L'Agence de Développement de Normandie, certainement aiguillonnée par le constat que les Normands ne devaient plus être des "Normous" et que nous devions promouvoir une région à nouveau conquérante s'est quelque peu plantée:

Le chauvinisme agressif n'a rien à voir ni à faire avec la promotion de la Normandie. Les méthodes "bretonnes" ont leurs limites... notamment en Grande Bretagne très chatouilleuse dans le contexte "post-Brexit".

Au lieu de jouer la carte incertaine et quelque peu stupide de la provocation il eut été plus intelligent de reprendre en mains les grands dossiers d'une authentique et profonde coopération entre la Normandie et l'Angleterre avec l'évidence de partager ensemble une histoire prestigieuse et un patrimoine de civilisation commun: relancer l'Arc Manche et la coopération maritime et portuaire, reprendre le programme INTERREG IV Norman connections sous une nouvelle forme, promouvoir le droit Normand à l'UNESCO, ouvrir un campus anglophone en Normandie, approfondir nos relations avec les îles anglo-normandes pour développer avec elles un outil financier d'investissement puissant, voilà qui serait plus intelligent et qui demande plus de travail que de confier une campagne de promotion maladroite à une agence de pubeux...

http://www.normanconnections.com/fr/

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Cet agenda "anglo-normand" existe à la région et il ne demande qu'à prendre de l'ampleur. Mais il n'est pas certain que cette campagne de pub à la mode de Bretagne soit le meilleur moyen de le mettre en oeuvre...

Lire ci-après, ces articles de presse en français et en... anglais:

http://www.paris-normandie.fr/breves/normandie/le-metro-de-londres-retoque-la-campagne-de-publicite-de-la-region-normandie-MC12458675

Le métro de Londres retoque la campagne de publicité de la Région Normandie

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CAEN (Normandie). Le conseil régional de Normandie devait penser que nos amis anglais ont davantage d’humour. En commanditant une campagne de communication dans les transports en commun de Londres en jouant clairement la carte de l’humour, la collectivité normande présidée par le centriste Hervé Morin n’imaginait pas s’entendre dire “NO”.

« Transport for London » (TFL), l’organisme public qui gère les transports dans la capitale britannique vient d’interdire des affiches publicitaires du Conseil régional de Normandie invitant les entrepreneurs britanniques à « oublier le Brexit » et à « voter avec leurs pieds » en franchissant la Manche.

TFL justifie sa décision en indiquant que la campagne de promotion normande contient « des images et des messages qui évoquent des sujets sensibles ou controversés pour le public ».

La campagne de communication imaginée par les créatifs par l’Agence de Développement (AD) de la Région Normandie prend la forme d’une fausse « Une » d’un journal qui n’est pas disponible en kiosques, ni en Normandie ni en Grande-Bretagne, The Normandy Times.

On peut lire sur cette Une un message très incitatif destiné aux hommes d’affaires londoniens : « Les chefs d’entreprise britanniques peuvent maintenant voter avec leurs pieds et oublier les craintes de l’après Brexit ».

L’illustration de cette Une qui ne pourront pas voir les Londoniens qui prennent le métro est une carte représentant le sud de l’Angleterre séparée de Normandie par une Manche qui est tout sauf un obstacle. Les créatifs de l’AD proposent aux Londoniens d’emprunter le bateau ou l’avion. Le tunnel via Calais, plus au Nord, n’est dessiné. Pas question de faire de la pub gratuite aux Hauts de France ! La concurrence est aussi féroce entre les régions françaises.

The Normandy Times titre : « Une région française ouverte aux affaires permet aux entreprises britanniques de prospérer en Europe »

Interdite dans le métro de Londres, la campagne de l’Agence de développement (AD) de la Région Normandie sera quand même visible dans la presse britannique à partir du 14 mars et dans cinq villes britanniques – Bristol, Birmingham, Manchester, Cambridge et Londres – que visitera un bus promotionnel lors d’un « Magical Norman Tour ».


