Lorsqu'une région a été coupée, voire cassée en deux et que les politiques publiques régionales ont à ce point divergé entre les ci-devant régions de Haute et de Basse-Normandie pour, précisément, rendre difficile tout retour à l'évidente et nécessaire unité régionale ou pire, lorsque certains fiefs partisans ont pu profiter assez égoïstement de privilèges qui, par principe, ne profitaient pas autres territoires, il est normal, sinon légitime, que le retour à l'unité normande soit aussi le retour à l'harmonie ou l'équité entre les territoires normands.

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Exemple édifiant avec la remise à plat des frais de scolarité des écoles de kinésithérapeutes en Normandie avec la fin de l'exception... rouennaise. Ce qui est regrettable c'est qu'en 2018, les étudiants rouennais kinésithérapeutes payent le passif de celui qui a voulu tordre les mains et casser les pieds de l'unité normande... Un certain Alain Le Vern. 

Une nouvelle fois, le passif Le Vern va nous coûter... un bras car il va falloir accompagner financièrement les étudiants rouennais qui ont dû emprunter afin de couvrir des frais de scolarité qu'ils n'avaient pas prévu.

Par ailleurs, il serait judicieux pour que l'équité normande soit parfaitement respectée que la Région soit plus à l'écoute des doléances des étudiants Normands en kinésithérapie: la seule promesse d'un remboursement des frais de scolarité si le futur professionnel accepte d'exercer en Normandie ne suffit pas quand bien même elle soit légitime.

Explications avec cet article proposé par Paris-Normandie:


 https://www.paris-normandie.fr/accueil/article-BG13623174

À Rouen, la rentrée des élèves kinés coûte un bras !

Éducation. La Région a augmenté les frais de scolarité de l’institut de masso- kinésithérapie de Rouen de près de... 2 500 %. Un alignement des trois écoles normandes qui ne passe pas.
De 184 à 4 700 €. L’augmentation des frais de scolarité appliqués aux élèves kinésithérapeutes rouennais en cette rentrée 2018 est astronomique. Si la Région la justifie par un souci « d’harmonisation » des trois écoles normandes, la note est vraiment salée pour la cinquantaine de nouveaux étudiants de l’Institut de formation en masso-kinésithérapie (IFMK), près du CHU de Rouen. Après un an de préparation en Paces (Première année commune aux études de santé), Staps (Sciences et techniques des activités physiques et sportives), biologie ou licence santé, ils s’engagent dans quatre ans d’études, soit un total de 19 000 € à débourser en frais de scolarité.

« En 2014, les étudiants d’Alençon ont lancé le débat. À juste titre, reconnaît Rémi Mazars, qui entre en 4e et dernière année à Rouen. Dans leur institut, privé à but non lucratif, les frais de scolarité étaient de 5 800 €. À Évreux, même statut, 4 500 €. Et à Rouen, établissement public, 184 €. La Région a décidé de niveler en s’alignant à peu près sur Évreux, à savoir 4 700 € pour les premières années des trois écoles. Pour les Rouennais, c’est 25 fois plus. » Cette hausse propulse les kinés loin de la moyenne des frais de scolarité estimée par la Fédération des étudiants rouennais à 170 €.

Paul Levert, 20 ans, qui intègre l’IFMK de Rouen demain, a appris la hausse des frais de scolarité « par hasard, l’an dernier. Je pensais que c’était quasiment gratuit lorsque je suis entré en Paces. J’ai été pris de court. J’ai contracté un emprunt de 25 000 € remboursable dans cinq ans pendant cinq ans à raison de 420 € par mois. » Paul a vu ainsi ses projets bouleversés. Il a abandonné l’idée de prendre une chambre à Rouen pendant ses quatre prochaines années d’études. Il fera donc le trajet quotidiennement en bus entre le domicile de ses parents, à Isneauville, et Rouen.

Les étudiants des trois écoles ont décidé de faire corps à travers l’Onek (Organisation normande des étudiants en kinésithérapie) pour demander à la Région d’appliquer un tarif universitaire aux trois entités. Depuis la loi de décentralisation de 2004, les formations sanitaires et sociales sont sous la responsabilité des régions, qui les financent de façon très variable. Ainsi, à Orléans, comme à Mulhouse, Strasbourg, Reims ou Besançon, l’inscription dans les écoles de kiné publiques reste à 184 €.

