Voici, à nouveau, un sujet essentiel dont on ne parle hélas quasiment jamais. Un sujet à ce point discret qu'il en paraîtra exotique sinon étrange.

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Une image pour comprendre: les lichens dont on ne sait s'ils sont animaux ou végétaux, forment une famille d'êtres vivants bien à part avec une variété extraordinaire. Ils sont partout et semblent invisibles à moins de savoir qu'ils sont là et d'avoir la curiosité de mettre le nez dessus. On sait que leur plus ou moins grande présence ou la plus ou moins grande présence de telle ou telle variété de lichens signe la plus ou moins grande qualité de l'air que nous respirons: plus ce dernier est pollué plus les lichens se feront rares.

Il en est de même de tout ce bocage d'instances et d'institutions cachées derrière d'horribles acronymes qui permet la vie ou la survie d'une auto-gestion démocratique de nos affaires publiques sociales selon les principes du paritarisme entre représentants des salariés et représentants des employeurs, principes républicains humanistes (socialistes et chrétiens) forgés dans les épreuves de la Résistance au fascisme nazi de la Seconde Guerre mondiale qui s'imposèrent partout en France au lendemain de la Libération de 1944.

Protection et assurance sociale contre la maladie, le chômage, pour la retraite, l'accompagnement du handicap, contre le mal-logement, pour la formation professionnelle en général ou la formation professionnelle continue, pour la prévention des accidents et maladies professionnelles, contre l'illettrisme, pour les familles et l'éducation des enfants, pour les loisirs et les sports, pour l'accompagnement des personnes âgées en perte d'autonomie, pour le versement d'un revenu minimum et l'aide sociale d'urgence pour les plus démunis: il existe une instance de dialogue et de co-décision paritaire entre représentants des salariés, des employeurs, de l'Etat et des collectivités territoriales pour chaque sujet. Et ces instances sont décentralisées dans chaque région et chaque département: la Normandie est donc devenue, du fait de son évidence en terme de géographie humaine le cadre incontournable d'un paritarisme régional doté de la bonne échelle territoriale (ni trop grande, ni trop petite) qui pourrait être un exemple sinon le cas idéal pour le reste du pays.

Sauf que... Sauf que nous devons, hélas, utiliser le conditionnel puisque les acteurs de ce paritarisme, notamment les représentants des syndicats de salariés qui ont des mandats dans ces instances, sont inquiets de son devenir car faute d'un projet social normand clairement proposé tant du côté de la nouvelle région Normandie que du côté du CESER, l'assemblée délibérative représentative des forces vives de la société civile régionale qui devrait être, bien plus qu'elle ne le fait, l'instance où les enjeux de ce paritarisme social normand pourraient être discutés, la fusion régionale est perçue comme une arme de guerre pour faire des rationalisations comptables et permettre ainsi une recentralisation rampante souhaitée, sans mystère d'ailleurs, au plus haut sommet de l'Etat avec la bénédiction du MEDEF, un syndicat patronal qui se prétend représentatif chez les employeurs sans en apporter clairement la preuve...

A l'instar de nos lichens ne supportant guère la pollution de l'air, le paritarisme normand (comme celui des autres régions) risque de souffrir du retour de flamme néo-jacobin en cours...

 Ainsi, le dossier brûlant de l'apprentissage, sa réorganisation et son financement, avec les certitudes d'un Macronaparte 1er voulant confier le financement de la gestion aux branches professionnelles (position du Médef)  au détriment des autres acteurs locaux de l'apprentissage ou de la formation professionnelle, à commencer par les régions qui ont récemment claqué la porte de la dernière conférence territoriale au début du mois de décembre dernier...