Lire aussi dans Le Monde:

http://mobile.lemonde.fr/europe/article/2018/03/11/la-ratp-de-londres-n-aime-pas-l-humour-normand_5269271_3214.html?xtref=http://m.facebook.com/&utm_term=Autofeed&utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Facebook

La « RATP » de Londres n’aime pas l’humour normand

TFL, l’organisme public qui gère les transports dans la capitale britannique, vient d’interdire des affiches publicitaires invitant les entrepreneurs britanniques à « oublier le Brexit ».

La RATP de Londres n’apprécie pas l’humour normand sur le Brexit. Transport for London (TFL), l’organisme public qui gère les transports dans la capitale britannique, vient d’interdire des affiches publicitaires du conseil régional de Normandie invitant les entrepreneurs britanniques à « oublier le Brexit » et à « voter avec leurs pieds » en franchissant la Manche.

TFL assure que la campagne de promotion normande contient « des images et des messages qui évoquent des sujets sensibles ou controversés pour le public ». Le placard controversé se présente sous la forme d’une fausse « une » du journal imaginaire The Normandy Times, proclamant : « Les chefs d’entreprise britanniques peuvent maintenant voter avec leurs pieds et oublier les craintes de l’après-Brexit ». Sous une carte représentant la Manche comme un simple fleuve séparant le sud de l’Angleterre de la Normandie, le « journal » titre : « Une région française ouverte aux affaires permet aux entreprises britanniques de prospérer en Europe » Le texte enfonce le clou de l’inquiétude des milieux économiques britanniques en invitant les investisseurs à « agir maintenant alors que l’article 50 a été déclenché il y a plus d’un an, sans qu’aucun signe d’accord commercial entre la Grande Bretagne et l’UE se profile. »

« Magical Norman Tour »

Bannie du métro de Londres, la campagne de l’Agence de développement (AD) du conseil régional va pouvoir néanmoins se déployer dans la presse britannique à partir du 14 mars et dans cinq villes britanniques — Bristol, Birmingham, Manchester, Cambridge et Londres — que visitera un bus promotionnel lors d’un « Magical Norman Tour ». AD Normandie dit que « cette opération de charme » est destinée à « séduire les entrepreneurs britanniques et la réponse de la Normandie à l’atmosphère anxiogène post-Brexit. »


Lire aussi en anglais:

https://www.theguardian.com/media/2018/mar/11/normandy-advert-to-seduce-post-brexit-uk-firms-banned?CMP=Share_iOSApp_Other

Normandy advert to seduce UK firms after Brexit banned

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TfL deems ads on tubes and buses calling for businesses to relocate too sensitive

An advertising campaign from the Normandy government urging British businesses to flee across the Channel to escape Brexit has been banned by Transport for London because it may cause “public controversy or sensitivity”.

The adverts urging entrepreneurs worried about the UK’s departure from the EU to “vote with their feet” will run in national newspapers, including the Guardian, this week. But they will not be carried on public transport in the capital after TfL said the ads “did not fully comply” with its advertising guidelines.

The campaign for the Normandy Development Agency features a mock-up of a fictional newspaper, The Normandy Times, with the headline: “British business owners can now vote with their feet and leave post-Brexit fears behind.”

“If you didn’t vote for Brexit or it’s not right for your business, why not vote with your feet and open an office, or settle a production unit, in Normandy,” it says. The advert also carries a mock classified ad saying: “Hot entrepreneur wanted … Someone allergic to post-Brexit tariffs, legislation and restrictions preferred.”

Tfl said the ads were rejected under a clause that related to adverts that may contain “images or messages which relate to matters of public controversy or sensitivity”.

Although the ban will impede the agency’s ability to reach some London commuters, it is also sending a bus wrapped with the “hot entrepreneur” ad on a tour of Bristol, Birmingham, Manchester, Cambridge and London later this month.

The French push comes at a sensitive time, as British companies worry about how the decision to leave the EU will affect them. Paris is among the European capitals trying to lure businesses away in the “Brexit relocation” sector. In 2016, Defacto, which manages Paris’s La Défense business district, ran a similar campaign with the message: “Tired of the fog? Try the Frogs!”

Hervé Morin, who heads the Normandy regional council, said it was sorry TfL had blocked the ads. The region is offering tax breaks and help accessing grants of up to €100,000 (£89,000) to British companies that decamp to France. “We are very keen to get across our invitation to British entrepreneurs who wish to either set up or remain in the eurozone,” said Morin.