Une récente étude a démontré l'évidence: Rouen souffre d'un déficit d'image. On peine à placer la métropole normande sur la carte de France (les Français sont nuls en géographie, notamment les journalistes...) et le peu que l'on peut savoir de Rouen n'est pas très positif voire caricatural (le fameux "pot de chambre" où la pluie se mélange à la pollution industrielle).

Seules émergences au dessus du "smog" rouennais: les flèches et clochers de la cathédrale peinte par Monet l'Impressionniste et les hauts mâts des grands voiliers de l'Armada qui perpétuent le souvenir très symbolique de la vocation maritime et hauturière du dernier grand port de fond d'estuaire encore en activité en Europe.

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Outre le fait qu'un moyen de lever cette brume désagréable serait d'amarrer fermement l'évidence rouennaise à l'évidence normande toujours prête aux aventures du grand large au lieu de la laisser pourrir comme une vieille péniche sous une arche du Grand Paris, le recours au retour régulier de l'Armada devient une sorte de planche de salut à laquelle le grand timonier local a décidé de s'arrimer. Nous saluons, en ce domaine, la cohérence de Frédéric Sanchez, le président de la métropole de Rouen: après avoir conclu un accord de partenariat touristique, culturel et patrimonial avec Avranches et le Mont Saint Michel, la métropole a décidé d'investir concrètement dans la valorisation et le maintien de la grande manifestation nautique qui fait la réputation nationale de Rouen.  Le travail pour préparer une candidature normande au titre de capitale européenne de la Culture a donc commencé...


 

  • A lire dans la Chronique de Normandie (18 juin 2018, n°542) quelques échos positifs de la réunion organisée le 13 juin dernier par Rouen Normandy Invest autour du projet d'Armada 2019:

 

 


 

  • La lettre Eco-Normandie (15 juin 2018, n° 1581): un portrait consacré à France Burgy qui pilote la force de frappe financière de la métropole rouennaise...