En tout début du mois de juillet 2017, Paris-Normandie nous avait sorti le grand jeu autour de l'activité d'Haropa, en particulier pour le trafic de conteneurs pour lequel le Grand Port Maritime du Havre est le premier en France :

     Que s'est-il passé cette année sur les cinq premiers mois alors que nous sommes déjà parvenus au 18 juillet ? Il est vrai que, comme l'analysait Hervé Martel début juillet 2017 " Cinq mois, c'est trop court pour représenter une vraie tendance mais c'est incontestablement positif... "

     Un début d'explication se situe peut-être dans une autre source d'information que Paris-Normandie, par exemple dans les pages numériques d'un autre media spécialisé :

La tendance euphorique de 2017 est retombée au premier semestre

L’Antenne Mardi 17 Juillet 2018

https://www.lantenne.com/La-tendance-euphorique-de-2017-est-retombee-au-premier-semestre_a43468.html

Constatant que la croissance n'est pas exceptionnelle au cours des premiers mois de l'année 2018 et que le prix des soutes s'est envolé, Paul Tourret, le directeur de l'Isemar, souligne que la tendance euphorique de 2017 est déjà retombée.

Dans la ligne régulière, Paul Tourret, le directeur de l'Isemar (Institut supérieur d'économie maritime), indique que les acteurs du secteur se sont trouvés surpris cette année par la faiblesse de l'évolution de la conjoncture. "La tendance euphorique est retombée un peu cette année", constate-t-il. "L'industrie de la ligne régulière ne vit plus sur le même cycle", ajoute-t-il.

Selon le dirigeant de l'institut nazairien, la progression pendant les cinq premiers mois de l'année s'est élevée sur l'axe Extrême-Orient/Europe à 0,6 %, alors qu'elle s'était chiffrée à 4,9 % en 2017 et à 3,6 % en 2016.

Adossant son analyse sur les chiffres de Global Port Tracker, publiés par Hackett Associates et par l'Institute of Shipping Economics and Logistics, il indique que "les volumes conteneurisés dans le Nord Europe étaient plutôt corrects en juin". Et d'expliquer : "Pour l'année 2018, les importations totales en Europe devraient augmenter de 5,7 %". Une hausse portée, selon lui, "par leur progression de 3,5 % en Europe du Nord et par l'augmentation attendue de 5,7 % en région méditerranéenne et en mer Noire". Quant aux exportations, les flux devraient augmenter de 5,7 % en Europe du Nord et enregistrer une hausse de 4,5 % en Méditerranée et en mer Noire.

Le CCFI n'a pas décollé

En matière de taux de fret, le directeur de l'institut nazairien estime que la croissance n'a pas été exceptionnelle au cours des premiers mois de l'année. Pour preuve, le China Containerized Freight Index (CCFI) n'a pas décollé.

Rappelant la hausse du prix du fuel (IFO380) au cours de l'hiver, qui est passé de 350 à 450 dollars la tonne, il souligne que les armateurs ont augmenté leurs surcharges combustibles (BAF) de plus de 100 dollars par 40 pieds.

"Vracs : la demande reste également pilotée par la Chine"

Dans le secteur de la construction navale, l'expert juge que l'année en cours constitue la fin du cycle de livraison des navires de 20 000 EVP. Car selon lui, "il existe beaucoup trop d'interrogations sur le marché" du côté des armateurs. Et de citer les chiffres de croissance de la flotte mondiale du consultant parisien Alphaliner qui ont été révisés à la baisse en cours d'année, passant de 5,8 à 4,5 %.

Évoquant le dossier de la reprise d'OOCL par China Cosco, le directeur de l'Isemar indique que les inquiétudes ne viennent pas d'Europe mais d'Amérique du Nord. L'armateur chinois doit en effet céder les terminaux californiens de Long Beach pour remplir les conditions imposées par l'autorité américaine de la concurrence.

Dans les vracs, la croissance s'est élevée au cours des premiers mois de l'année à 2,7 % contre 3,9 % en 2017, selon Clarkson. "Une progression lente", estime Paul Tourret, soulignant que dans la sidérurgie et le charbon, notamment, la demande reste pilotée par la Chine. Un pays qui va traverser les perturbations commerciales imposées par l'administration Trump.

L'année 2018 devrait être, selon lui, correcte mais moins bonne que 2017, qui avait été exceptionnelle. Il rappelle "la présence de tensions commerciales en Europe".

Vincent Calabrèse

Mardi 17 Juillet 2018

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     Nous attendons avec impatience les commentaires de M. Hervé Martel ou de tout autre représentant qualifié d'Haropa pour ce qui concerne les cinq premiers mois d'activité d'Haropa, plus particulièrement du GPM du Havre, en 2018... Aurons-nous droit à une formule du genre : " Cinq mois, c'est trop court pour représenter une vraie tendance mais c'est malheureusement négatif... " ?

     Comme le GPM du Havre, pendant les périodes de croissance de trafic des ports de Rotterdam et d'Anvers, a eu plutôt tendance à être à la traîne, quand la tendance euphorique retombe, il pourrait faire partie de ceux qui accusent le choc plus que les autres...