A l'occasion de 8 mars 2018, qui est, comme chaque année, la journée mondiale des droits de la femme dans l'espoir qu'un jour cette journée puisse se réaliser tous les jours de l'année, quelques articles et événements de l'actualité normande nous permettront d'évoquer les femmes "fortes" de notre histoire normande au travers de trois grandes figures:

1) La femme cheffe de guerre chez les Vikings n'est pas une légende selon l'archéologue Vincent Carpentier.

2) A partir du 25 mars 2018, l'hôtel de ville de Caen (scriptorial de l'abbaye aux Hommes) va accueillir la première grande exposition publique depuis bien longtemps sur la vie et le combat de Charlotte Corday d'Armont.

3) Elizabeth II reine d'Angleterre et d'Ecosse mais aussi notre "duc" pour les îles est attendue en 2019 pour le 75ème anniversaire du Débarquement de 1944.


 

https://www.tendanceouest.com/actualite-266275-existence-des-guerrieres-vikings-l-avis-d-un-archeologue-de-caen.html

Existence des guerrières vikings : l'avis d'un archéologue de Caen

À l'heure où la journée des droits des femmes est célébrée, jeudi 8 mars 2018, des archéologues continuent de débattre sur leur place dans la société viking, suite à une découverte survenue l'été dernier en Suède. Pour Vincent Carpentier, établi à Caen, "des femmes jouissant d'un statut particulier ont bien existé", il y a plus de dix siècles.

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L'information relevait jusque-là du fantasme. Une vision largement exploitée par la littérature et des séries télévisées. Mais l'identification d'une prestigieuse guerrière Viking à l'été 2017, que les scientifiques pensaient jusque-là être un homme, permise grâce à des analyses génétiques, a relancé le débat sur la place des femmes dans cette société.

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"D'autres analyses dans ce sens-là ont été réalisées par la suite pour savoir s'il s'agissait d'une anomalie et nous nous sommes rendu compte que c'était relativement fréquent, explique Vincent Carpentier, archéologue à Caen (Calvados), spécialiste des traces laissées par les Vikings en Normandie. Depuis, le sujet alimente les conversations !"

Des femmes au statut particulier

La découverte a été réalisée par des chercheurs suédois sur l'île de Björkö à l'ouest de Stockholm, sur une sépulture du Xe siècle. Les restes du corps de la célèbre tombe de Birka, avaient été exhumés dès 1880. Y avaient été retrouvés à ses côtés une épée, un couteau, une lance, des flèches, des boucliers et deux chevaux, sur cette zone connue pour avoir été un important comptoir maritime.

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"Cette découverte modifie l'analyse établie jusque-là sur les guerriers vikings, forcément des hommes", même si la prudence est de mise. "Est-ce qu'il s'agit de sépultures de guerrières, de femmes qui auraient vécu par les armes et le pillage ? Ou est-ce qu'il s'agit d'autre chose, avec une interprétation du mobilier retrouvé qu'il faut peut-être un peu nuancer ?"

Il semble acquis cependant que dès les IXe ou Xe siècle, des femmes avec un statut particulier, ont eu un rôle à jouer dans l'organisation de la société viking. De quoi offrir un nouvel aperçu sur cette société qui ne manque pas de questionner les archéologues pour de nombreuses années encore.


 

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Charlotte Corday, une amazone de la Révolution

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Présentation

Le 250e anniversaire de la naissance de Charlotte Corday est célébré en 2018 dans les deux abbayes caennaises. L'Hôtel de Ville ouvre ce cycle événementiel avec l'exposition "Charlotte Corday, une amazone de la Révolution".

Que sait-on au fond de Charlotte Corday, sinon qu'elle a assassiné Marat dans sa baignoire ? Peu de choses en vérité. Le personnage est intéressant à plus d'un titre et incarne toute une époque, ce beau siècle des Lumières dont Charlotte est la fille.

