Et c'est bien là le problème... Le problème n'est pas que le président de la Normandie prenne enfin en charge un intérêt général régional normand. Le problème est que parmi les "grands" élus de notre région enfin réunifiée il soit le seul à le faire.

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Le bien commun normand serait-il l'objet le moins bien partagé de toute la Normandie?

Car le poison localiste du clochemerle sur fond de panne métropolitaine rouennaise ou d'absence totale de projets de coopération entre les trois premières agglomérations normandes tend à se répandre à nouveau:

  • Le G6 Normand (les cinq départements + la région) ne se réunit plus.
  • La Manche fait la manche toute seule comme une grande sur un trottoir parisien et l'Orne de Monsieur Lambert qui a trop fait bande à part est un trou normand qui pourrait devenir, effectivement, le "trou du cul du Monde"... A moins que Christophe de Balorre, le nouveau président du CD61 n'en décide autrement.
  • Du côté du Calvados, le président n'a pas abandonné son combat départementaliste contre toute avancée des prérogatives de la nouvelle région normande.
  • Et pendant ce temps-là, Sébastien Lecornu, sous-ministre du gouvernement Macron-Philippe se verrait bien affronter Morin le Normand aux prochaines élections régionales pour revenir en Normandie et pour mieux la noyer dans une vallée de la Seine branchée sur le Grand Paris.
  • La communauté urbaine de Caen La Mer préfère ouvrir une coopération économique avec la ville belge de Mons plutôt que de coopérer avec Le Havre et Rouen et, au lieu de n'avoir qu'un seul pôle métropolitain normand, nous avons l'insigne privilège d'en avoir trois...
  • Le torchon brûle entre la Métropole de Rouen et la Seine-Maritime qui ne veut pas être mangée à la sauce lyonnaise.
  • Le clochemerle est à nouveau le sport à la mode à Rouen même entre la rive droite et la rive gauche (Cf. Sanchez vs Robert)
  • Rouen et Le Havre continuent leur sourde concurrence portuaire en se cachant derrière les présentations ronflantes d'HAROPA "port de Paris" (sic)
  • Le Médef rouennais, organisation particulièrement malfaisante, ne cache plus sa volonté de rattacher les entreprises rouennaises à la région parisienne ne serait-ce que pour s'opposer à Hervé Morin sur la question du contrôle du financement de l'apprentissage.
  • Le CESER "Normandie" réélit le "rouennais" Jean-Luc Léger contre le "caennais" Jacques Belin... Mais on aurait tort de croire à une nouvelle bataille entre Haut et Bas Normands, l'essentiel étant que le candidat de Tristan Dantreuille qui est le SGAR de la préfecture régionale représentant l'Etat central jacobin en Normandie, soit élu...

http://www.normandiexxl.com/article.php?id=2664&PHPSESSID=qijo7ah497com23pena7niahk1

Lire aussi cet extrait tiré de la dernière édition de la Chronique de Normandie (éditée par Bertrand Tierce) N° 521 datée du 15 janvier 2018:

JL. Léger réélu au CESER. Au CESER, c’est le changement dans la continuité. Jean-Luc Léger (CRAJEP) vient d’être facilement réélu président de la nouvelle assemblée avec 80 voix contre 48 pour son challenger, Jacques Belin, président du CRT Normandie, qu’on donnait pourtant favori.
- “Les Rouennais ont sûrement voté pour lui, expliquait-on dans les couloirs pour justifier l’importance de l’écart, ils ont barré la route à Jacques Belin, jugé trop caennais et trop proche d’Hervé Morin...” De fait, Jean-Luc Léger a insisté sur la préservation de la bonne distance du CESER vis-à-vis du Conseil régional. Il doit être suffisamment proche pour travailler avec lui en bonne intelligence, mais pas trop, pour garder sa liberté d’action et son pouvoir de proposition... et d’impertinence. Par ailleurs, Jean-Luc Léger a rassuré en indiquant qu’il allait continuer d’être “le président de la transition” en achevant, dans les 3 ans à venir, la mutation engagée le 1er janvier 2016, avec le lancement de la grande Région.
Ses priorités ? - Accroître la productivité du CESER. - Animer le débat public sur tous les grands sujets : exemple, l’association pour la LNPN va être relancée. - Renforcer les travaux communs avec les Régions voisines.

