Ce billet est daté du 30 avril 2018. On en conviendra, c'est un peu tard pour vous proposer encore un dernier... "poisson d'avril".

poisson-avril

Et pourtant ce qui suit n'est pas un canular. Cela existe bel et bien même si on a l'impression d'être en présence d'une... erreur, voire d'une faute de goût!

http://www.n-ci.com/

Screenshot-2018-4-29 Accueil - NCI

Derrière NCI pour "Normandie Capital Investissement" (on vous laissera chercher ce qu'il y a de trop dans ce sigle), on trouvera un certain Gérard LISSOT qui n'est pas un inconnu pour ceux qui ont connu "l'ancien monde" d'avant la réunification normande...

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En tant que président du CESER de la ci-devant Haute-Normandie, Girard Lissot fut l'un des grands vizirs de la satrapie anti-normande de Monsieur Le Vern dont l'emblème était un demi-léopard "haut-normand" se noyant dans la Seine à force de lutter contre le courant en tentant de nager jusqu'à Paris...

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Tout un symbole! Tout un programme: celui de la quasi annexion d'un "super-département" haut-normand à la région parisienne qui fut un échec quasi total pour Rouen en passe de devenir une seconde Mantes-la-Jolie alors qu'elle fut, jadis, la seconde ville de France.

Mais avec la réunification de la Normandie et le retour à l'unité normande imposée à Laurent Fabius par le Rouennais François Hollande, la veille de commémorer le 70ème anniversaire du Débarquement de 1944, tout change et plus encore avec l'arrivée, à moins de 6000 voix de d'avance, d'Hervé Morin à la tête de la Normandie contre son concurrent Nicolas Mayer-Rossignol, le candidat de tous ceux qui, à Rouen, espéraient pouvoir maintenir ce qui pouvait encore tenir le coup de l'ancienne Satrapie Le Vern... 

En effet, Hervé Morin a deux défauts "irrépétibles" pour les crocodiles rouennais nostalgiques de la seule Haute-Normandie sur Seine:

1) C'est un vrai Normand qui entend mettre en oeuvre une action régionale normande authentique notamment en terme de développement économique

2) Il a mis son bureau de président de région à Caen.

Alors, face aux léopards normands de Monsieur Morin qui feulent et rugissent en sortant les griffes notamment avec l'Agence de Développement, les crocodiles rouennais ont opté pour la stratégie du "Guépard": "il faut que tout change pour que rien ne change..."

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L'Agence de Développement de la Normandie, ou la pièce maîtresse du dispositif Morin...

Face à une Agence de Développement de la Normandie (ADN) innovante, ambitieuse et dynamique (puisque la région entre désormais financièrement dans le capital des entreprises normandes), mais perçue à Rouen comme une machine de guerre caennaise digne de Guillaume Le Conquérantles cadres dirigeants de la société de gestion Normandie Capital Investissement ont décidé en 2017 d'être les seuls maîtres à bord, pour remonter le fleuve et fuir jusqu'à Paris, quitte à jeter... la Normandie par dessus bord en prétextant une exigence nouvelle de la législation: à croire que financer des entreprises normandes avec le concours d'une seule région normande est quelque chose d'aussi légal que de fumer un joint avec sa récolte personnelle de canabis...

On se demande comment ils font à l'ADN...

Lire l'article ci-dessous:

https://www.lejournaldesentreprises.com/normandie/article/les-managers-de-nci-rachetent-les-parts-de-normandie-capital-94930

Les managers de NCI rachètent les parts de Normandie Capital

Par Guillaume Ducable, le 03 mars 2017

La société de gestion de fonds minoritaires et majoritaires NCI est désormais détenue à 100% par ses cadres dirigeants. Réunis au sein de LCI, ils ont racheté les 51% du capital détenus par la holding Normandie Capital présidée par Philippe Eudeline (Thales), structure au sein de laquelle on retrouve notamment la Région Normandie et les souscripteurs historiques de NCI.

Créé en 2000 à l'initiative de la région Haute-Normandie, le fonds régional présidé par Gérard Lissot (fondateur de la filière aéronautique normande, NAE), franchit un cap en rachetant les 51% de ses parts détenues par la holding Normandie Capital. Créé à l'époque en partenariat avec le groupe lyonnais Siparex, NCI comptait historiquement parmi ses souscripteurs les deux régions normandes, la Caisse des Dépôts ainsi que les grandes banques régionales, Caisse d'Epargne et Crédit Agricole en tête. Désormais, ce sont se cadres dirigeants emmenés par Jean-Marc Buchet (Directeur général) qui tiennent les rênes du fonds régional. Un choix stratégique devenu nécessaire et qui doit permettre à NCI « de franchir le cap des 500 millions de fonds gérés d'ici 2025 ».

Une indépendance exigée par les grands fonds investisseurs

« C'est le résultat d'une situation normale dans l'évolution de la société », explique son président Gérard Lissot. « Elle est liée notamment à l'évolution de la législation qui exige que les sociétés de gestion soient totalement indépendantes; et notre modèle ne garantissait pas totalement cette indépendance ! »,  explique le dirigeant. Dans le même temps, le mouvement capitalistique vise à rassurer les grands souscripteurs français et européens « qui souhaitent confier leur argent à des équipes indépendantes et professionnelles ».

