"Ce que je sais de la Morale, je le dois au football" disait Albert Camus.

Il avait raison et le match de cette finale improbable l'a encore démontré: un joueur croate buttant contre son camp qui répare son erreur en profitant d'une étourderie du portier français. Autre morale: les individualités aussi géniales et généreuses soient-elles ne valent que s'il y a une volonté collective pour emporter la victoire en mettant la chance de son côté. Enfin, là encore, il s'agit d'une unité qui réussit grâce à la diversité où le capitaine ne fait pas le chef d'équipe.

Si l'on devait observer ces évidentes observations sur un autre terrain que celui du football, par exemple, l'organisation territoriale et géographique de la France, on dira que Didier Deschamps (qui porte si bien son nom) n'est pas jacobino-parisien comme Monsieur Macron et que Kylian Mbappé n'est pas une fusée régionaliste qui fonce vers un séparatisme obstiné mais vers le but qui fait gagner toute la Nation... Le collectif suppose le respect des individus qui le compose et réciproquement: la République "une et indivisible" ne doit mépriser aucun des territoires qui la constitue.

Nous n'avons plus le droit de mépriser ce que nous sommes ni ce que nous avons à faire puisque onze d'entre nous ont réussi à faire ce qu'ils s'étaient promis de faire.

Pour revenir sur la pelouse normande, que cette magnifique victoire d'un collectif fort d'individualités fortes soit un exemple pour réussir un beau projet régional qui soit tout autant utile à la Normandie qu'à la France...

000_17f7ip_0_0

La victoire historique de l'équipe nationale de football en finale de ce Mondial 2018 est fêtée comme il se doit dans les rues d'Argentan (Orne):

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=1281334582003713&set=a.265522660251582.1073741825.100003815493718&type=3&theater

37187891_1281334585337046_2486841112979832832_n