Bref! Espérons que ne se préfigure pas là... un clochemerle normand de plus: le CESER vs la REGION avec un match inutile et vain entre Léger (qui ne fait pas le poids) et Morin (qui a besoin du CESER).

  • Et un CESER "Normandie" pour quoi faire au fait?

http://www.normandiexxl.com/article.php?id=2669

http://www.normandiexxl.com/article.php?id=2659

  • Enfin, the last but not least, le clochemerle le plus médiatique (on en parle même dans le journal de France Culture c'est vous dire...) qui oppose historiquement Caen à Rouen ou vice-versa, reprend de plus bel avec l'affaire du Crous ou de la fusion possible des cours d'appel normandes au profit de Rouen: affaire tout particulièrement pernicieuse qui fait apparaître la fusion normande non pas comme le moyen de construire un projet régional authentique pour l'avenir d'une vraie région mais comme celui de faire fonctionner le rabot de Bercy sur nos territoires.

Lire, par exemple, ceci, tiré de la dernière édition de la propagande municipale caennaise qui encombre régulièrement notre boîte aux lettres (janvier 2018):

clochemerle caennais

Au delà de certaines inquiétudes légitimes et de la dénonciation de certaines incohérences dans la localisation de certaines agences, on notera que l'idée d'une coopération métropolitaine entre Caen, Rouen et Le Havre demeure totalement étrangère à nos élus locaux qui ont, visiblement, le cerveau lessivé par l'obsession de répliquer le modèle de la centralisation parisienne... à toutes les échelles! Il est à craindre que le lavage de cerveau ne soit pire à Rouen!

Lire ceci:

https://www.ouest-france.fr/normandie/caen-14000/caen-cour-d-appel-menacee-les-avocats-remontes-5502098

Mais aussi ceci: dans l'article qui suit, pas un mot, pas un seul sur "Métropole Rouen Normandie"... en Normandie! Quant à la récente note de France Stratégie qui pointe sévèrement le manque d'attractivité de la métropole rouennaise en 2013 on se propose de l'ignorer: Rouen se projette en 2030! Sur la planète Mars?

http://www.paris-normandie.fr/region/frederic-sanchez--la-metropole-se-construit-une-identite-forte-CK11933643

Et pendant que tous ces beaux Messieurs plastronnent à l'occasion d'interminables cérémonies de voeux sur la beauté de leurs horizons limités, l'économiste Laurent Davezies parcourt la campagne normande, ses villes et ses bassins de vie et d'emplois à la demande du président de région pour diagnostiquer les forces et faiblesses du territoire régional: le réveil des "clochemerdeux" risque d'être brutal et Hervé Morin semble être, déjà, au parfum... Au parfum d'un intérêt général normand et de ses urgences ferroviaires ou démographiques pour ce qui est des dernières nouvelles et qui ne sont pas bonnes.

Lire ces larges extraits, plutôt édifiants, de la dernière parution de la Chronique de Normandie (citée plus haut):

La bande-annonce 2018


• Le teasing d’Hervé Morin.

Le 9 janvier dernier, le président de Région a présenté aux journalistes sa “bande-annonce 2018”, comprenez ses préoccupations et dossiers de la
nouvelle année. En voici le résumé.


• Le réglage de la machine.

