Comme Rome n'était plus dans Rome à la veille des invasions barbares...

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Romulus Augustule "petit Auguste", le dernier empereur romain d'Occident de 475 à 476 après Jésus-Christ...

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Yvon Robert, le dernier maire de Rouen?

Il va falloir patienter jusqu'au élections municipales de 2020 pour espérer l'arrivée d'une situation géopolitique normale à Rouen à savoir celle qui consiste  à ne plus confondre une agglomération urbaine avec une chefferie politique dirigée de loin, c'est à dire, depuis Paris (c'est le triste héritage de la Fabiusie), à faire en sorte qu'une ville centre qui fut, autrefois, si belle et si importante n'ignore plus sa périphérie ou qu'une rive droite historique et bourgeoise n'ignore plus sa rive gauche populaire et industrieuse (c'est le triste héritage du clochemerle Lecanuet), à faire en sorte que la commune centre de l'agglomération soit suffisamment forte pour diriger l'ensemble (l'éparpillement communal pour éviter l'accroissement de la commune centrale de Rouen, c'est le double héritage cumulé de MM. Lecanuet et Fabius). Et enfin, à faire en sorte que la "métropole" de Rouen obtenue à l'arrachée par Laurent Fabius, soit autre chose qu'un décor de papiers officiels: il faut que le prochain maire de Rouen (puisque le crépusculaire Yvon Robert ne se représentera pas) soit AUSSI le président de la métropole de Rouen... en Normandie!

Parce que, chose inédite, dans l'histoire urbaine française, ce qui fut la seconde ville de France est actuellement pris en charge par l'agglomération qui l'entoure: généralement c'est plutôt l'inverse... Non? A savoir: la commune centre dont le poids et le rayonnement organisent et pilotent sinon justifient l'agglomération urbaine.

Décidément, Rouen n'est plus dans Rouen!


En attendant 2020, on lira avec intérêt la prose de l'opposition dans un conseil municipal rouennais devenu trop petit dans cette majestueuse abbaye Saint Ouen bien trop grande...

 

Bois-Guillaume le 19 février 2018.

Union Démocratique du Grand Rouen

Le Président

COMMUNIQUE de PRESSE

Après des années d’étouffement de la ville centre, en particulier pendant la mandature de Pierre Albertini, le Parti socialiste tente de sauver Rouen. Les anciens présidents socialistes de la Région, du Département, de la CAR , de la CREA, et enfin ceux qui ont échappé à l’effacement des écrans, semblent se rendre compte qu’une métropole reconnue l’est avant tout au travers de sa ville porteuse du nom. ROUEN !

Alors quoi faire pour redonner cet oxygène aux Rouennais ?

Le Président de la métropole lance un écran de fumée en annonçant l’étude pour les charges de centralité des équipements « rayonnants » dans sa métropole. Sans attendre les résultats, il décide de subventionner Rouen d’au moins 2 millions d’Euros. Méthode de gouvernance une nouvelle fois incompréhensible. Derrière la fumée, ce  ballon d’oxygène cible en particulier la patinoire. Depuis 2010 notre groupe crie son incompréhension de voir qu’une patinoire de secteur soit métropolitaine alors que celle des champions d’Europe ne l’est pas. Alors, comment aujourd’hui prendre partiellement la patinoire sans OBJECTIVEMENT participer à la gestion de la piscine qui fait partie des mêmes structures puisque l’eau des bassins est préchauffée grâce à la patinoire. En dehors des matchs de hockey, c’est une même structure d’accueil, le même personnel. Il s’agit bien de prendre patinoire et piscine. Comment comprendre l’urgence d’un conseil municipal ayant cette seule question sans savoir que des travaux très urgents sont en attente. Cette décision urgentissime semble bien prise afin que ces travaux soient portés par la métropole.

Au passage , la question de centralité est-elle issue d’une obligation incontournable de service public ou d’un choix politique pris par une ville seule et qui n’assume plus sa décision en appelant au secours !

Nous ne répéterons jamais assez notre incompréhension sur la vision que peut avoir un président qui décide ici d’aider pour 100000 euros, là pour 50000 euros ailleurs rien du tout ou bien je fais un chèque de 2 millions. C’est n’importe quoi ! Et c’est les 500000 métropolitains qui paient.

Une nouvelle fois, la politique menée par le Président de la métropole est illustrée par des décisions très proches de combinaisons politiques d’un autre temps.

In fine, nous assistons à une décision prise entre personnes ayant pour objectif de mettre quelques pansements sur une déchirure au sein de la gouvernance métropolitaine. Cela tiendra t-il encore 2 ans ? mais au fait, les Députés et sénateurs de notre département n’ont-ils pas le pouvoir de solliciter la chambre régionale des comptes afin de voir s’il n’y a pas un peu d’ordre à mettre dans tout cela.