Les "historiques" restent souscripteurs des fonds gérés par NCI

Concrètement, les souscripteurs historiques réunis au sein de Normandie Capital, tels la Région Normandie, « restent souscripteurs des fonds gérés par NCI », précise Gérard Lissot. Les dirigeants de NCI réunis au sein de LCI (Les Cadres Investisseurs) sont: Jean-Marc Buchet, Anne-Cécile Guitton, Hubert de Germay et Gérard Lissot.


 Commentaire de Florestan:

Précisons que les régionalistes normands n'ont, quant à eux, jamais réclamé "l'indépendance"...


 Cherchez l'erreur encore et toujours...

jl

Jean-Luc Léger, le président du CESER de Normandie est le nouveau président de l'association de promotion de la Ligne Nouvelle Paris Normandie: face à la procrastination obstinée de l'Etat central reculant sans cesse le moment de passer aux actes sur ce projet ferroviaire soi-disant urgent ou d'intérêt national (on nous serine cette sornette depuis le débat public de l'hiver 2011), le bilan de cette association ne pèse pas bien lourd ! Il était donc parfaitement logique qu'un Jean-Luc Léger s'y colle pour accompagner, à la tête de cette sinécure, l'évaporation définitive de ce projet bien avant 2030 ou 2045...

Voir cet article proposé par le site consulaire "Normandinamik" à la suite de l'assemblée générale de l'association qui s'était déroulée à Rouen le 19 avril 2018 dans le cadre de l'hémicycle de la ci-devant région de "Haute-Normandie":

http://normandinamik.cci.fr/250328-lnpn-jean-luc-leger-devient-president-de-lassociation-de-promotion

LNPN : Jean-Luc Léger devient président de l’Association de promotion

Jean-Luc Léger a été élu président de l’association pour la promotion de la LNPN jeudi 19 avril 2018. Il succède à Francis Saint-Ellier, élu en décembre 2015.

Jean-Luc Léger entend poursuivre et amplifier la mobilisation de l’association, alors que des décisions gouvernementales déterminantes sont attendues d’ici l’automne. De fait, après la présentation du rapport du Conseil d’Orientation des Infrastructures en janvier dernier, la LNPN a été retenue dans la liste des investissements prioritaires nationaux, avec plusieurs scénarios de réalisation. L’Association s’engage à soutenir la solution la plus favorable aux intérêts des normands et des franciliens pour une réalisation effective au plus tard en 2030
 
Pour Jean-Luc Léger, « La LNPN n’est pas un projet de ligne à grande vitesse mais bien un train du quotidien, utile à des milliers d’usagers pour leur travail, leurs loisirs ou leurs études. Les objectifs affichés de cadencement, de desserte fine du territoire, de confort et de régularité correspondent en tout point au discours sur les « mobilités du quotidien » promues par la ministre des Transports. Mais rien n’est gagné et nous devons rester vigilant à tous les stades de la mise en œuvre : notre objectif actuel est de permettre au projet d’accéder au stade de l’enquête publique et de consolider son financement. Avec Francis Saint-Ellier, nous avons rencontré personnellement des acteurs locaux (parlementaires, maires…), en Normandie et en Ile-de-France, pour parler des besoins de leur territoire et les relayer auprès du maître d’ouvrage, SNCF Réseau ».
 
  • L’association pour la promotion de la LNPN
Créée en 2010 à l’initiative des CESER normands et francilien, l’association rassemble de nombreux acteurs socio-économiques (chambres consulaires, entreprises, représentants d’usagers, particuliers...). Elle promeut la réalisation de la ligne nouvelle Paris-Normandie, qu’il s’agisse des tronçons Paris-Rouen-Le Havre ou Paris-Caen-Cherbourg. Elle prend en compte dans ses actions la volonté de développement du territoire « Vallée de Seine » de même que les impératifs liés au transport de fret sur cet axe. Elle veille également à la bonne articulation entre le projet de LNPN et les projets de transports liés au Grand Paris. Enfin, elle défend une conception de la LNPN cohérente avec les intérêts des territoires traversés (dessertes, cadencement, consommations foncières, nouvelles gares…) et les territoires périphériques (capillarité, plan de transports…).

http://assonormandie.net/lnpn/


 

Commentaire de Florestan:

La LNPN en 2030 n'est pas une "Morinade"

Jean- Luc Léger a donc déclaré: "La LNPN n’est pas un projet de ligne à grande vitesse mais bien un train du quotidien"Sauf que l'intéressé ne sait pas qu'il a proféré là, une superbe "Morinade". Pourtant l'actuel président du CESER est un spécialiste mondialement reconnu pour savoir débusquer une "Morinade" notamment lors de la dernière campagne des élections régionales.  Mais cette "Morinade" ferroviaire, à force d'attendre 2045 pour un TGV roulant sur une LGV, personne ne l'a vue venir pas même Monsieur Léger...

En effet, lassé par le service indigne qu'inflige la SNCF aux usagers Normands et partageant leur colère, Hervé Morin a, effectivement, décidé que la "LNPN ne serait pas un projet de ligne à grande vitesse mais bien un train du quotidien" confortable et régulier, non pas en 2045 ou en 2030, mais dès 2020 en ayant conclu avec l'Etat l'accord financier nécessaire.

jl

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