Dans ce contexte, on vous proposera la lecture fort intéressante du compte-rendu de la dernière réunion du CREFOP - bigre! quel acronyme! - CREFOP voulant dire: Comité Régional pour l'Emploi, la Formation et l'Orientation Professionnelle, une instance quadripartite (Etat, collectivités territoriales, patronat et syndicats) créée à la suite de la réforme régionale de 2014 et co-présidée par la préfète de région et le président de région et dans laquelle une politique publique aussi essentielle pour l'avenir des Normands que celle de la formation professionnelle peut être discutée et arbitrée

Cette réunion a eu lieu à Caen le 20 décembre 2017. Nous reproduisons, ci-après, le compte rendu d'un représentant de la CGT qui a suivi les débats concernant la nouvelle carte normande des formations. Pour mémoire, nous avions, sur l'Etoile de Normandie, publié en janvier 2017 cette carte des formations:

http://normandie.canalblog.com/archives/2017/01/21/34833122.html

Je ne ferai pas ici un compte-rendu exhaustif du CREFOP de cet après-midi, simplement du point concernant le vote de la carte des formations 2018.
Tout d'abord, le président de Région, plus précisément le vice-président, a, en préambule de la présentation de la carte, déclaré que la Région Normande et d'autres s'opposaient à ce que la formation professionnelle revienne en totalité aux branches, comme le patronat le souhaitait ainsi que le gouvernement. 
Il a rappelé, à plusieurs reprises, que si cette demande du patronat aboutissait, les Régions retireraient leurs billes de la formation : "les Régions n'ont pas vocation à financer les murs des CFA ". La Région veut garder la main sur la formation.
Quel crédit accorder à cette déclaration ? On verra par la suite.
Concernant la carte des formations, la FSU s'est fendue d'une déclaration liminaire contre le développement de l'apprentissage tout azimut (une ouverture en  scolaire pour dix ouvertures en apprentissage cette année).
Pour ce qui nous concerne, nous n'avions pas rédigé de déclaration, pour la simple raison qu'on aurait dit la même chose que l'année dernière et cette année au moment de l'avis sur le contrat de plan de formation. Nous avons donc opté pour une prise de parole plus "dialoguée", le Président de Région nous y avait d'ailleurs invité dans sa présentation liminaire.
Notre intervention a porté sur trois points :
1)  Nous avons repris à notre compte la déclaration de la FSU, en précisant toutefois que les fermetures ne figuraient pas dans la carte comme les autres années. Nous avons fait également état des contingentements dans certaines filières de lycées professionnels qui non plus n'apparaissaient pas. Nous avons pris comme exemple les bac pros GA dont les capacités sont réduites années après années, en citant les LP de Haute- Normandie.
2)  On ne pouvait passer à côté des ouvertures en mixité. Sur ce point, on avait des billes avec les ouvertures d'un bac pro à Saint Lô et celle d'un BTS à Guehenno (Flers). On a tout d'abord rappelé que les ouvertures en mixité se faisait souvent contre l'avis des personnels, mais que, de guerre lasse, ceux-ci finissaient par s'y résoudre pour des questions de maintien de postes.
Nous avons demandé aux représentants de l'Etat (Recteur, Préfet) et de la Région ce qu'ils comptaient proposer aux élèves qui ne trouveraient pas de contrat d'apprentissage, après avoir fait une première année en scolaire. Je précise ici qu'il s'agit de mixité de parcours (première année scolaire, seconde année en alternance). On a repris l'exemple que  nous a été donné pour le CAP serrurerie de Flers avec 12 élèves en première année l'année dernière et 2 seulement en terminale cette année.
Nous avions aussi en tête le CAP de Saint Lô qui est justement redéployé en Bac pro. Nous avons rappelé que l'ouverture de deux groupes distincts serait plus pertinent. Nous avons eu également un mot sur le fait que le bac pro était certainement moins intéressant pour un employeur qu'un CAP car les temps de formation en entreprise sont moins importants.
3)   On ne pouvait également faire l'impasse sur le "plan étudiant" et ne pas évoquer l'absence d'évolution de la carte sur les filières sélectives (BTS, DUT), en dehors de l'apprentissage, l'entrée de la sélection à l'université, dans un moment de pic démographique sur le post-bac, conséquence d'un rebond de natalité au virage des années 2000. Là encore, on a interrogé le Recteur et l'Etat sur le bacheliers qui risquaient de se retrouver sans solution dans un tel contexte.    
Ce à quoi nous répondu le Recteur (rien de La Préfète) :
1)  Pas de fermeture en scolaire (mais pas de réponse sur les contingentements).
2)  Pourquoi faire tout un plat pour 30 ouvertures en mixité ? concernant le BTS de Flers, c'est vu avec les entreprises du coin, à priori, il y en a une qui se serait engagée pour prendre 8 apprentis (et les 4 autres?). Et puis ce n'est pas vrai qu'il n'y a pas assez de place en BTS, il y a 200 places vacantes. Quant à l'ouverture de deux groupes distincts scolaire/apprentissage, ce n'est pas la peine d'y penser.
3)  Pas de sélection à l'université, mais un accompagnement pour bien entrer dans le diplôme de son choix, comme on permet l'ouverture des BTS aux bac pros, l'ouverture des DUT aux filières technologiques.
4)  Il a annoncé la création d'une classe prépa. spécialisée à destination d'élèves de BTS dans le but d'intégrer les écoles d'ingénieurs. A voir....
Vous noterez que concernant les autres filières en mixité des parcours (bac pro, CAP), personne n'a rien répondu, preuve qu'ils ne sont pas à l'aise sur la question. Il faut continuer de les pilonner. La Région a même insisté sur le fait que ces dispositifs de mixité seraient évalués.
Concernant la minimisation des ouvertures en mixité, nous avons fait remarquer que c'est quasiment autant qu'en scolaire et qu'on ne pouvait plus distinguer lequel des deux était expérimental....
Concernant l'accompagnement des bacs pros pour les BTS, nous avons répondu qu'on attendait encore les moyens spécifiques.

