Grâce à la bienveillance de Pierre Mouraret, le maire communiste de Dives-sur-Mer, une première assemblée générale citoyenne du mouvement des Gilets Jaunes s'est enfin tenue dans la salle Mandela mise à disposition par la municipalité. On saluera, en effet, les initiatives civiques actuellement en cours proposées par les maires des petites villes et des communes rurales comme par exemple celle consistant à ouvrir un cahier de doléances dans la mairie. En matière de démocratie locale, les petites communes semblent plus actives que les grandes!

Il faudra organiser des AG citoyennes dans les grandes villes comme Caen, Rouen ou Le Havre comme il faudra en organiser à l'échelle départementale et régionale normande puisque la collectivité territoriale qui est directement en charge des questions de transports et de mobilité c'est le conseil régional tandis que le conseil départemental s'occupe de la politique publique sociale de proximité. Macron vit bien loin, dans une autre galaxie. Il est temps que les Normands s'auto-organisent pour qu'ils s'occupent enfin de leurs affaires par eux-mêmes!

https://actu.fr/normandie/dives-sur-mer_14225/plus-400-gilets-jaunes-lancent-une-charte-resistance-citoyenne-dives-sur-mer_20153629.html

Plus de 400 gilets jaunes lancent une charte de résistance citoyenne à Dives-sur-Mer

IMG_4198-854x641

Plus de 400 sympathisants gilets jaunes se sont réunis jeudi 6 décembre 2018 en soirée à Dives-sur-Mer. Perspectives de l'action et projet de charte citoyenne ont été évoqués.

Les Gilets jaunes se sont réunis jeudi 6 décembre 2018 à partir de 18 h à l’espace Nelson Mandela de Dives-sur-Mer (Calvados). Un appel lancé sur les réseaux sociaux qui a semble-t-il trouvé écho, puisque plus de 400 sympathisants du mouvement étaient présents pour faire un point sur les actions à mener.

« Nous voulons devenir un mouvement de résistance face aux politiques qui nous divisent » lance Rudy, l’un des organisateurs de la soirée. Bilan de l’action locale et surtout perspectives à venir ont été évoqués lors de cette soirée agitée par la fougue de nombreuses personnes dans l’assistance lançant des « Macron, démission ! ».

« Il nous faut aller plus loin que les blocages des rond-points, garder l’opinion en notre faveur, ne plus embêter nos concitoyens » analyse Louise, l’une des organisatrices, qui suggère plutôt de « bloquer l’économie du pays. Il est préférable de se concentrer sur des points stratégiques du Calvados que de s’éparpiller ».

Utiliser des moyens de communication primaires, ne plus confier l’argent aux banques. Pour que le mouvement perdure, il faut unir nos forces pour un jour, être entendu !

« On veut une VIe République ! »

Un autre animateur de la réunion, Hugo, a recontextualisé la crise actuelle, en revenant sur les causes de la situation et la dette du pays, « l’Etat est en faillite… Il doit de l’argent aux banques : il faut changer de système… » Vite rattrapé par des voix dans l’assistance :

La France n’a jamais eu autant d’argent, les richesses ne sont juste pas repartagées. On veut une VIe République !

Les suites de l’action Gilets jaunes ? A Paris ce week-end ? « C’est donner de la visibilité aux casseurs, ça n’a pas de sens » juge Hugo, qui trouve plus pertinent de renforcer le mouvement sur le plan local, « notre objectif est de nous coordonner, de fédérer. Reprendre la parole, le pouvoir et remettre le citoyen au cœur de la Démocratie ! »

Une charte de résistance citoyenne

A ce titre, le projet d’une charte de résistance citoyenne a été présenté, dotée de treize articles soumis à l’avis de la salle. Hausse du SMIC, baisse des niches fiscales, retrait de la contribution sociale généralisée, suppression du Sénat ou encore mise en place d’une assemblée citoyenne font partie des principaux points de ce document qui devrait être présenté dans chaque circonscription du Calvados.

L’idée est d’organiser une grande assemblée citoyenne dans chaque circonscription du département, de désigner de futurs représentants par tirage au sort.

Ceux-ci seront appelés à participer aux élections législatives et à être élus dans la future chambre citoyenne, avec consultation de la population, « ce sont les citoyens qui décideront au final, s’ils ne sont pas d’accord, la loi ne passe pas ».

Cette charte citoyenne est une nouvelle étape dans la volonté de structuration d’un mouvement qui ne compte pas en rester là. Hugo ne le cache pas, face aux annonces du gouvernement qu’il juge comme « des propositions inaudibles, les gens ne reviendront plus en arrière, on ne peut plus s’arrêter maintenant. Le mouvement va perdurer… »