GRANDE BRADERIE D'AUTOMNE DU PATRIMOINE NORMAND...

Après le Loto du Patrimoine de Stéphane Bern, la grande braderie se poursuit avec ces vieilles pierres dont on ne sait plus que faire sachant que ce n'est plus le clocher de l'église qui est, désormais, au centre du village mais le rond-point fleuri qui mène au parking du supermarché!

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A la mairie de Granville, plus qu'ailleurs, l'argent n'a pas d'idées quand il s'agit de donner un avenir à l'église Saint Paul faute de pouvoir la faire démolir comme il était d'abord prévu de le faire... Une municipalité précédente avait dépensé plusieurs centaines de milliers d'euros empochés par un cabinet d'experts bidons spécialisés dans la réhabilitation-transformation des monuments publics et religieux devenus "inutiles" à notre triste époque: un rapport avec des propositions parfois surréalistes a été pondu. En vain.

Depuis, l'Eglise catholique a donné son accord pour la désacralisation de l'église afin qu'elle soit clairement désaffectée: l'occasion se présente donc pour en faire le lieu majeur de la saison culturelle et estivale de Granville ainsi qu'un outil essentiel pour valoriser l'exceptionnel patrimoine maritime de la ville, terminus d'une ligne de chemin de fer nationale...

Sur l'Etoile de Normandie, nous avions fait des propositions pour que cette ancienne église devienne un lieu culturel, touristique et patrimonial majeur... En vain!

Il semble donc qu'un promoteur immobilier parisien qui se contrefiche comme de sa dernière guigne du patrimoine maritime normand tout en versant de chaudes larmes de crocodiles sur une église désacralisée ait trouvé enfin une solution jugée digne d'intérêt par Mme Dominique BAUDRY indécrottable mairesse de Granville et que l'on dit proche de Mme POUSSIER-WINSBACK, la maire de Fécamp, ville portuaire normande qui partage avec Granville un patrimoine maritime commun (ne serait-ce qu'avec le Marité dernière goélette Terreneuva en état de naviguer) mais qui en fait un tout autre usage avec un magnifique et très émouvant musée des Pêcheries qui vient d'ouvrir après bien des péripéties...

Si Madame Baudry est à cours d'idées (mais pas d'argent semble-t-il au vu de la mise à prix d'une église pour... 30000 euros) on lui conseille d'en parler au plus vite avec sa collègue fécampoise!

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 Prière de ne pas avoir honte en lisant l'article ci-après:

https://actu.fr/normandie/granville_50218/a-granville-leglise-saint-paul-mise-prix-30-000-e-par-ville_18883462.html

Normandie : une église à vendre pour 30 000 €

L'imposante église Saint-Paul de Granville (Manche), désacralisée, est en vente dans une agence immobilière de Paris. Mise à prix : 30 000 €.

Publié le 3 Oct 18 à 16:53|Modifié le 3 Oct 18 à 18:32

L'église Saint-Paul de Granville (Manche) est vendue par l'agence d'immobilier d'exception Patrice Besse de Paris.

L’église Saint-Paul de Granville (Manche) est mise en vente par l’agence d’immobilier d’exception Patrice Besse de Paris. (©La Gazette de la Manche)

Sur les 42 000 églises et chapelles catholiques de France, 250 sont menacées de démolition dont 7 à Paris. Plus de trente l’ont été depuis 2000, et une douzaine sont en cours ou en projet d’arasement. D’autres sont à vendre, parmi lesquelles, désormais, l’imposante église Saint-Paul, qui domine la ville de Granville (Manche)

30 000 € l’église

L’église Saint-Paul et son parvis dominent le centre historique et le port de plaisance, offrant un large panorama sur la mer. Réciproquement, elle est visible de loin depuis la mer et la Haute Ville, sculptant la ligne d’horizon comme une sorte de proue de la ville neuve.

C’est en ces termes que l’agence immobilière Patrice Besse, installée Rive gauche à Paris, décrit l’édifice, cependant très dégradé.

La mise à prix est fixée à 30 000 €, honoraires de négociation inclus, sous la forme d’un bail emphytéotique au profit de la commune.

Le bail emphytéotique proposé est le viatique d’une aventure impossible à regretter, commente l’agence. 

Ce spécialiste parisien de la vente immobilière exclusive et d’exception a obtenu la vente de ce patrimoine de Granville, par appel d’offres, comme l’avait accepté le conseil municipal en novembre 2017.

La désaffectation a été acceptée par Mgr Laurent Le Bouc’h, évêque du diocèse de Coutances et d’Avranches le 10 octobre 2017″, commentait Pierre-Jean Blanchet, l’adjoint à l’urbanisme lors du conseil municipal un mois plus tard.

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L'église Saint-Paul de Granville est vendue par l'agence d'immobilier d'exception Patrice Besse de Paris.

 

Les conditions du diocèse

Le diocèse Avranches-Coutances a émis ses conditions

  •  le transfert de la sépulture du chanoine Pinel enterré dans l’église,
  • le transfert du maître-autel financé par l’association diocésaine, du mobilier et de la statuaire.

La commune de Granville a ensuite lancé un appel à projets avec l’obligation de répondre à trois objectifs :

  1. patrimonial,
  2. économique
  3. et sociétal.

 » Ils ne devront pas modifier le dôme et rappeler la vocation initiale du site qui devra être accessible aux Granvillais » soulignait Pierre-Jean Blanchet, adjoint à l’urbanisme.

Pas de contraintes des Monuments historiques

L’édifice religieux, dont la création a été décidée par un décret de l’impératrice Eugénie, n’est pas soumis aux contraintes liées à un classement au titre des Monuments Historiques.

L’édifice totalise une surface au sol de 755 m² « qui pourrait être grandement augmentée par la création d’un niveau supplémentaire, comme le permet sa très importante hauteur », commente l’agent.

Ouvert aux projets audacieux

L’espace disponible est donc immense, seulement interrompu par les piliers séparant le vaisseau central des bas-côtés, propre à inspirer les projets les plus audacieux : aménagements fixes ou installations temporaires « .

S’ajoutent 235 m² sur deux niveaux de la salle paroissiale construite en 1965 à la place du chœur, qui n’a jamais été réalisé faute de financement suffisant. 

La construction actée par Lucien Dior

La construction a été voulue par l’impératrice Eugénie. C’est Paul Abadie, concepteur de la basilique du Sacré-Cœur de Paris, qui s’est le premier penché sur le projet, mais c’est  l’architecte Paul Héneux, originaire de Bréhal (Manche) qui le réalisera. La construction est actée en 1889 par le maire Lucien Dior et débute en 1891.


 

Pour lire l'annonce de l'agence Patrice Besse en intégralité:

https://www.patrice-besse.com/smartphone/annonces/edifice-religieux-a-vendre-granville-cotentin-normandie-bretagne-anjou-perche-pb734591