Urgence prophylaxique absolue!

Pour éviter que Rouen, notre métropole normande ne soit qu'un grand corps malade et qu'avec une bonne migraine rouennaise, la Normandie en pleine renaissance ne se prenne encore la tête entre les mains.

L'Etoile de Normandie relaye cette initiative intelligente et désespérée de Nicolas PLANTROU, grande personnalité normande et rouennaise ( président du conseil de surveillance de la Caisse d'Epargne de Normandie, vice-président du groupe Banque Populaire-Caisse d'Epargne et ancien président du CESER de Haute-Normandie) d'une pétition appelant à fusionner les communes dans le périmètre de la métropole de Rouen afin d'en renforcer la substance.

Prince-Charles

Nicolas Plantrou (à gauche sur l'image) en compagnie du Prince Charles sur le pont du Bélem, le voilier appartenant à la Caisse d'Epargne)

On rappelera que Rouen, en tant que métropole (officiellement sur le papier depuis le début de l'année 2014 selon les grâces de la loi MAPTAM) cumule toutes les réalités contraires à l'épanouissement d'une métropole régionale "normale".

Voici, une fois de plus encore, le diagnostic de la maladie rouennaise:

1) Rouen, sur deux siècles, c'est l'histoire du plus grand déclin possible pour une grande ville française: seconde ville de France en 1750, banlieue industrialo-portuaire de Paris en 1970.

2) L'Etat central jacobino-parisien n'a pas voulu que Rouen soit métropole régionale d'équilibre pour le Nord-Ouest parce qu'il souhaitait épancher la région parisienne jusqu'au Havre en suivant la vallée de la Seine: c'est la raison funeste pour laquelle la Normandie a été coupée en deux avec le passif que l'on sait...

3) La proximité du Grand Paris ne permet pas à Rouen d'être le "petit Paris de la province normande": elle doit construire un réseau métropolitain de tête avec Caen et Le Havre pour diriger, par une répartition équilibrée et complémentaire des fonctions et des directions le grand réseau urbain normand, le plus parfait réseau urbain des régions de France (une ville de 10000 habitants tous les trente kilomètres).

4) La métropole de Rouen est la seule des métropoles françaises qui n'est pas dirigée par le maire de sa commune centre.

5) La métropole de Rouen est celle qui comporte le plus de communes membres par rapport à la population totale concernée.

Conclusion du diagnostic:

1) Après la réunification de la Normandie, il faut travailler d'urgence au chantier de la réunification de Rouen

2) Il faut "normandiser" les élites rouennaises: elles n'ont pas encore totalement compris que l'avenir de Rouen ne pouvait qu'être assuré que dans une pleine coopération à un projet normand. Si certains Rouennais n'ont toujours pas compris pour quelles raisons notre métropole normande est dans ce triste état, qu'ils relisent le point n°2 de ce diagnostic!

Sauver les "meubles rouennais" dans une intégration rouennaise dans le GRAND PARIS est une vieille lune... Une vieille lune maudite! Autant vendre son droit d'aînesse normand pour un plat de lentilles parisiennes ou faire le réveillon du jour de l'An avec le diable avec le manche d'une cuillère qui ne sera jamais assez long! 

Au lieu de confier leur destin aux Parisiens, les Rouennais doivent apprendre enfin à s'occuper par eux-mêmes de leurs propres affaires: ça tombe bien! c'est précisément l'objet du projet d'une renaissance normande...


 POUR SIGNER LA PETITION SUIVRE LE LIEN SUIVANT:

http://chn.ge/2C5pWFB

ETUDIONS LA FUSION DE COMMUNES DANS LA MÉTROPOLE ROUEN NORMANDIE

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 Les medias régionaux nous abreuvent d'informations sur un conflit ouvert entre Yvon Robert, maire de Rouen , et Frédéric Sanchez, président de la Métropole Rouen Normandie. Nos élus perdent leur temps en bisbilles ; c'est triste ! Il y aurait mieux à faire pour le développement de notre territoire.

Ne nous trompons pas. Dans cette affaire, il n'y aura ni vainqueur ni vaincu. Il n'y aura que des perdants : les habitants de la métropole.
La métropole compte 71 communes (dont 45 de moins de 4 500 habitants) pour un territoire de 486 000 habitants, dont 110 000 pour la ville de Rouen. Comparons avec Nantes : 24 communes pour 600 000 habitants dont 298 000 pour la ville de Nantes. Nous avons 156 élus conseillers communautaires quand Nantes en a 97.

La métropole nantaise est assurément plus dynamique, plus efficace et plus attractive que celle de Rouen. Ne cherchons pas trop loin les raisons. L'une d'elles est certainement cette gouvernance archaïque de notre métropole rouennaise.

Il parait souhaitable que le nombre de communes de la métropole rouennaise soit très profondément réduit et que la ville centre représente environ la moitié de la population totale de la métropole. Cela doit au minimum être étudié.

