rennes avec une desserte renforcée, de manière à mieux desservir les relations entre Caen et le centre-Manche, empruntées par de nombreux Normands. Des évolutions en gare seront proposées en concertation avec les territoires, pour tenir compte de la réalité de l’utilisation des différents canaux de vente, avec en particulier la montée en puissance très rapide des canaux digitaux.
  • Une nouvelle démarche d’échanges et de concertation continue est prévue dans la convention, reposant sur des conférences d’axe annuelles (3 axes : Normandie-Nord autour de Paris-Rouen-Le Havre, Normandie-centre autour de Paris-Caen-Cherbourg, Normandie-Sud, autour de Paris-Granville), des comités territoriaux (5 dans la Région) et un dialogue continu avec les élus et les associations.
  • Une maitrise de la dépense régionale, puisque le montant annuel consacré à l’exploitation des TER par la Région passe à 136,5 millions €/an, contre 140 millions € en 2017 et une projection 2018 initiale de 144 millions €. En outre, le mécanisme contractuel mis en place sécurise ce niveau de dépense, et responsabilise SNCF sur les coûts comme sur les recettes.

50 millions d’euros pour le projet d’aménagement des accès du pont Flaubert à Rouen

Les conseillers régionaux ont approuvé, ce jour, les termes de la convention de financement pour la réalisation (études et travaux) des accès définitifs du pont Flaubert en rive gauche de la Seine. Inscrite au Contrat de Plan Etat Région (CPER) 2015-2020 pour un montant de 200 millions, cette opération sera financée à hauteur de 100 millions d’euros par l’Etat, 50 millions d’euros par la Région, 30 millions d’euros par la Métropole et 20 millions d’euros  par le Département de la Seine-Maritime.

Le projet consiste en la création d’une nouvelle infrastructure routière d’une longueur de 1,1 km (2 x 2 voies) permettant une liaison directe entre la voie rapide Sud III (RN338) et le pont Flaubert en substitution de la liaison actuelle. Le calendrier prévisionnel des travaux s’étend sur la période 2017 – 2025. L’Etat assure la maîtrise d’ouvrage de cette opération.

La convention cadre Etat-ANRU-Région Normandie 2017-2024

Le Nouveau Programme National de Renouvellement Urbain (NPNRU) 2014-2024 a pour objectif la requalification des quartiers prioritaires de la politique de la ville présentant les dysfonctionnements urbains les plus importants. Sont concernés en France : 216 quartiers d’intérêt national et 250 quartiers d’intérêt régional (QIR).

En Normandie, sur 62 quartiers prioritaires de la politique de la ville, l’ANRU a retenu six Quartiers d’Intérêt National (QIN) (Hauteville à Lisieux, Nétreville à Evreux, le centre-ville du Val-de-Reuil, le quartier des arts et des fleurs- Feugrais à Cléon, Saint-Aubin-lès-Elbeuf, le quartier de la piscine du Petit-Quevilly, les hauts de Rouen et Bihoral) et 16 Quartiers d’Intérêt Régional (pour le Calvados : les quartiers du Chemin Vert à Caen et Canteloup – Marronniers à Honfleur, pour la Manche : Fourches-Charcot à Cherbourg-en Cotentin, pour l’Orne : Saint Michel à Flers, Vallée d’Auge à Argentan, la Madeleine à l’Aigle, pour l’Eure, Acacia – Les oiseaux à Louviers, Europe – la Passerelle à Pont-Audemer, pour la Seine-Maritime : Neuville à Dieppe, Graville au Havre, Quartier du plateau à Canteleu, Parc du Robec à Darnétal, le centre-ville d’Elbeuf, Oissel sur Seine, Grammont à Rouen, Château Blanc à Saint-Etienne-du-Rouvray).

57,6 millions € de concours financiers seront consacrés par l’ANRU au Quartiers d’Intérêt Régional. S’agissant des Quartiers d’Intérêt National, l’ANRU n’a pas déterminé d’enveloppe à ce stade.

De manière à sécuriser les financements consacrés au renouvellement urbain dans le cadre du Nouveau Programme National de Renouvellement Urbain, les conseillers régionaux ont approuvé la nouvelle convention de partenariat tripartite ANRU / Etat / Région précisant le cadre d’une action commune sur les quartiers d’intérêt national et régional, pour la période 2017-2024, au regard des compétences et moyens respectifs.

Les modalités de l’intervention régionale :

  • La Région soutiendra à hauteur de 1/3 de l’intervention financière en équivalent subvention de l’ANRU et dans la limite de 88 millions € de crédits d’investissement de la Région consacrés aux quartiers du NPNRU.