En 2018, Hervé Morin va “régler sa machine” en alignant et en mettant en cohérence les situations et rémunérations de ses 5 000 agents. Rappelons que les fonctionnaires territoriaux de l’ex-Haute-Normandie étaient - globalement - mieux payés que ceux de la Basse ; l’heure est venue d’harmoniser.
- Avec les organisations syndicales, les discussions sont compliquées ; hors négociation, le coût de l’alignement est évalué à 10 M€ : “il faut donc le négocier”. À noter : l’opération est aussi l’occasion d’adapter et de repositionner les compétences des agents (700 d’entre eux ont déjà changé de métier) et de revisiter les statuts : 400 contractuels ont déjà été titularisés.


• Les 156 projets du Président.

À la Région, l’adaptation continue des services est une nécessité pour gagner en efficacité. Hervé Morin reconnaît que ses fonctionnaires sont très
occupés pour gérer, notamment, les “156 projets du Président”, des projets transversaux qui mobilisent beaucoup de temps et de compétences. D’où la
nécessité de mettre les bonnes personnes aux bonnes places, en nombre suffisant, pour éviter l’engorgement. A l’évidence, le président ne veut pas décevoir. Il a entendu les critiques qui s’expriment sur son administration ; par exemple, dans le cadre des négociations des contrats de territoire, beaucoup d’EPCI dénoncent la lenteur des réponses de la Région.

Rappel : la Région veut investir 531 M€ en 2018 ; pour réussir, elle doit être plus “agile”.


• C’est celui qui paie qui commande.

À propos de ses relations avec les Départements, Hervé Morin est clair : “je ne suis pas un guichet automatique de banque, dit-il aux présidents du G.5, l’ami généreux qu’on appelle quand il faut boucler le budget...”  À ses yeux, toutes les collectivités n’ont pas les mêmes compétences et
chacune doit assumer ses propres responsabilités. La Région est chef de file dans le domaine économique ; là, c’est elle qui décide ; des partenariats sont bien sûr possibles avec les Départements, à condition que les projets présentés s’inscrivent dans ses priorités, soient co-produits, co-pilotés et co-financés équitablement. “J’ai une autonomie de pensée”, rappelle-t-il à ceux qui l’aurait oublié.

Mon commentaire : chez Maupassant, on aurait dit que le président refuse d’être un “cochon de payant”, chez Flaubert, on aurait ajouté : “en Normandie,c’est celui qui paie qui commande.”


L’état des lieux de la Normandie

Quelle est la situation de la région ? Pour le savoir, Hervé Morin a commandé au professeur Laurent Davezies, spécialiste des politiques régionales au
CNAM, un état des lieux dont les résultats seront publiés prochainement. “Beaucoup d’indicateurs sont préoccupants, annonce déjà le président, en particulier ceux des trois métropoles. Ajoutons que notre activité touristique n’est pas bonne et que nous souffrons d’un manque de fonctions tertiaires supérieures, autrement dit de centres de décision...” On l’a compris, la Normandie ne sera pas à son avantage et les conclusions de Laurent Davezies risquent de remettre en cause le discours positif sur la “région-monde”, porté par “Normandie Attractivité”, l’agence de promotion d’ Hervé Morin. Se donnerait-il un fouet pour se faire battre ? “Pas du tout, rétorque le président, cette étude va nous aider à hiérarchiser nos priorités, la nécessité de moderniser notre réseau de transport va sûrement s’imposer...”

Mon commentaire : espérons que les résultats de cette étude ne seront pas trop démotivants, car, quand on souffle le froid, après avoir soufflé le chaud, on obtient souvent des réactions un peu tièdes.


Pour nous mettre en appétit...

Le 9 janvier, Hervé Morin en a aussi profité pour faire du “teasing” en annonçant des avancées possibles sur plusieurs dossiers : le dossier de la restructuration du système aéroportuaire : “avec les trois métropoles et Deauville, nous allons faire un pas de géant”. On pense bien sûr à la création d’une autorité aéroportuaire unique, on attend. Celui du développement des campus universitaires du Madrillet à Rouen et des Plateaux Nord à Caen. Au passage, il redit sa déception de ne pas voir les laboratoires normands “ trop petits”, intégrés les classements internationaux. Il s’interroge : la ComUE aurait-elle atteint ses limites ? Celui de la gestion directe par la Région de “deux ou trois sites touristiques majeurs” pour doper l’attractivité de la Normandie. À voir. Celui de la mise à 2x2 voies d’Evreux-Chauffour, qui relie le chef-lieu de
l’Eure à l’A.13, dont la Région va devenir maître d’ouvrage...

