Puisque l'on fait grand cas et à juste titre du mépris apparant du président Macron-Jupiter pour tous les corps intermédiaires, à commencer par les collectivités territoriales, il est intéressant de décentrer un peu ce regard critique en quittant l'échelon national ou central pour observer ce qu'il en est vraiment à l'échelon régional, qui plus est en Normandie où le président Hervé Morin a alimenté la chronique médiatique d'une contestation aussi frontale que justifiée contre le prurit néo-jacobin d'Emmanuel Macron tout en mettant en oeuvre une action régionale ambitieuse, innovante et dynamique...

La question est la suivante:

Hervé Morin ne ferait-il pas à l'échelle normande ce qu'il reproche à Emmanuel Macron à l'échelle nationale française?

A savoir une concentration du pouvoir autour de sa personne d'une part et une ignorance des corps intermédiaires de la société civile d'autre part. Nous avons déjà évoqué ici même le sujet (qui reste à démontrer) non sans souligner qu'il est instrumentalisé pour des raisons politiciennes à défaut d'être réellement politiques.

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VS (?)

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Bref ! On lira ci-dessous, le dernier épisode de la petite guerre d'escarmouches menée par Jean-Luc Léger, président du CESER (assemblée qui, soi-disant, représente les corps constitués de la société civile régionale tout en évitant d'y adjoindre les associations ayant la Normandie pour objet spécifique) contre Hervé Morin, le président du Conseil Régional de Normandie.

Le sujet abordé ci-dessous est un vrai sujet qui mérite une attention particulière. Il serait judicieux que le rôle des associations et des divers corps constitués de la société civile régionale soit davantage mis au centre des politiques publiques normandes et cela pour deux raisons:

1) Accélérer la normandisation de la société civile régionale par une meilleure prise de conscience des problématiques spécifiquement normandes

2) Améliorer l'intelligence et la qualité des politiques publiques menées par le conseil régional.

Lire la chronique de Normandie (n°559, édition datée du 19 novembre 2018):

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La Normandie devrait être d'autant plus LA région idéale qu'on observe, ailleurs, dans les grands machins néo-régionaux issus de la réforme de fusion régionale de 2015 des difficultés pour intégrer et faire vivre un territoire régional qui, contrairement à la Normandie n'existe pas! D'où cette situation paradoxale digne des Shadoks de la géographie:

  • une région idéale qui existe déjà où l'on n'en fait pas assez: la Normandie
  • une région qui n'existe pas que l'on s'épuise à faire exister contre toute évidence: l'Occitanie (d'après l'article de La Croix daté du 23/11/18 à lire ci-dessous) mais aussi le "Grand-Est" (duquel les Alsaciens veulent se détacher) ou l'Arvernorhodalpie (où Savoyards et Dauphinois veulent exister davantage...)

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