Le principe retenu, 1 € de subvention régionale pour 3 € de subvention de l’ANRU, permet, en l’absence d’une enveloppe ANRU arrêtée à ce stade par l’Etat, de s’assurer d’une intervention importante sur les quartiers normands. Ainsi, si l’enveloppe de 88 millions € est intégralement consommée, cela signifiera que l’ANRU aura consacré près de 270 millions € aux Quartiers d’Intérêt Régional et Quartiers d’Intérêt National normands, soit près de 210 millions € aux Quartiers d’Intérêt National et 60 millions € aux Quartiers d’Intérêt Régional.

  • Au préalable d’une intervention de la Région, les EPCI devront inscrire leur projet dans le contrat de territoire, affirmant ainsi qu’il est une priorité de leur stratégie locale.

Un comité de pilotage régional du renouvellement urbain en Normandie a été mis en place, il est coprésidé par la Préfète de Région et le Président du Conseil Régional.

La nouvelle politique régionale en faveur de la filière équine

Hervé Morin a présenté les principaux objectifs de la nouvelle politique équine de la Région : affirmer au niveau mondial la place de la Normandie comme terre d'excellence du cheval, en s'appuyant sur ses domaines d'excellence (l’élevage, les champions, la recherche, les événements équestres) et ses sites phares (Deauville, Haras national du Pin, Pôle hippique de Saint-Lô) pour conquérir de nouveaux marchés à l'international et renforcer l'attractivité de la Normandie,

La Région Normandie y consacrera 6,6 millions d’euros (hors investissements réalisés pour le Haras du Pin) pour mettre en place cette nouvelle politique. Elle a missionné le Conseil des Chevaux de Normandie pour organiser une large concertation auprès des acteurs de la filière.

La filière équine normande représente 18 000 emplois, 6 500 entreprises, 1,334 milliard d’euros de chiffre d’affaire annuel, 4 500 élevages, 44 853 licenciés Fédération Française d’Équitation, 37 centres de formation aux métiers du cheval, 3 sites phares (Deauville, Haras national du Pin, Pôle hippique de Saint-Lô), 42 hippodromes, 254 réunions de courses par an, 1 aéroport où peuvent transiter des chevaux, et 1 pôle de compétitivité « Hippolia ».

La Normandie est la seule région au monde à produire des champions (hommes et chevaux) dans les trois disciplines (galop, trot, sport). Elle bénéficie d’un patrimoine matériel et immatériel exceptionnel lié au cheval (haras, paysages, savoir-faire artisanaux…). Enfin, elle a su accueillir et accompagner des équipes de recherche reconnues au plan international.

Cependant, cette filière économique emblématique de la Normandie est aujourd’hui fragilisée par plusieurs facteurs : baisse des paris hippiques, fin du monopole du PMU, augmentation du taux de TVA sur les activités de services, réformes des rythmes scolaires qui a impacté le taux de fréquentation des centres équestres, cloisonnement entre les différents secteurs (galop/trot/sport/loisirs/trait…).

La nouvelle politique régionale en faveur de la filière équine s’articule des priorités suivantes :

  • développer des formations d’excellence,
  • accroître la compétitivité des entreprises, des exploitations agricoles équines normandes, et des entreprises industrielles et de services,
  • faire de la Normandie une référence mondiale pour l'enseignement supérieur et la recherche d'excellence au bénéfice de la filière équine,
  • développer une recherche d'excellence dans le cadre d'un véritable "campus équin",
  • faire du Centre Européen du Cheval un cluster mondialement reconnu dans les domaines de la santé et de la performance,
  • faire de la Normandie le plus grand marché du cheval athlète,
  • valoriser les races équines emblématiques de la Normandie,
  • construire une offre touristique dynamique à vocation internationale autour des savoir-faire normands,
  • développer l'attractivité du territoire, en particulier à l'international

« La filière du cheval est un des éléments majeurs de l’attractivité normande. Je souhaite que le cheval en Normandie devienne incontournable en France et en Europe par la qualité des formations que peut offrir  la filière et par l’importance des événements qu’elle porte» déclare Hervé Morin.

La monnaie normande sera lancé au cours du premier semestre 2018

Hervé Morin, Président de la Région Normandie, Sophie Gaugain, 1ère Vice-Présidente de la Région Normandie chargée de l’économie et Lynda Lahalle, Conseillère régionale déléguée à l’Economie Sociale et Solidaire, avaient annoncé, en juin 2016, la création d’une monnaie régionale normande.

Depuis, l’association de la Monnaie normande citoyenne a été créée le 9 novembre. Gérard Heit, Président de Normandie Active, est président de la nouvelle association. Frédéric Sauvadet, Président de la fédération Agnel (monnaie locale dans la région de Rouen) en est le Vice-Président.

Une consultation citoyenne sur le nom de cette monnaie a été lancée via le site internet de la Région Normandie https://www.normandie.fr/monnaie-normande. La monnaie sous forme numérique sera mise en circulation au premier trimestre 2018.

Objectif : le développement de l’économie normande en intégrant les critères de développement durable, les circuits courts et le commerce de proximité.