On aurait pu dire plus, notamment sur Sauxmarais (Cherbourg)  et Jooris (Dives sur Mer) et plus généralement sur les ouvertures et refus d'ouvertures en métallerie et soudure. Mais on a manqué de temps et d'éléments venant des établissements concernés.
Car ce qui fait mouche dans ce genre d'instance, c'est quand on arrive à remonter des éléments très concrets qui viennent foutre en l'air leur discussion de salon autour de la nécessité de l'apprentissage, des formations d'excellences, d'accompagnement au plus près des élèves et des étudiants,...
Le vote s'est soldé par 4 contre ( la FSU, l'UNSA qui a défendu les LP, certainement un chef d'établissement, la CGT et FO), il y a eu quelques abstentions dont la CPME et l'UPA je crois, le reste a voté pour.
Fraternellement,
Commentaire de Florestan:
L'enfer de l'apprentissage coûte que coûte risque d'être pavé de bonnes intentions...
Le 27 novembre 2017 à Caen, nous avions pu assister, en tant qu'observateur, aux prises de parole des représentants de la CGT qui ont des mandats dans le bocage paritaire normand à l'occasion d'une réunière plénière du comité régional interprofessionnel "Normandie" de ce syndicat  qui, rappelons-le, dispose d'un comité régional normand depuis... 1976.