LNPN : “faut que ça se fasse”

Alors que les élus du Département de l’Eure s’inquiètent des risques du projet LNPN sur les terres agricoles, Hervé Morin veut “que ça se fasse”. Il l’a dit et répété sur France-Inter, entre Noël et le jour de l’an, en rappelant que la Normandie “est la seule région, avec la Corse, qui n’est pas reliée au réseau TGV” et qu’il serait inflexible à l’égard du gouvernement : “la Normandie a besoin d’être connectée”. Et tant pis si le monde agricole s’oppose à ce projet.

Le pré-projet de SRADDET doit être écrit pour juillet...

2017 a été l’année de la concertation, 2018 est celle de l’élaboration. Rappelons que la Loi NOTRe prévoit que les Régions doivent adopter, avant la fin juillet 2019 (oui, 2019), un Schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires (SRADDET). Pour respecter ce délai, le pré-projet doit être écrit pour juillet 2018, les collectivités concernées seront ensuite consultées, puis, après débats et enquête publique, il sera enfin adopté par la Région et transmis à l’État pour validation. Rappelons que le SRADDET définira les règles du jeu régional pour atteindre les objectifs suivants : garantir l’équilibre et l’égalité des territoires, assurer une gestion économe de l’espace, désenclaver les territoires ruraux, développer les infrastructures de transports et l’intermodalité, relever les défis de l’habitat, maîtriser et valoriser l’énergie, lutter contre le changement climatique, restaurer la biodiversité, mieux gérer les déchets.

Derrière ces objectifs généraux, se posent des questions très concrètes, comme, par exemple, les perspectives de développement pour les territoires éloignés de l’axe Seine, à l’écart du triangle d’or “Rouen/Caen/Le Havre”. Les grandes orientations ? Le 18 décembre dernier, les conseillers régionaux ont adopté les grandes orientations du document :


- Un grand objectif : conforter la place du territoire normand dans son environnement national et international.
- Une volonté : que tous les Normands participent à cette ambition et bénéficient de ses retombées
- Une méthode : co-construire le projet de territoire normand;

Mon commentaire : derrière ces bons principes, le plus dur reste à faire, à savoir rédiger le document. C’est Guy Lefrand, le vice-président chargé des relations avec les collectivités qui pilote l’opération ; l’affaire est importante puisque le SRADDET sera prescriptif et que ses dispositions s’imposeront aux collectivités.

Vitalité en berne...
La situation préoccupante de la démographie normande.

Réalisée par Laure Hélary et Caroline Poupet, la dernière étude de l’INSEE sur la population régionale est très préoccupante, car elle révèle la faible vitalité démographique et la faible attractivité de la Normandie. De fait, les chiffres publiés (ceux de 2015) fragilisent le discours sur le dynamisme retrouvé du territoire et sur les atouts d’avenir d’une région-monde présentée comme une “terre de conquêtes et d’aventures”.

Les grands enseignements de l’étude.
Avec 3 339 000 habitants, la Normandie reste une petite région française : la 9e sur 13. Le rythme de progression de sa population (5 700 habitants en
moyenne par an entre 2010 et 2015) est l’un des plus faibles de France. Seul l’excédent des naissances sur les décès explique cette petite croissance. On l’a compris, la Normandie n’attire pas ; on ne vient pas s’y installer pour y construire son avenir ; pire, de nombreux jeunes normands continuent de la quitter, attirés par d’autres régions plus dynamiques. Ce phénomène touche particulièrement la Seine-Maritime, le département le plus peuplé de la région (1 257 699 habitants), qui affiche un important déficit migratoire.