Hervé Morin, Président de la Région Normandie : 

« Convaincu de l’utilité d’un tel outil pour favoriser le développement économique, la Région a engagé, dès juin 2016, avec les monnaies locales existantes et tous les partenaires du territoire, un travail partenarial et collaboratif pour la création de la monnaie normande en 2018. C’est une opportunité formidable de valoriser la culture normande et de renforcer les liens entre les différents acteurs du territoire, associant les citoyens, les entreprises, les associations et les collectivités, à un projet économique et social fondé sur des principes et des valeurs communs. »

Lynda Lahalle, Conseillère régionale déléguée à l’Economie Sociale et Solidaire :

« En association avec les autres monnaies locales du territoire, la monnaie normande proposera à ses utilisateurs, citoyens, entreprises et collectivités, une solution de paiement numérique, 100 % traçable et 100 % sécurisé (carte de paiement et/ou application smartphone) grâce à un écosystème numérique normand performant. »

Des Monnaies Locales et Complémentaires sont, dès à présent, en circulation au Havre (Le Grain) et à Rouen (L'Agnel). D'autres sont en réflexion sur tout le territoire normand (Bayeux, Cherbourg, Coutances, Evreux).

Au niveau national, une quarantaine d'initiatives de Monnaies Locales et Complémentaires existent, dont vingt-quatre sont existantes et circulent (Toulouse, Boulogne, Strasbourg…).


 

Comme d'habitude, l'attention médiatique s'est concentrée sur le débat de politique général introductif avec des oppositions régionales qui se trouvent bien embarrasées car le gouvernement Morin de la Normandie est à, ce point, normand et au service des intérêts de la Normandie, des Normands et de l'avenir de cette région qu'ils en viennent à s'opposer à l'idée régionale elle-même:

Face au néo-jacobinisme d'Emmanuel Macron, un banquier haut-fonctionnaire qui ne jure que par la haute finance et la compétitivité des grandes métropoles au risque d'aggrandir la fracture territoriale, les oppositions de gauche du conseil régional n'ont trouvé qu'une idée: s'opposer, par principe, à Morin le girondin parce qu'il faut bien que l'opposition de gauche s'oppose tout en prenant le risque d'avoir les mêmes arguments que l'opposition du Front National qui assume son jacobinisme anti-régional dans un hémicycle de conseil régional... sans, pour autant, le quitter.

Au lieu de renforcer le consensus politique nécessaire à la construction d'un projet normand qui puisse enfin mettre en oeuvre des politiques publiques alternatives, efficaces, utiles, pragmatiques, proche des Normands et de leurs besoins, de leurs urgences ou de leurs projets en faisant les critiques précises et les propositions nécessaires, nous avons eu droit à une séance de grand guignol sur l'utilité de la régionalisation: la Normandie pour les Nuls?

Voir la revue de presse suivante (éditions de Ouest-France et de Paris-Normandie du 21 novembre 2017):

La Normandie pour les nuls

La Normandie pour les Nuls 2

La Normandie pour les nuls 3


 

Commentaire de Florestan:

Quelques petits conseils à suivre pour une opposition normande constructive

1) Ne pas confondre opposition à Hervé Morin et opposition à l'idée régionale normande

2) Ne pas confondre épargne et investissement

3) Ne pas confondre région et découpage territorial

4) Ne pas confondre région et projet

5) S'opposer fermement au retour de l'infantilisation des collectivités territoriales par un Etat central qui n'a plus les moyens d'agir après plus de trente années de décentralisation

6) Reprendre en main la prospective et la stratégie normandes sur l'avenir de la vallée de la Seine en demandant à Hervé Morin de dénoncer comme caduc l'actuel schéma stratégique de développement de la vallée de la Seine signé avec Notre Père l'Etat au printemps 2015 par deux conseils demi-régionaux normands retombés en enfance.

7) Exiger que l'Etat assume ses engagements financiers dans les grands projets qui manquent à la compétitivité du territoire normand

8) Consulter la population normande et l'informer de l'action régionale en cours en l'associant davantage à la prise de certaines décisions

9) Réveiller le CESER en l'ouvrant aux associations et personnalités qui ont l'action régionale normande comme principale raison sociale

10) Travailler plus encore les dossiers normands en rencontrant les Normands sur le terrain

Pour que l'assemblée plénière régionale et que la commission permanente ne soient pas que des chambres d'enregistrement il faut un débat politique régionale de meilleur qualité en évitant les querelles de personne inutiles ou les clochemerles politiciens.

Nous avons tous de la chance d'habiter dans la seule vraie région de France qui met en oeuvre une vraie politique régionale ambitieuse et dynamique avec à sa tête un président de la Normandie qui y croit, qui aime son mandat et s'enthousiasme pour le projet normand qui est, pour ici et maintenant, le seul projet collectif positif que nous ayons sous la main pour notre avenir immédiat...

Alors Mesdames et Messieurs les élues et les élus du conseil de Normandie ne tirez pas sur une ambulance qui n'en est pas une...