Un livre enquête publié par un journaliste qui ne fait que son travail suscite un scandale, un vrai, un bon et nécessaire scandale, l'un de ces scandales nécessaires pour la bonne santé démocratique de notre République: les purgatifs et les laxatifs provoquent certains effets secondaires désagréables, des liquides nauséabonds obligent à torcher le cul du patient plus que de coutume mais ce livre ne doit pas se limiter au seul rôle indispensable du papier toilette car c'est le régime en son entier qu'il va falloir changer!

Bien entendu, nous parlons des cabinets de toilette de la "raie publique"...

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C'est ainsi qu'on apprend, à la lecture de ce livre, que Guillaume Pépy se prend plus de 400000 euros de salaire annuel, que les raboteurs en chef à Bercy sont mieux payés que le chef de l'Etat lui-même!

Ou encore ceci: que ces haut-fonctionnaires tous issus des mêmes corps (inspection générale des finances, corps des mines, etc...) font des aller-retours entre le service public de l'Etat et des cabinets conseils privés voire des conseils d'administration de grands groupes multinationaux pour conseiller ces derniers dans le meilleur moyen de détourner la loi dont les décrets d'application ont été écrits par... eux-mêmes!

Pendant que cette haute caste se goberge sur le dos de la bête, c'est à dire la nôtre, qu'à nous autres, pauvres cons-tribuables, ils nous disent de nous serrer la ceinture pour préserver le bien public et l'argent public ou que cette bande de nuisibles "intouchables" qui sont les véritables profiteurs de la recentralisation en cours opérée par Macronaparte 1er qui n'est que le premier d'entre-eux au mépris de plus de quarante années de décentralisation, on apprend que les fleurons de notre industrie, de notre technologie de pointe qui devraient assurer notre indépendance stratégique et notre souveraineté nationale, sont pillés et dépecés par les Etats-Unis qui usent et abusent de leur droit en invoquant la nécessaire lutte contre la corruption: après Alcatel, après Alstom, voici venir Aréva et Airbus: toutes nos grandes entreprises gérés par nos cadors encravatés issus des grands corps malades de l'Etat central jacobino-parisien sont menacées par nos "amis" américains... Enfin, on sait que nos grands crétins arrivés premiers "dans la botte" au concours d'entrée de l'ENA sont tous passés par le programme "Youngs leaders" de l'association franco-américaine, cela ramolit les cerveaux comme il le faut dans les cabinets (de toilette) des ministères de notre République: c'est la raison pour laquelle les Chinois nous rappellent que le "poisson pourrit toujours par la tête".

Face à ce désastre, il nous faut, plus que jamais, affirmer notre stratégique d'intelligence territoriale et économique normande !

Pour en savoir plus, réécouter l'excellente émission d'investigation de Jacques Monin sur France Inter (diffusée le 20 janvier 2018):

https://www.franceinter.fr/emissions/secrets-d-info/secrets-d-info-20-janvier-2018

Guerre économique : comment les Etats-Unis font la loi

C’est une guerre économique souterraine que livrent les Etats-Unis aux entreprises françaises et européennes. Sous couvert de lutte contre la corruption, les Américains affaiblissent certaines entreprises stratégiques pour mieux se positionner sur les marchés mondiaux.

Alcatel, Alstom, Technip, Total, la Société Générale, BNP Paribas… Toutes ces entreprises françaises se sont retrouvées, ces dernières années, poursuivies par la justice américaine pour des affaires de corruption ou de contournement d’embargos.

Elles ont été poursuivies sur la base de ce qu’on appelle "l’extraterritorialité du droit américain". Ce sont des lois qui permettent de poursuivre des entreprises non américaines à l’étranger, à condition qu’elles aient un lien avec les Etats-Unis.

Sauf que ce lien est extrêmement large, puisqu’il suffit que les entreprises effectuent une transaction en dollar ou qu’elles utilisent une technologie américaine pour que des poursuites puissent être engagées.

« Il suffit d’utiliser une puce électronique, un iPhone, un hébergeur ou un serveur américain pour vous retrouver sous le coup de la loi américaine, explique l’économiste Hervé Juvin. C’est un piège dans lequel de nombreuses entreprises sont tombées. »

Pour collecter ces informations, tous les services américains sont mobilisés. « C’est une stratégie délibérée des Etats-Unis qui consiste à mettre en réseau leurs agences de renseignements et leur justice afin de mener une véritable guerre économique à leur concurrents, estime l’ancien député LR Pierre Lellouche, qui a présidé une mission d’information parlementaire sur le sujet. Cette guerre économique est habillée par les meilleures intentions du monde. »

Résultat, ces dernières années, plus de 20 milliards de dollars d’amende ont été infligées par la justice américaine à des entreprises européennes.


 

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LES INTOUCHABLES D’ÉTAT
Bienvenue en Macronie
   
Vincent JOUBERT
 

Incarnée par Emmanuel Macron et Édouard Philippe, une nouvelle noblesse d'État dirige la France. Une « caste » de hauts fonctionnaires plus que jamais minée par l'entre-soi et les conflits d'intérêts.


