La Normandie est certainement l'une des grandes régions du cinéma français puisque la Normandie est, depuis le XIXe siècle, la province du prestige culturel (patrimoine historique, littérature, peinture impressionniste, bains de mer sur le littoral) à proximité de Paris: un certain romantisme normand déjà présent a donné naturellement sa matière et son prétexte à de nombreux cinéastes français notamment dans les années 1960/1970 qui furent de grandes années normandes d'un cinéma français à la fois populaire (par exemple: "Un singe en hiver" d'Henri Verneuil) et élitiste (par exemple: "Les deux anglaises et le continent" de François Truffaut, "Un homme et une femme" de Claude Lelouch).

Un_homme_et_une_femme_—_Trintignant_et_Aimée

Jean-Louis Trintignant et Anouk Aimée filmés à Deauville par Claude Lelouch en 1966 ou le romantisme normand absolu...

Mais les années 1980/2000 furent plus ternes: la division normande ayant précipité le déclin de notre région en terme de rayonnement et d'attractivité, l'image symbolique et médiatique de notre région s'est ringardisée auprès des élites culturelles parisiennes... Il s'agit donc de reconquérir cette belle image cinématographique d'une Normandie toujours aussi photogénique si près de la Capitale: l'enjeu est important car la Normandie dispose d'une notoriété internationale dont le cinéma est en partie la cause.

Lire, ci-après,  l'article proposé par Franck Boitelle de Paris-Normandie:

http://www.paris-normandie.fr/loisirs/cinema/a-cannes-la-normandie-fait-son-festival-EC13005100?utm_source=Utilisateurs+du+site+LA+NEWS&utm_campaign=689efe7ce6-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_233027d23b-689efe7ce6-137315997

Normandie Images et Catherine Morin-Dessailly ont fait la promotion des films soutenus par la Région (photo Denis Darroy)

image_content_23672705_20180515195300

Cinéma. Au festival de Cannes, Normandie Images fait la promotion de la région et propose son assistance pour les tournages. Un business qui peut rapporter gros.

La concurrence peut être rude, face à des régions extrêmement vastes nées de la réforme territoriale et disposant de budgets confortables. « Mais nous avons d’autres atouts : la proximité de Paris, une identité très marquée et surtout une grande variété de sites et paysages : villes, mer, campagne, falaises... La seule chose qui nous manque, c’est la montagne enneigée ! », s’exclame Nuria Rodriguez, responsable du fonds d’aide à la production de Normandie Images, en mission au festival de Cannes pour y accompagner quatre longs-métrages soutenus par l’agence, ainsi que Dans la peau de Thomas Pesquet réalisé par Pierre-Emmanuel Le Goff et Jürgen Hansen avec le soutien à la production de la Région Normandie.

Rendez-vous incontournable de Normandie Images, au même titre que le festival de Clermont-Ferrand pour les courts-métrages et le Sunny Side of the Docks de La Rochelle pour les documentaires, en juin, le festival de Cannes offre aussi de belles opportunités pour rencontrer des producteurs et réalisateurs nourrissant des projets en lien avec la Normandie. C’est également l’objectif de Johanne Prat, responsable de l’accueil des tournages, qui propose des services d’aide logistique et une assistance administrative aux équipes.

Au Havre pour le court-métrage Un bon tireur ainsi que pour le téléfilm Les fantômes du Havre tourné à partir de jeudi et jusqu’au 14 juin dans la ville océane ; à Bernay pour le court-métrage Demi-sang en juillet, autour de Rouen début juin pour Au poil ou encore à Caen prochainement pour De la fureur, le service d’accueil des tournages fera tout pour leur faciliter la tâche, et mettre les réalisateurs en lien avec des techniciens normands. L’impact sur l’emploi des professionnels du milieu n’est évidemment pas négligeable, justifiant l’augmentation de la dotation du fonds d’aide par la Région Normandie.

« L’automne prochain, nous accueillerons aussi le tournage de Poissonsexe d’Olivier Babinet », ajoute Denis Darroy, directeur de Normandie Images, qui a également fait le déplacement à Cannes afin de défendre les quatre films « normands » engagés dans les différentes compétitions : Nos batailles à la Semaine internationale de la critique, Amin à la Quinzaine des réalisateurs, Il se passe quelque chose dans la sélection Acid et enfin Jeune bergère au Marché du film.

Ainsi, évidemment, que Dans la peau de Thomas Pesquet, « expérience en réalité virtuelle » pour laquelle la Région Normandie est véritablement en pointe.


 Commentaire de Florestan:

Nous confirmons néanmoins que Jean-Louis Trintignant aura toujours plus de charme que... Thomas Pesquet en réalité virtuelle!