Comme la Normandie a tiré de sa longue et riche histoire des valeurs essentielles qui en font l'identité réelle et comme ces valeurs sont essentiellement morales et politiques puisqu'il s'agit de la Liberté, de la Paix et du Droit, il était indispensable que les cinq départements normands qui ont l'accompagnement des jeunes vers les autonomies de l'âge adulte au coeur de leurs compétences publiques, s'associent pour lutter contre le phénomène insidieux de radicalisation islamiste et salafiste de jeunes qui ne sont pas tous issus de la culture ou de la confession musulmane...

Parce que la Normandie est, aussi, la région de Maxime Hauchard, ce jeune normand du Roumois converti à l'islamisme djihadiste et qui est mort récemment au Proche-Orient, parce que la Normandie est, enfin et surtout, la région du Père Jacques Hamel qui était l'un des principaux promoteurs du dialogue d'amitié et de paix entre les religions, à commencer, entre Chrétiens et Musulmans, il est, donc,  heureux que les pouvoirs publics et les cinq départements normands se coordonnent pour lutter contre la radicalisation. Mais l'article qui suit se garde bien de préciser laquelle...

Il serait donc urgent que l'ennemi idéologique principal qui arme quelques uns de nos jeunes (qu'ils soient de culture ou de confession musulmane ou non) contre ce qui reste de sacré dans notre société hyper individualiste, matérialiste, consumériste sinon nihiliste, soit clairement identifié et nommé, ne serait-ce que pour redonner de la paix et de la sérénité à nos concitoyens musulmans qui souffrent en silence de voir leur religion ainsi dévoyée...

Il faudrait, enfin et surtout, se départir d'urgence de toute posture laïciste voire laïcarde sur ce sujet très sensible de la "radicalisation" car on ne saurait forger les outils efficaces pour lutter contre elle qu'avec une connaissance précise du fait religieux avec le concours des confessions religieuses concernées car la Normandie est aussi une région de haute spiritualité humaniste et chrétienne avec des acteurs institutionnels, associatifs ou individuels très actifs et engagés dans la tradition d'un christianisme social, humaniste et irénique: l'engagement du Père Hamel en a ainsi témoigné jusqu'au martyre...

Voilà donc toutes les dimensions normandes du sujet qu'il faudrait cesser d'ignorer sous prétexte d'une vision laïciste de la laïcité qui donnerait seulement à nos autorités publiques normandes (l'Etat et les cinq départements) l'occasion de réinventer vainement le fil à couper le beurre en voulant traiter seulement les conséquences tout en feignant d'ignorer les causes.

Concrètement: un programme public normand de lutte contre la radicalisation religieuse de certains jeunes normands ne saurait être élaboré sans la participation des autorités confessionnelles et associatives concernées.

L'expérience du dialogue inter-religieux entre les églises chrétiennes (l'église catholique romaine sous l'autorité de l'archevêque de Rouen primat de Normandie, l'église protestante unie de France) et le culte musulman (les principaux imams et principales associations cultuelles musulmanes de Normandie) doit être mis à profit.

C'est urgent et c'est la moindre des choses à faire pour respecter la mémoire du Père Hamel.

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 https://www.ouest-france.fr/normandie/les-departements-normands-ensemble-contre-la-radicalisation-5694366

Les départements normands ensemble contre la radicalisation

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 Les cinq présidents de département de Normandie étaient réunis dans l’Eure ce vendredi 13 avril 2018. Ils se sont engagés à lutter, ensemble, contre la radicalisation.

Les présidents des départements normands, le G5, ont abordé la question de la prévention de la radicalisation ce vendredi à Louviers, dans l’Eure.

Ils sont tous sur la même longueur d’ondes. « Si les services de l’État assurent le traitement sécuritaire et judiciaire du problème, la prévention de la radicalisation est devenue l’affaire de tous, scandent en chœur Pascal Lehongre (Eure), Jean-Léonce Dupont (Calvados), Pascal Martin (Seine-Maritime), Marc Lefèvre (Manche) et Christophe De Balorre (Orne). La détection de certains changements de comportement doit alerter nos travailleurs sociaux. Le Département est la collectivité territoriale qui est la plus en contact avec les personnes les plus fragiles. Nos agents peuvent être amenés à détecter des cas concrets de basculement et jouer un rôle décisif pour la sécurité publique. »

Ils ont signé un protocole les notamment sur les échanges d’informations, la sensibilisation des collégiens et l’accompagnement des jeunes en voie de radicalisation. Un plan de prévention qu’ils assurent « unique en France ».