L'aveuglement d'un Emmanuel Macron en "itinérance mémorielle" (sic!) ouvre les yeux des Français en colère quand ils s'écarquillent les pupilles devant la ronde des prix des carburants à la pompe, ce nouvel impôt pour les pauvres, sous prétexte de mettre en oeuvre la transition écologique: on sait que la majeure partie du surcroît de revenus financiers généré par cette fiscalité "écolo" va directement dans le budget général de l'Etat comme autrefois le revenu de la vignette pour les vieux.

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MM. Philippe et Darmanin nous ont fait savoir leur envie de demeurer droits dans leurs paires de bottes respectives: la hausse des prix des carburants va se poursuivre en janvier 2019 puisque les automobilistes pollueurs sont aussi irresponsables que les fumeurs de tabac. De toute façon, le coeur de l'électorat macroniste qui habite plutôt dans les grandes métropoles et doté de revenus mensuels plus confortables que la moyenne nationale n'est pas concerné par ce coup de bambou à la pompe: à Paris on a voté Macron à plus de 90% lors du second tour des présidentielles de 2017 où triomphent les trotinettes électriques entre deux bouches de métro. Le populo de la France périphérique rurale qui fait ses 35000 km annuels entre son domicile et son travail, n'a pas voté pour M. Macron et ne votera jamais pour lui.

Néanmoins, il grogne et il le fait savoir: la date du 17 novembre s'est invitée dans l'agenda politico-médiatique de l'Elysée, l'itinérance risque de durer après le 11 novembre pour ne pas parler d'une nouvelle guerre des tranchées. Comme on dit dans le français évolué d'aujourd'hui, la colère de la France d'en bas fait un "bad buzz" et les sondages de Jupiter sont plus bas que jamais. Il faut donc lâcher du lest, donner un os à ronger ou distribuer une poire pour la soif en bricolant en toute urgence l'une de ces usines à gaz dont les crânes d'oeuf de Bercy ont le secret: il faudrait aider un peu, juste un tout petit peu ces pauvres automobilistes à passer ce mauvais cap avant qu'ils ne puissent acquérir une Zoé toute électrique... Les calculettes de Bercy ont chauffé et une idée géniale a jailli des grands cerveaux des inspecteurs des finances: financer des mesures d'aide à la mobilité mais avec l'argent des autres, celui des collectivités territoriales par exemple! Lesquelles n'ont pas tardé à réagir...

Lire, ci-après, le communiqué publié le 6 novembre 2018 par l'association des régions de France:

http://regions-france.org/actualites/actualites-nationales/cest-a-letat-de-mettre-place-mesures-daides-ciblees-face-a-hausse-cout-carburant/

C’est à l’Etat de mettre en place les mesures d’aides ciblées face à la hausse du coût du carburant!

Le Président de la République a annoncé ce mardi 6 novembre son souhait de voir être généralisées des aides individuelles face à la hausse du carburant, sur la base du dispositif mis en place par la Région des Hauts de France. Il s’est engagé à défiscaliser la mesure en la sortant de l’assiette de l’impôt sur le revenu.

Cette annonce est très surprenante puisqu’elle revient à demander aux Régions de payer alors que c’est l’État qui perçoit les recettes liées à la contribution climat énergie (CCE). Elle contrevient par ailleurs à l’obligation faite aux Régions de ne pas augmenter leurs dépenses de fonctionnement. Enfin la mesure de défiscalisation sera sans impact réel puisque les ménages concernés sont pour l’essentiel non imposables.

La contribution de la CCE à la hausse des prix du carburant est de la seule responsabilité de l’État, qui perçoit par ailleurs des recettes de TVA sur cette fiscalité supplémentaire. C’est donc à lui de financer les mesures palliatives en termes de pouvoir d’achat. Nous demandons qu’il affecte les recettes supplémentaires de TVA au financement d’un dispositif d’aide individuelle sur des populations ciblées.

Les Régions réclament un rôle accru en matière d’autorité organisatrice de la mobilité. Sans attendre la LOM, elles investissent déjà massivement dans des politiques favorisant les transports collectifs, les véhicules propres ou le co-voiturage et offrant des alternatives à l’utilisation des véhicules individuels. Leur rôle n’est pas de compenser les mesures fiscales nationales.


 

Nul doute que l'on parlera de ce sujet brûlant au 88ème congrès de l'association des départements de France qui s'est ouvert à Rennes le 7 novembre 2018.

Consulter, ci-après, l'intégralité du programme de ce congrès:

Parmi les participants, on notera la présence d'Hervé Morin en tant que président de l'association des régions de France et de Jean-Léonce Dupont, président du Calvados.

http://www.departements.fr/wp-content/uploads/2018/11/Programme-d%C3%A9taill%C3%A9-051118.pdf


 

Il était enfin question de l'avenir des mobilités en Normandie du côté du conseil régional à l'occasion d'assises réunies à l'Abbaye-aux-dames à Caen le 5 novembre 2018: cette réunion avait pour but de présenter la grande consultation des Normands sur leurs pratiques et leurs besoins (urgents) en matière de mobilité...

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Les Etats Généraux de la mobilité

Le 30 octobre 2018

Ces états généraux se placent dans une démarche participative qui aura lieu durant plusieurs mois avec l'objectif de définir la mobilité de demain à l’échelle de la Normandie.

Une démarche participative

Avec le transfert des services routiers et scolaires en 2017 et des trains Intercités en 2020, la Région aura toutes les cartes en main pour mettre en œuvre le nouveau système des mobilités en Normandie. La loi d’orientation sur les mobilités (LOM) qui devrait être adoptée en 2019 viendra probablement conforter le rôle de la Région en tant que chef de file de l’intermodalité.

Pour préparer au mieux les évolutions à venir, les états généraux de la mobilité en Normandie s’inscrivent dans une démarche participative qui se déploiera sur plusieurs mois entre novembre 2018 et juin 2019 avec pour objectif de permettre l’échange avec la Région sur les enjeux de mobilité à l’échelle de tous les territoires normands.

Ils seront ouverts à tous les Normands et à tous les opérateurs et structures qui ont une problématique d’acheminement du public, de circulations des populations quels que soient les secteurs d’activités (le déplacements des scolaires, des actifs, la formation, le tourisme …).

La réunion du 5 novembre 2018 constituera la première étape de cette démarche des états généraux de la mobilité en permettant l’expression des élus des territoires

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