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La partie de la réunion à laquelle nous avons pu assister était consacrée à un tour d'horizon du paritarisme normand avec une "remontée" des observations faites par les représentants du syndicats sur le terrain: à l'époque, on s'en souvient, le torchon commençait à brûler avec incandescence entre Hervé Morin et le gouvernement au sujet du financement de l'apprentissage et de la formation professionnelle. Et dans la réunion, on sentait poindre une sourde inquiétude vis-à-vis d'une fusion régionale normande mal expliquée ou mal perçue par des acteurs qui n'avaient pas pensé à l'évidence normande en tant que cadre concret d'action sociale pour le XXIe siècle et qui craignaient la fusion en tant qu'outil d'une rationalisation comptable décidée depuis Bercy...
Des haut-fonctionnaires jacobins au service du Médef?
Le financement de la formation professionnelle est estimé à 31 milliards. Le gouvernement Macron/ Philippe veut remettre en cause la gestion paritaire d'une partie de cette masse financière (6 milliards) au risque de destabiliser les instances décentralisées du paritarisme national. En 2013, déjà, la CGT et la CGPME qui représente les petites entreprises (soit plus de 80% des entreprises françaises)  avaient combattu ensemble la baisse de la contribution financière des grandes entreprises dans le financement de la formation professionnelle.
Aujourd'hui c'est le C. I. F. (Congé Individuel de Formation) payé par l'employeur qui est dans le colimateur du Médef (puisque les employeurs n'aiment guère l'idée de financer la formation d'un salarié qui veut quitter une entreprise pour une autre): l'idée serait de sanctuariser un "minimum pour tous" et de développer des formations complémentaires payantes à la charge de l'employé ou du chômeur qui en fait la demande. La responsabilité d'assurer la meilleure formation professionnelle possible basculerait ainsi de l'employeur vers l'employé, si l'on en croit le contenu d'une lettre de mission récemment envoyée aux acteurs sociaux que la CGT rejette, bien évidemment...
Dans le même ordre d'idée, le plan "500000 apprentis" pouvant se substituer, en partie, à la formation scolaire initiale (alors que les employeurs veulent d'abord chez leurs apprentis un minimum de compétence et d'expérience) peut apparaître comme le moyen de flexibiliser davantage le marché de l'emploi.
Et pour faire passer ces réformes, le Gouvernement qui a le Médef à ses basques, pourrait être tenté de contourner le bocage touffu du paritarisme régional: une recentralisation rampante serait, donc, à l'oeuvre puisque ces instances paritaires pourraient perdre leur autonomie pour n'être que des courroies de transmission locale de l'instance nationale parisienne dont elles dépendent.
Dans un entretien accordé au quotidien économique Les Echos (13 décembre 2017) Hervé Morin mettait clairement le Médef devant ses responsabilités au sujet de la réforme de l'apprentissage:
Pourquoi les régions se battent-elles pour conserver le pilotage de l'apprentissage alors que la baisse des effectifs ne plaide pas en leur faveur ?

"Sur l'apprentissage, il y a d'abord eu une rupture de confiance durant le quinquennat Hollande, avec des règles qui changeaient chaque année. Les chefs d'entreprise ne voulaient plus en entendre parler. Tout cela dans un contexte économique morose. D'où l'effondrement des effectifs. Pour autant, est-ce un enjeu de pouvoir pour les régions ? Non. Nous voulons que l'apprentissage décolle. Si on nous démontre que cela fonctionnera mieux avec les branches professionnelles, alors banco. C'est ce que j'ai dit à Pierre Gattaz, à Edouard Philippe, à Muriel Pénicaud ou encore à l'Elysée. Mais l'apprentissage ne doit pas devenir l'otage de la campagne électorale au sein du Medef, même s'il faut plus associer le monde économique au contenu des formations dans un système de codécision."

