En consultant le site internet du Conseil Economique Social et Environnemental Régional de Normandie, nous sommes tombés sur l'annonce officielle suivante, à savoir la mobilisation orchestrée à l'initiative de Jean-Luc Léger, président du CESER et président de l'association de promotion de la LNPN pour que le plus haut sommet de l'Etat n'oublie pas ce projet ferroviaire essentiel à l'avenir de la Normandie tant sur le plan régional que sur le plan national si l'on considère que le bon développement de l'économie maritime et logistique normande est d'intérêt national ou non.

Nous avions déjà parlé ici-même de cette initiative, non sans en relever certaines faiblesses voire certaines contradictions internes quant à la question de savoir si le phasage technique et financier de la LNPN  nous permettrait véritablement d'avoir avant 2030, 2040 ou 2050 (?) une Ligne Nouvelle Paris Normandie au lieu d'une Ligne Nouvelle Paris Mantes...

Parmi ces contradictions, on relevera notamment celle-ci:

Est-il possible de défendre "en même temps" la juste cause de limiter l'artificialisation des terres agricoles et le projet de LNPN en Normandie sur la base d'un scénario particulièrement impactant à l'égard de ces mêmes terres agricoles?

On sait, par ailleurs, que la SAFER Normandie s'oppose à l'idée de préempter le foncier agricole en prévision des futurs travaux pour le passage de la LNPN en Normandie: sachant que la SAFER est dûment représentée au CESER Normandie, on aimerait bien savoir ce que cette dernière peut penser de l'initiative pro-LNPN du président du CESER: double contradiction interne donc!

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Lire ci-après en intégralité le courrier envoyé au Premier ministre Edouard Philippe, ci-devant député-maire du Havre:

http://ceser.normandie.fr/images/stories/CESR/fichiers/actualites/Courrier%20parlementaires.pdf


Rappel de la position de l'Etoile de Normandie:

1) Un TGV sur LGV en Normandie est impossible: nous l'avions dit dès 2011 à l'occasion du débat public sur la LNPN. Nous défendons le principe d'une grande vitesse de proximité (200/250 km/h) pour la desserte d'un réseau régional de villes situé à 1h/2h de Paris.

2) Il faut privilégier la modernisation du réseau existant avec un nouveau matériel roulant plus fiable et plus moderne sans attendre les calendes grecques ferroviaires: c'est le choix fait par Hervé Morin et la région Normandie. Il n'était guère possible de faire autrement.

3) Si le réseau ferré normand doit être modernisé et rectifié il doit l'être tout particulièrement entre Caen Rouen et Le Havre: le scénario C d'un passage sous-fluvial dans l'estuaire associé à une modernisation du réseau déjà existant est la seule solution raisonnable tant du point de vue financier que du point de vue environnemental...