« Le vice président de la Région chargé de la formation et de l’apprentissage, David Margueritte, que nous avons rencontré en avril, estime que travailler pour payer ses études ou contracter un emprunt est normal, relate Chléo. Nous, nous estimons que c’est préjudiciable aux études. C’est synonyme, dès la première année, de précarité. »

Des questions sans réponses

En contrepartie, la Région a proposé de rembourser les frais de scolarité après les études à ceux qui choisissent d’exercer en Normandie, dans un secteur sous-doté en kinésithérapeutes. Une promesse qui suscite plus de questions qu’elle n’apporte de réponses aux étudiants.

« Il n’y aura jamais de places pour les 200 kinés qui sortent des écoles normandes chaque année », argue Rémi. « La Région est restée très vague lorsque nous avons demandé des précisions sur ce contrat de fidélisation », enchérit Chléo.

L’Onek a décidé de prendre le taureau par les cornes dès la semaine de rentrée. « Nous allons déposer les statuts de l’association, engager des démarches pour obtenir le soutien des politiques, et s’il le faut, nous mobiliser. Nous subissons des décisions qui ressemblent à de l’élitisme. Plutôt que d’avoir à lutter, nous préférerions n’avoir qu’à étudier. »

David Margueritte est conseiller régional et vice-président en charge de la formation et de l’apprentissage.

Qu’est-ce qui a motivé la mise en place de cette mesure ?

David Margueritte : « La justice. Un même accès à la formation quel que soit le secteur géographique. La Normandie reste une des régions où son coût est le moins élevé. La moyenne nationale des établissements kiné est de 6 042 € et est dans la moyenne des établissements publics. J’entends les arguments des étudiants concernant la gratuité mais c’est impossible sur le plan budgétaire ; cela entraînerait une dépense supplémentaire de 6 M€ par an pour la Région. Et au bout du compte, il y a toujours quelqu’un qui paie. »

Y a-t-il une marge de négociation avec les étudiants ?

« Le dispositif à 4 700 € n’est pas discutable. Il a été voté en assemblée plénière à la Région à une large majorité. Il ne sera pas revu. Il est juste et efficace. Nous l’assumons pleinement. Les étudiants retrouveront la gratuité a posteriori en s’installant dans les zones sous-dotées ou dans le secteur public. Les modalités du contrat de fidélisation restent à définir. Nous avons d’ailleurs une réunion demain avec la Fnek et l’Ordre des kinésithérapeutes pour en discuter. »

Que se passera-t-il lorsque les besoins régionaux en kinés seront satisfaits ?

« Nous sommes sûrs de pouvoir absorber les jeunes diplômés au moins pendant les cinq ans à venir au vu du déficit dans certaines zones comme l’Orne et des besoins croissants dans les hôpitaux publics. Ensuite, le dispositif pourra être révisé de même que le coût de la scolarité. »

La Région est-elle prête à aider les étudiants ?

« Oui. Elle interviendra pour cautionner l’emprunt si elle est sollicitée. Mais l’enquête réalisée montre que les étudiants ne rencontrent pas de difficulté. Les bonnes perspectives de revenus, un peu moins de 2 000 € dans le public et 3 500 € en libéral, incitent les banques à accorder les prêts. Mais la Région sera au rendez-vous si des problèmes se posent. »


 

Commentaire de Florestan:

Message à la fourmi anti-normande qui se nomme ici "Marommix"...

Nous avons fait un billet avec l'article de Paris-Normandie que vous avez bien voulu nous signaler et qui ne fait que confirmer vos revendications continuelles sur ce site en faveur d'une gestion régionale financière rigoureuse et qui va, en conséquence, à l'encontre de vos récriminations non moins continuelles contre une réunification normande dispendieuse: Hervé Morin avec les kinésithérapeutes normands est obligé de faire du ... Marommix!

Soyez enfin heureux qu'il refuse de jeter l'argent des contribuables normands par les fenêtres du Conseil régional!