Ils exploitent leurs carnets d'adresses pour faire fortune comme banquiers d'affaires, consultants ou lobbyistes. Ils bénéficient du démembrement de l'État qu'ils ont eux-mêmes organisé. Ils se répartissent des postes très lucratifs en multipliant les établissements publics inutiles. Et parviennent à masquer leurs échecs, même les plus graves. Par quel miracle ?
Grâce à une centaine de témoignages et à des documents inédits, cette enquête révèle les secrets inavouables de ces intouchables d'État si nombreux au sein de la Macronie : des hauts cadres de Bercy rémunérés plus de 200 000 euros par an, puis recrutés par de grands groupes pour leur révéler les fragilités des règles fiscales... qu'ils ont eux-mêmes édictées ; des conseillers d'État qui monnayent dans le privé leur connaissance intime de l'appareil administratif... avant de revenir dans la fonction publique profiter à vie de leur statut ; des inspecteurs des Finances dont les erreurs de gestion coûtent des millions d'euros aux contribuables, qui sont rarement sanctionnés... et souvent promus.
Après deux ans d'enquête, Vincent Jauvert dévoile la face cachée de cette haute fonction publique qu'il est urgent de moraliser.

Voir aussi cet article trouvé sur le site du magazine Challenges:

https://www.challenges.fr/economie/ce-que-gagnent-les-fonctionnaires-les-mieux-payes-de-la-republique_561243

Coup de projecteur sur les salaires des hauts fonctionnaires. Dans son livre à charge sur ce qu'il appelle "Les intouchables d'Etat", le journaliste de l'Obs Vincent Jauvert a mené une enquête très approfondie sur les plus hautes rémunérations de l'Etat. Un secret jalousement gardé par l'administration, comme peut en témoigner Challenges, qui s'était livré au même exercice en 2012 lorsque François Hollande avait décidé de baisser le salaire du Président et du Premier ministre de 30 %, à 12.696 euros nets. A la demande de Challenges, Matignon avait fini par fournir le nombre de fonctionnaires des administrations centrales gagnant plus que les deux têtes de l'exécutif. Ils étaient, à l'époque, la bagatelle de 656 dont 385 diplomates du Quai d'Orsay établis à l'étranger et 232 cadres de Bercy ; le reste des ministères totalisait à peine 39 cas.

Dans le livre de Vincent Jauvert, Annick Girardin, l'ex-ministre de la fonction publique, affirme avoir vu cette liste sans avoir le droit de la conserver ! Vincent Jauvert n'y a visiblement pas eu accès. Mais il a pu converser avec des personnes l'ayant consulté. Il précise ainsi que l'ambassadeur le mieux payé était celui d'Afghanistan et touchait, à l'époque, 29.000 euros nets par mois. Le secrétaire général du gouvernement, poste très sensible rattaché à Matignon, émargeait quant à lui à 14.000 euros nets par mois.

L'auteur a également réussi à se procurer une note confidentielle de la Direction générale des finances publiques baptisée "REM 150", datée d'octobre 2016. Elle recense le nombre de fonctionnaires de Bercy gagnant plus de 150.000 euros nets et donc autant ou plus que le Président. Il n'y en aurait plus que 150. Le livre donne quelques exemples de salaires mensuels :

  • Directeur régional des finances publiques d’Ile-de-France: 21.290 euros nets par mois
  • Secrétaire général du ministère des Finances: 15.710 euros nets par mois
  • Vice-président du Conseil général de l’économie, de l’industrie, de l’énergie et des technologies (CGEIET), patron du corps des Mines: 14.200 euros nets par mois
  • Chef de l’Inspection générale des finances (IGF): 12.955 euros nets par mois

Enfin, l'auteur s'est procuré des décisions de la direction du budget datant de 2016 et portant sur les rémunérations, et a également interrogé un certain nombre de responsables qui ont accepté de donner leurs salaires. Voici un petit hit-parade non exhaustif des rémunérations mensuelles au sommet de l'Etat et des agences publiques :  

  • Gouverneur de la Banque de France: 37.580 euros bruts
  • Vice-président du Conseil d’Etat: 16.170 euros nets
  • Président de l’Autorité de la concurrence: 14.800 euros nets
  • Premier président de la Cour des comptes: 14.750 euros nets
  • Directeur de l’Agence Régionale de Santé d’Ile de France: 16.700 à 17.500 euros bruts
  • Président de la Société du Grand Paris (SGP): 17.000 euros bruts
  • Directeur général de Sciences-Po Paris: 16.670 euros bruts
  • Président du Centre scientifique et technique du bâtiment: 16.330 euros  bruts
  • Directeur général de l’Association nationale pour la formation professionnelle des adultes (AFPA): 16.230 euros bruts
  • Président de la Réunion des musées nationaux-Grand Palais: 16.000 euros bruts
  • Directeur général de Business France: 16.000 euros bruts
  • Président de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME): 15.830 euros bruts
  • Président de l’Institut national de l’audiovisuel (INA): 15.400 euros bruts
  • Directeur général de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU): 14.290 euros bruts