Au moment historique de la restauration d'une unité politique et institutionnelle normande après une éclipse de près de deux siècles (1790) suivie de quelques soixante années d'une calamiteuse division (1956), décision historique prise par Monsieur François Hollande président de la République française né à Rouen, quelques jours avant de commémorer le 70ème anniversaire du Débarquement de 1944 le 6 juin 2014, nous avions écrit que le retour à l'unité normande était le "grand pari normand" face à celui d'un Grand-Paris englobant un espace servant des ponts parisiens de la Seine jusqu'au Havre.

Assumer et conduire l'unité normande c'est assumer une ambition géopolitique d'intérêt national compte tenu du fait que l'AXE SEINE qui permet la connexion logistique au vaste monde de la première région urbaine d'Europe par la richesse produite et par le nombre d'habitants est essentiel à la France:

La Normandie est la seule région française à se trouver dans cette situation privilégiée et ce pour le meilleur et pour le pire car détenir la clef sinon la porte maritime d'une si grande puissance demande du sang-froid, voire une vision ou une ambition que ladite grande puissance accaparée par elle-même, dominée par elle-même n'a pas toujours: tel un petit oiseau posé sur le dos de l'éléphant, la Normandie est une vigie...

Il y a quelqu'un, fort heureusement, dans la vigie normande, dans la cabine de pilotage normande depuis le 1er janvier 2016. Il est, semble-t-il, très conscient de ce qu'il y a à faire. Il a de l'ambition voire de l'enthousiasme car le grand pari normand est un magnifique enjeu...

PROBLEME...

Hervé Morin, parmi les grands élus de la Normandie réunifiée, semble être le seul à s'occuper de l'avenir de la Normandie et de son destin...

Le moteur régional actionné par le président de région tourne à plein régime.

En revanche, le moteur métropolitain normand pourtant doté de trois propulseurs est toujours froid: MM. Bruneau (Caen) Lemonnier (Le Havre) et Sanchez (Rouen) ne font pas grand chose pour le rayonnement normand et on ne parlera pas de la mise en maintenance technique du moteur rouennais qui devrait emmener l'ensemble: il faut attendre 2020 et les élections municipales pour que Rouen revienne dans Rouen.

En attendant, face aux tentations toujours renouvelées de l'Etat central jacobino-parisien de mettre sous tutelle le cerveau normand et sa moelle épinière (la vallée de la Seine en aval de Paris), Hervé Morin monte la garde comme jadis à Château-gaillard.

Sauf que le gaillard d'Epaignes se sent seul. Bien seul!

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Lire cette analyse plutôt pertinente proposée par Bertrand TIERCE dans la dernière édition de la Chronique de Normandie (n°560 Lundi 26 novembre 2018):

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