Née dans une famille de petite noblesse désargentée du Pays d'Auge, Charlotte arrive à Caen dès l'âge de 9 ans avec sa famille. Après la mort de sa mère, elle se retrouve à l'Abbaye aux Dames avec sa soeur et y reçoit une bonne éducation, celle que l'on dispensait alors dans les abbayes royales aux jeunes filles de la noblesse pauvre. Mais Charlotte est curieuse et dévore les ouvrages de la bibliothèque de l'abbaye, Plutarque bien sûr, mais aussi le théâtre de Corneille son aïeul en ligne directe, les philosophes Voltaire, Rousseau et ce cher Abbé de Raynal qu'elle adore...

Aux yeux de la pure et tendre Charlotte, Marat incarne le mal absolu. Elle a lu dans L'Ami du peuple ses appels répétés au meurtre de masse et décide d'éliminer "le plus vil des scélérats, Marat, dont le nom seul présente l'image de tous les crimes", espérant que son geste en entraînera d'autres...

C'est ainsi qu'à l'aube de ses 25 ans, Charlotte Corday se rend à Paris qu'elle ne connaît pas, se procure un couteau dans les galeries du Palais Royal et se rend chez Marat où elle finit par être admise ayant promis de lui livrer les noms des comploteurs girondins réfugiés à Caen...

Après avoir été présentée tour à tour comme un monstre, puis comme une sainte, parfois comme une vierge folle, le temps est venu d'une juste mémoire de Charlotte Corday, jeune femme de son temps émancipée par ses lectures dans un contexte tragique qui lui permet de trouver sa voie et d'assumer son acte en invoquant Corneille car "Le crime fait la honte et non pas l'échafaud".

Horaires de l'exposition

  • Du lundi au jeudi de 9h à 17h30
  • Vendredi de 9h à 16h30
  • Week-ends et jours fériés de 10h à 13h et de 14h à 17h30

De nombreux événements sont proposés autour de l'exposition :

"Charlotte Corday fait débat"

Mercredi 18 avril à partir de 18h

Bibliothèque Alexis-de-Tocqueville

Deux historiens, Jean Laspougeas, professeur honoraire d'Université, Emmanuel de Waresquiel, historien, auteur d'ouvrages de référence sur la période révolutionnaire et le philosophe Michel Onfray vous proposent le temps d'une soirée -conférence, leur vision et leur éclairage sur le personnage de Charlotte Corday, replacée dans son contexte historique et politique.

  • 18h : "Une Normandie Déchirée, 1789-1793", par Jean Laspougeas
  • 19h : "Une machine à terroriser : Le tribunal révolutionnaire de 1793", par Emmanuel de Waresquiel
  • 20h30 : "Le syllogisme jacobin", par Michel Onfray

Conférences suivies d'une rencontre avec les auteurs, séance de dédicaces.


 

https://www.tendanceouest.com/actualite-266197-normandie-la-reine-d-angleterre-attendue-en-juin-2019.html

Normandie : la reine d'Angleterre attendue en juin 2019

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La reine d'Angleterre Élisabeth II pourrait assister à l'inauguration du futur Mémorial de Ver-sur-Mer (Calvados), prévue le 6 juin 2019. C'est du moins le souhait de la municipalité et de la fondation à l'origine du mémorial.

Selon La Manche Libre, l'annonce a été faite en conseil municipal, mercredi 7 mars 2018 : la fondation Mémorial Normandy Trust, à l'origine du projet de mémorial sur la commune de Ver-sur-Mer (Calvados) travaille à la venue de la reine Élisabeth II à l'inauguration du monument. Le président de la République Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique Theresa May sont eux aussi attendus pour cet événement prévu à la date symbolique du 6 juin 2019, 75e anniversaire du D-Day.

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23 000 noms de soldats gravés

Le projet en question doit être présenté au grand public à la fin du mois de mars. Leurs principales préoccupations seront discutées en "ateliers". La gravure des noms des 23 000 soldats morts au champ d'honneur devrait prendre 57 semaines.

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Le chantier, qui respectera de larges espaces verts propices au recueillement, devrait durer entre quatre et cinq mois. Les demandes d'autorisation et une éventuelle adaptation du plan local d'urbanisme devraient intervenir avant la fin de l'année.