Ce paysage, peu connu, du paritarisme normand comporte 47 instances de représentation et de délibération pour les "partenaires" sociaux de notre région. Dans ces instances, la CGT Normandie dispose de 162 mandats.
Liste non exhautstive...
Le CREFOP (voir ci-dessus)
Le COPAREF (COmité PAritaire Régional pour l'Emploi et la Formation) siège à Honfleur...
Le CARIF (Centre d'Animation de Recherche et d'Information sur la Formation) et l'OREF (Observatoire Régional de l'Emploi et de la Formation) ont fusionné en 2015 à l'échelle normande.
L'ERREFOM (sic!) pour Espace Régional de Ressources sur l'Emploi, la Formation et les Métiers (à Caen) et le CREFOR pour Comité Régional pour la Formation (Rouen) doivent fusionner en 2018.
L'AGEFOS PME (collecte de la contribution unique). Le mandataire CGT à l'AGEFOS s'était fendu de la déclaration édifiante suivante:
"Nous ne sommes qu'une déclinaison régionale d'organismes nationaux. On est aux ordres du national. Notre marge de manoeuvre est mince face aux prétentions de Jupiter (sic!)"
Le CIFAC (Formation par alternance des artisans dans le Calvados)
Les IPR de Haute et de Basse-Normandie de Pôle Emploi (IPR pour Instances Paritaires Techniques)
Le FIPHFP (Fonds pour l'Insertion des Personnes Handicapées dans la Fonction Publique)
Le Conseil des académies de Caen et de Rouen (donne son avis avant de décider de l'ouverture ou de la fermeture d'un établissement scolaire)
Les CFA (Centres de Formation pour les Apprentis): il y en a 70 dans toute la Normandie dont un CFA public situé à Saint-Lô.
L'antenne normande du CNAM (Conservatoire National des Arts et Métiers)
Délégations HN /BN de l'Association de Formation de la Fonction Publique Hospitalière.
La mission Illettrisme et développement des territoires du CREFOP: il y a, semble-t-il, urgence à ce que la Région Normandie finance les formations des demandeurs d'emploi.
Le conseil d'administration de la CARSAT Normandie et de l'URSSAF. Au sujet de la CARSAT (Caisse d'Assurance des Retraites et de la SAnté au Travail) qui était déjà sur un périmètre normand avant la fusion régionale de 2014,  le mandataire CGT a fait le constat suivant: "Nous devons être porteurs du champ revendicatif de la Normandie dans sa diversité. Le retraité au fin fond du bocage du côté de Saint Hilaire du Harcouët n'a pas les mêmes vues qu'un retraité de l'agglomération rouennaise". Depuis le 1er janvier 2018, la CARSAT s'est substituée au RSI défaillant pour les salariés indépendants de Normandie.
Le Comité technique régional de la CARSAT qui fait des études sur les risques professionnels en lien avec les employeurs des secteurs les plus exposés (BTP, chimie et métallurgie).
L'UNICA Caen (UNion Informatique de Caen pour le recouvrement de l'URSSAF couvrant la Normandie et le Centre Val de Loire) devait cesser ses activités au 31 décembre 2017, le service étant "recentralisé" en région... parisienne !
L'UGECAM (hospitalisation des handicapés et des personnes en perte d'autonomie) avec six établissements spécialisés en Normandie.
La conférence régionale des Caisses d'Allocation Familiales (CAF)
L'Agence Régionale de la Santé (ARS) pour la mise au point du schéma régional de la Santé.
La CRSA (Conférence Régionale pour la Santé et l'Autonomie)
L'AG2R Prévoyance (gestion régionale du régime des retraités normands)
Le CRHH (Comité Régional de l'Habitat et de l'Habitation)
Le CRAL (Comité Régional Action Logement) n'est qu'une courroie de transmission de Paris qui a pour principale fonction le recouvrement de la cotisation des entreprises de plus de vingt salariés pour le financement de la Participation des Employeurs à l'Effort de Construction (PEEC).
Le CROCT (sic!) pour Comité Régional d'Orientation sur les Conditions de Travail
L'ARACT Normandie pour Action Régionale pour l'Amélioration des Conditions de Travail. L'avenir de cette structure a inquiété le mandataire CGT présent à la réunion puisqu'il a fait la remarque suivante: "Les conditions de travail passent après la compétitivité du territoire. Nous avons constaté des retards dans le financement de l'ARACT, des fonds européens (FSE), de la région Normandie ou de la DIRRECTE ne sont pas encore arrivés. Il y a une ardoise de 200000 euros et 12 emplois permanents sont menacés. L'ARACT est une association loi 1901 qui fait l'objet d'une lutte de pouvoir entre l'échelon national et l'échelon régional"... Tout est dit!
Les cinq CDSA normands (Comité Départemental du Sport Adapté)
Le CRCSM pour Conférence Régionale de Concertation en Santé Mentale
Le SANTRAVIR pour Service de Santé au Travail de Vire et de sa Région (en fait, l'ex Basse-Normandie), une association loi 1901 basée à Vire et qui s'occupe d'assurer un service public régional de la médecine du travail...

Au niveau national, la CGT a réfléchi à une possible rénovation du rôle et de la composition des CESER pour qu'ils puissent devenir l'organe représentatif et délibératif voire co-décisionnaire d'une démocratie sociale régionale authentique:
https://www.cgtservicespublics.fr/IMG/pdf/_cteurs_de_l_avis_18_avril_2016.pdf
Pour revenir sur l'actualité de la réforme imminente de l'apprentissage, on lira avec intérêt cet article des Echos qui fait le point complet sur le sujet:
Enfin, on pourra lire, ci-après, l'intégralité du courrier qu'Hervé Morin avait fait parvenir à Edouard Philippe, Premier ministre, le 20 décembre 2017 en tant que président de l'Association des Régions de France au sujet de la réforme de l'apprentissage qui risque d'être mis en péril en raison d'un "a priori idéologique":

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