Moins de 300000 habitants dans l'Orne désormais qui abrite plus de ruminants (vaches et chevaux) que d'êtres humains selon les derniers chiffres de l'INSEE:

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Habiter dans une superbe carte postale c'est magnifique mais pouvoir y vivre vraiment c'est mieux...

L'Orne est en train de devenir une belle réserve d'Indiens, bien verte, bien rurale comme il le faut pour des "people" parisiens fuyant le bruit et la fureur médiatique dans des manoirs et des anciens presbytères ornés de roses et de roses trémières...

Le Lambertisme (qui n'a rien à voir avec le Trotskysme, quoique...) fut un rêve d'Arcadie aussi vain qu'inutile qui a fait de l'Orne une île éloignée au large de la Normandie, aux confins de la région parisienne et de la Bretagne, un pays lointain au milieu de nulle part. C'était, politiquement, reproduire à l'échelle de tout le département l'erreur qui fut faite jadis à Alençon de refuser le passage de la ligne ferroviaire entre Paris et la Bretagne qui, finalement, passa plus au Sud dans le Maine.

Le localisme de Monsieur Alain Lambert, ci-devant président du conseil départemental, a fait perdre du temps, beaucoup de temps car l'enjeu est de raccrocher l'Orne, les Suds normands, à la Normandie elle-même qui se retrouve dans l'unité et qui se réveille dans un projet commun. Concrètement cela passe par une puissante politique de solidarité de finances et de projets à bâtir entre la région Normandie, le département de l'Orne et les grandes EPCI qui couvrent l'ensemble du territoire ornais avec pour urgence: LE DESENCLAVEMENT, à commencer par le désenclavement numérique car l'Arcadie normande et ornaise fait rêver à Paris mais à condition d'être connectée à la modernité contemporaine afin d'y vivre et travailler!

L'Orne n'est pas seulement le territoire d'une retraite pour s'isoler du monde: il y a  un bien un célèbre monastère trappiste (cisterciens de stricte observance) à Soligny dans l'Orne mais tout le département ne serait être un "désert" au sens spirituel et monastique du mot.

Christophe de Balorre, le tout nouveau président du conseil départemental de l'Orne, a pris son bâton de pélerin pour une mobilisation générale des élus de l'Orne: une grand'messe vient d'avoir lieu à Alençon. C'est un début, une prise de conscience (notamment après le passage du géographe Christophe Guilluy devant les élus) mais il faudrait aller plus loin. Beaucoup plus loin.

  • Dans la dernière livraison de la Chronique de Normandie éditée par Bertrand Tierce (N°525 en date du 12/02/18) , on revient sur la question ornaise:

Christophe de Balorre sonne la mobilisation générale... Le président du Département de l’Orne a donc rapidement réagi à la publication de l’étude de l’INSEE sur le déclin démographique de son territoire. - Le 29 janvier, il a sonné la mobilisation générale en réunissant une centaine d’élus à Alençon afin de“booster l’attractivité du département pour attirer de nouveaux habitants”.Christophe de Balorre pense en effet que le déclin n’est pas inéluctable et que la bonne réponse est “L’Orne au coeur de la Normandie", la stratégie de repositionnement du département dans la région.

Mon commentaire: à ses yeux, tout le monde doit tirer dans le même sens ; pour réussir, les oppositions politiques doivent être dépassées. Que propose-t-il ?

La mise en oeuvre de 8 politiques départementales :

- Le soutien à l’immobilier d’entreprise avec Ornimmo : 1 M€.

- Le soutien à l’investissement agricole : 1 M€.

- La promotion touristique et l’amélioration de l’accueil des visiteurs.

- La “numérisation” de l’Orne et l’accélération du déploiement du THD.

- Le développement des hébergements médicalisés et des offres de soins.

- La modernisation des collèges et l’implantation de nouvelles écoles.

- La poursuite du plan routier avec, par exemple, l’achèvement de la mise à 2x2 voies de Flers-Argentan.

- L’engagement d’une réflexion collective sur la modernisation des centresbourgs et la création de nouvelles filières de formation.

Tout cela est intéressant... Mais est-ce bien nouveau ? 

Non. Ces différentes politiques étaient déjà connues ; Christophe de Balorre se contente de les mettre en “bouquet” pour en faire sa réponse au défi de l’attractivité. Si la présentation est différente, les actions sont toujours les mêmes. Beaucoup d’élus, comme Laurent Beauvais, sont repartis frustrés de la rencontre du 31 janvier ; ils proposent d’aller plus loin et d’approfondir la réflexion.

Mon commentaire: quand on sonne la mobilisation générale, on s’attend à de grandes décisions ; contre l’hémorragie démographique, il va falloir être patient...