NOUS DEMANDONS AUX ELUS DE LA METROPOLE ROUEN NORMANDIE ET DES COMMUNES LA COMPOSANT DE MENER LES ETUDES PERMETTANT D'EVALUER LES IMPACTS POSITIFS OU NÉGATIFS DE FUSIONS DE COMMUNES AU SEIN DE LA METROPOLE ROUENNAISE, DE METTRE CES ETUDES A LA DISPOSITION DE LA POPULATION ET D'ENGAGER UN DÉBAT CITOYEN SUR CES BASES COURANT 2018.

Nicolas Plantrou, ancien président du CESER Haute Normandie 


 

Lire aussi l'entretien que Nicolas PLANTROU a accordé à Paris-Normandie pour expliquer sa démarche:

http://www.paris-normandie.fr/actualites/politique/ils-veulent-faire-grossir-rouen-HO11799824?utm_source=Utilisateurs+du+site+LA+NEWS&utm_campaign=2030ee38c6-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_233027d23b-2030ee38c6-137315997

Pétition. À l’initiative de Nicolas Plantrou, président du conseil d’orientation et de surveillance de la Caisse d’Épargne Normandie, des personnalités de la métropole de Rouen lancent un appel à Frédéric Sanchez et Yvon Robert afin de faire bouger les lignes et réveiller la belle endormie de la Normandie.

En 2015, la Normandie était en train de devenir une et indivisible, et Rouen devait apprendre à partager avec Caen et Le Havre. Frédéric Sanchez, président de la Métropole Rouen Normandie, et Yvon Robert, le maire de Rouen, n’affichaient pas encore en public leurs différends.

Dans le cadre feutré et confidentiel de l’Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Rouen, Nicolas Plantrou animait début 2016 une conférence « Quelle gouvernance de la métropole rouennaise ? ». Au cours de son exposé, celui qui achevait son mandat de président du Conseil économique, social et environnemental de Haute-Normandie pointait du doigt les faiblesses d’une ville transformée en métropole par la grâce d’une loi. Près de deux ans plus tard, alors que les deux têtes d’affiche socialistes qui gouvernent cette entité qui peine à rivaliser avec Nantes, Lille ou Rennes sont d’accord sur presque rien, Nicolas Plantrou lance une pétition pour que “ ça bouge”.

Par le biais de cette pétition, vous adressez un message clair à Frédéric Sanchez et Yvon Robert : la métropole de Rouen est condamnée à végéter car sa ville centre est trop petite...

« Le problème est structurel et il n’est pas nouveau. Nous avons une petite ville centre et également une multitude de communes. Je n’ai pas la solution toute prête, c’est pour cela que je demande qu’on étudie les différentes possibilités. Il y aurait la solution de prendre toutes les communes de la première couronne et de les fusionner avec Rouen. Mais cela ne résout pas le problème de l’émiettement des communes.

« Rouen doit atteindre 250 000 habitants »

À Brest, il y a seulement huit communes dans la métropole. Je pense que Rouen doit concentrer comme toutes les autres grandes villes centres 50 % de la population de la métropole, soit atteindre les 250 000 habitants. Et il faudrait arriver à réduire le nombre de communes. Dix à quinze communes, ce serait la bonne jauge. Et pour cela, il faudrait que les communes fusionnent par secteur géographique et qu’il n’y ait plus qu’une seule commune pour les plateaux est et nord, pour la vallée du Cailly ou encore l’Austreberthe ou Elbeuf. Depuis 2015, la loi NoTRE favorise la fusion des communes en jouant sur le levier des dotations de l’État. Force est de constater que la Seine-Maritime en général et la métropole de Rouen en particulier est à la traîne par rapport à d’autres départements normands comme la Manche ou le Calvados en termes de fusions de communes. »

Pourquoi lancer ce pavé dans la mare aujourd’hui ?

« Cette affaire de conflits entre deux personnes est préjudiciable. Les gens sentent bien que Rouen n’a pas le même rayonnement que les autres métropoles. »

Pour qui, pourquoi montez-vous au créneau ?

« Je suis un citoyen engagé. Je n’ai pas de carte politique. Je suis indépendant. Quand je vois qu’il y a un danger, je sors de ma réserve. Quand on est dans une période de crise, on ne peut pas se permettre de se bagarrer. »

Faut-il attendre un homme ou une femme providentielle ?

« Je ne crois pas à la solution extérieure. Il faut que les gens de bonne volonté se mettent ensemble autour de la table. Les citoyens n’aiment pas le changement. Il faut que ce soit des citoyens éclairés qui poussent à la roue. »

Si les lignes ne bougent pas dans les prochains mois, quel scénario envisagez-vous ?

« Je crois que le dégagisme fera son œuvre si les élus actuels ne prennent pas le problème à bras-le-corps. Les bisbilles entre Frédéric Sanchez et Yvon Robert sont peut-être finalement un mal pour un bien. Je les connais tous les deux, je ne les critique pas. Ce sont tous les deux des gens bien. Mais il faut que ça bouge ! Depuis que j’ai mis la pétition en ligne, je reçois beaucoup de soutiens et je vois que cela suscite des réactions de tous bords. »

  Thierry RABILLER