La situation de l’Orne est la plus difficile : beaucoup de départs, peu d’arrivées, 1 000 habitants en moins chaque année, une population qui vieillit et rétrécit (286 618 habitants). Alerte rouge. Christophe de Balorre pense que le déclin n’est pas inéluctable. Dans la Manche, les campagnes se vident aussi et le vieillissement s’accélère. Mais - phénomène nouveau - l’arrivée des “papy-boomers” de Caen, Rouen, ou Paris, autour de Granville notamment, vient compenser le déficit constaté. Résultat, une économie résidentielle de “papy-boomers” est en train de se mettre en place ; question : que fait-on pour les jeunes ? Dans ce paysage démographique globalement “anémié”, seuls les départements de l’Eure et du Calvados tirent - un peu - leur épingle du jeu avec une croissance naturelle plus soutenue : + 0,5% pour le premier entre 2010 et 2015, + 0,3 % pour le second. Dans l’Eure, ce sont les EPCI de la rive sud de la Seine, de Louviers à Beuzeville, qui en profite le plus ; dans le Calvados, ce sont les communes situées dans la périphérie de Caen.

Et les grandes villes ?
Dans les agglomérations de Rouen, du Havre et de Caen, les villes-centres perdent des habitants au profit de leur périphérie. La situation s’améliore un peu au Havre qui, après avoir perdu 1 000 habitants par an entre 2005 et 2013, semble avoir réussi à stabiliser sa population. La situation est plus préoccupante à Caen (les familles quittent le centre-ville) ; si Rouen perd quelques habitants, sa métropole reste le territoire le plus dynamique ; l’INSEE précise toutefois que, comparée à des métropoles de même taille (Montpellier, Rennes...), son attractivité est la plus faible. À l’évidence, un débat sur le traitement de l’anémie démographique régionale est nécessaire.

Christophe de Balorre le président du CD.61 prend avec précaution les derniers chiffres de l'INSEE sur la diminution inquiétante de la population de son département. À ses yeux, cette baisse n'est pas inéluctable et, comme réponse, il met en avant "L'Orne au coeur de la Normandie", la stratégie de repositionnement du département dans la région : amélioration des infrastructures de transport, couverture en téléphonie et THD, construction de pôles santé, développement de l'enseignement supérieur à Alençon. "C'est un combat permanent…" De son côté, Laurent Beauvais (président d’Argentan Intercom) sonne la mobilisation générale pour tenter autre chose : "l'Orne est le seul département de l'Ouest de la France à connaître ce double passage au négatif de son solde naturel et de son solde migratoire. Je propose au président du Département une réunion exceptionnelle avec toutes les  intercommunalités ornaises pour faire un audit collectif partagé...”

Mon commentaire : le moment est effectivement venu de réunir une conférence territoriale pour s’emparer du sujet. Sinon, la marginalisation de l’Orne risque de s’aggraver.


 

Commentaire de Florestan:

Et voilà une bien belle baffe de réalité dans la goule de tous ces grands élus enfants qui continuent de prendre notre Normandie réunifiée pour une cour de récréation avec un préau bas-normand et haut-normand à chaque bout...

Hervé Morin doit se sentir bien seul: le moment de faire une grande opération de pédagogie normande sur les atouts mais aussi les urgences de notre région est arrivé. Notre Normandie, bien peu de Normandes et de Normands savent l'apprécier faute de la connaître assez.

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Faute de connaître assez l'existence d'un projet régional ambitieux sinon enthousiasmant.

L'Etoile de Normandie fait vaillamment son travail de pédagogie et de stimulation d'un débat public régional autour de la question de défendre et de valoriser un bien commun normand. Un travail de conscientisation normande et d'appropriation de la Normandie que nous aimerions ne plus faire seul ou presque...