La rédaction de l'Etoile de Normandie signale à ses lecteurs la parution dans la prestigieuse collection de la NRF Gallimard, "la bibliothèque des histoires" d'un livre qui comblera un manque certain dans l'historiographie française qui ne dispose pas de grande et belle synthèse récente sur l'histoire de l'idée régionale en France... François GUILLET auteur d'une magistrale thèse sur la naissance de l'idée régionale normande (1750-1850) publiée en 2000 se sentira enfin moins seul puisque Olivier GRENOUILLEAU nous propose une histoire finalement inédite de "Nos petites patries" françaises dans l'ombre de l'Etat central parisien plutôt jacobin mais qui, parfois, eut des tentations plus girondines: on pensera, notamment, aux années 1880- 1900 quand la 3ème République chercha à s'enraciner dans la démocratie communale et quand le fédéralisme régional était aussi une idée de la gauche républicaine avec une personnalité comme Joseph Paul-Boncour...

http://normandie.canalblog.com/archives/2015/03/03/31636651.html

Dans le dernier numéro disponible de l'hebdomadaire Marianne (n°1146 du 1er au 7 mars 2019) on trouvera le compte rendu suivant:

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Commentaire de Florestan:

La question régionale continuera d'être discutée en France tant que les deux évidences suivantes ne seront pas établies:

1) Etablissement de "vraies régions" qui, à l'instar de la Normandie, permettent d'avoir à la fois la région de la raison (l'administratif et le politique) et la région du coeur (l'héritage géo-historique, le patrimoine culturel) sur le même territoire. Concrètement: la carte des régions modernes doit coïncider avec celle des provinces dont la mémoire a été, en grande partie, préservée dans le découpage départemental de 1790.

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2) Etablissement d'une vraie autonomie de finances et de projets des régions à l'égard de l'Etat central recentré sur ses grandes missions régaliennes (sécurité, solidarité financière nationale, planification de moyen et long terme). Concrètement: les régions doivent avoir aussi leur souveraineté financière pour n'avoir plus à dépendre de l'argent de poche que leur donne un Etat central impécunieux comme elles doivent pouvoir avoir le droit d'expérimenter des politiques publiques d'intétêt général et national selon le principe de la subsidiarité.