Gilbert RENARD Président du Groupe UDGR


Voir aussi:

https://actu.fr/normandie/rouen_76540/la-ville-rouen-cede-patinoire-opera-lecole-beaux-arts-metropole_15545876.html

La Ville de Rouen cède sa patinoire, son Opéra et l’École des Beaux-arts à la Métropole

La Ville de Rouen et la Métropole sont parvenues à un accord. La Ville se décharge de la gestion de l'Opéra, de la patinoire et de l'École des Beaux-arts, non sans débats. Détails.

Publié le 15 Fév 18 à 18:10

L’Opéra, l’École des Beaux-arts et la patinoire seront officiellement gérés et financés par la Métropole Rouen Normandie. La Ville de Rouen se désengage. (©Normandie-actu/Archives)

« Que reste-t-il à la Ville à gérer ? », diront les uns. « Enfin, toute la charge ne pèsera plus sur les seuls Rouennais », diront les autres. La Ville de Rouen (Seine-Maritime), s’est décidée à céder à la Métropole trois équipements majeurs dont elle avait jusqu’alors la gestion : l’École des Beaux-arts (l’ESADHaR), la patinoire Guy-Boissière et l’Opéra.

LIRE AUSSI : À Rouen, l’école des Beaux-arts, l’Opéra et la patinoire bientôt sous la coupe de la Métropole ?

Des mois de dialogue

Cela faisait déjà plusieurs mois, que les deux institutions étaient en dialogue. Le président de la Région Normandie Hervé Morin (Les Centristes), qui représente le plus gros financeur de l’Opéra, avait subtilement résumé la situation en novembre 2017, concernant l’une des trois structures en question : « Yvon [s’adressant au maire de Rouen, Yvon Robert, ndlr], il faut que tu passes la main à la Métropole sur l’Opéra ! C’est elle qui a le blé ! »

LIRE AUSSI : Rouen capitale européenne de la Culture ? À l’Opéra, visite ministérielle et tacles politiciens

Le président PS de l’intercommunalité le résume lui en ces termes : « Cela va asseoir l’activité de ces trois équipements sur la capacité des 71 communes de la Métropole ». Frédéric Sanchez se dit « satisfait et fier » de ces nouveaux transferts de compétences.

Une « bonne nouvelle pour les Rouennais »

Avec des finances dans le rouge, la Ville de Rouen n’aura bientôt plus à supporter les quelque quatre millions d’euros que représente le fonctionnement de ces structures. « C’est une bonne nouvelle pour les Rouennais et les 500 000 habitants de la Métropole », assure Frédéric Sanchez. « La Ville est complètement favorable à ces transferts et à cette vision métropolitaine des choses », insiste Yvon Robert, le maire socialiste.

Avec ces transferts de compétences, Frédéric Sanchez assure ainsi pourvoir « garantir la pérennité de ces équipements et les projeter dans l’avenir ».

« Un débat aigu »

Le maire Yvon Robert a avoué que « comme toutes les discussions financières, ce n’est jamais simple » et concède que « ce qui a rendu le débat aigu, c’est la baisse des dotations de l’État ». Les logiques financières seront à affiner dans les semaines à venir, mais déjà Rouen conservera « un surcroît de recette », puisque « la Ville conserve deux millions d’euros qui aurait dû être retirés au budget de la Ville », précise Frédéric Sanchez.

LIRE AUSSI : En 2018, « il n’y aura pas d’augmentation d’impôts » à Rouen, malgré un « budget contraint »

En effet, ces trois structures coûtant près de quatre millions d’euros à la Ville, Rouen aurait dû également transférer la totalité des recettes. Or, par un jeu de dérogation, la Métropole, chaque année, ne demandera « que » deux millions, pour remercier la Ville d’avoir fait le travail durant toutes ces années où l’ensemble de la population métropolitaine a profité de ces services. C’est notamment sur ces deux millions d’euros que le débat a porté entre les deux hommes. Et tout cela, « sans toucher aux impôts des ménages », assure Frédéric Sanchez.

Au cœur des prochaines élections municipales

Le calendrier est d’ores et déjà connu pour assurer cette volonté de transfert. La demande du conseil municipal sera officiellement formulée le 21 février 2018. Le Conseil de la Métropole se prononcera le 12 mars suivant. Des débats auront lieu au sein des conseils municipaux des 71 communes et enfin la décision finale sera prise par la Métropole, « au début de l’été », présage son président.

Il s’agira des derniers transferts (a priori) de la Ville vers la Métropole durant le mandat d’Yvon Robert, après ceux de la voirie, de l’aître Saint-Maclou, des musées et du stade Diochon. Faut-il continuer dans ce sens ? « Ça sera l’objet des débats lors de la campagne des prochaines élections municipales », prévient Frédéric Sanchez.

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Commentaire de Florestan:

La métropole de Rouen ce n'est pas le "Grand Rouen". Tout le problème est là: il va falloir inventer une gouvernance égalitaire, transparente et démocratique entre les communes membres de la métropole de Rouen si la commune de Rouen n'a plus voix prépondérante dans un chapitre pléthorique: Nicolas Plantrou a raison de lancer une pétition pour relancer la question des fusions de communes dans le périmètre métropolitain rouennais pour que celui cesse d'être un conservatoire du localisme normand et la capitale mondiale du clochemerle!