Le constat est sévère!

Le maintien de trois universités normandes dans le bocage universitaire normand condamne notre région à n'être qu'une banlieue de la région parisienne en terme de matière grise ou à demeurer cette région qui fait fuir sa jeunesse la plus talentueuse et la plus ambitieuse qui s'exile pour ne jamais revenir tout en nourrissant le dynamisme métropolitain des régions voisines: la Normandie serait, pour ainsi dire, définitivement enfermée dans ce schéma de type colonial, celui d'être un pays "naisseur" ou "d'embouche" au profit de Paris, Nantes ou Rennes...

L'organisation universitaire normande actuelle n'est pas satisfaisante: trois universités  qui n'ont pas assez pris conscience qu'elles avaient plus intérêt à travailler ensemble qu'à se débiner. Quand les deux universités normandes rivales, celle de Caen, l'ancienne "Alma mater normande" fondée dès 1432 et celle de Rouen créée seulement dans les années 1960 tel un décalque de celle de Caen, organisent leurs portes ouvertes respectives le même jour, ce n'est pas franchement une bonne idée!

Ajoutons à cela la situation de paupérisation de l'université publique française qui affecte aussi nos facultés normandes et l'actuel conflit sur l'organisation de l'accès des lycéens à leur première année universitaire et vous aurez un tableau bien sombre de l'université normande en 2018:

Il est donc temps de réagir!

A condition que la future université fédérale de Normandie en réseau de campus universitaires ne soit pas une fusion au rabais sous le rabot:

Les grands élus de Normandie, à savoir le président de région et les trois maires et présidents des trois agglomérations universitaires normandes vont devoir mettre la main à la poche pour faire aussi bien que les... Bretons!

MM. Morin, Sanchez, Bruneau, Lemonnier devraient entendre le message...

Lire ci-dessous ce que croit savoir la Lettre ECONormandie, édition du 20 avril 2018:

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