Celui qui a dit que la bataille des ports se jouait à terre a tout compris!

L'enjeu n'est pas d'avoir la meilleure escale technique du Monde mais d'avoir la meilleure organisation logistique terrestre possible pour que des dockers performants (notamment ceux du Havre) puissent faire pleinement leur travail... Avec Le Havre, on le sait, nous sommes bien loin  du compte: la noria permanente de camions entre un terminal portuaire havrais et un terminus parisien fait peine à voir surtout à l'heure d'inquiétudes sociales profondes sur les causes et les conséquences du changement climatique ou de la pollution de l'air...

C'est ainsi qu'on apprend que le port hollandais de Rotterdam approfondit encore plus son "hinterland" vers l'Est de la France précisément là où le grand port maritime normand du Havre devrait approfondir le sien dans le but de croiser par une diagonale Ouest-Est le fameux corridor Amsterdam-Marseille qui profite pleinement à l'essor des ports d'Anvers et de Rotterdam. Mais les aveugles volontaires d'HAROPA s'interdisent cette vision orientale lointaine puisque le Port du Havre c'est le port de Paris. Point barre...

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Avec un centre de gravité économique et démographique européen qui a basculé vers une nouvelle Mitteleuropa allemande, le port du Havre est plus que jamais dans une position géographique excentrée: la liaison vers l'Est, bien au delà de la région parisienne est indispensable...

Bref! à l'Est, il y a du nouveau et pour lors, cela se fait sans Le Havre et ce projet de ligne de fret ferroviaire qui pourrait relier le grand port normand à Mannheim via Tergnier-Metz et Amiens...


 

Lire ci-après:

https://www.actu-transport-logistique.fr/ferroviaire/multi-modal-rail-france-se-developpe-rapidement-en-alsace-515630.php

Multi Modal Rail France se développe rapidement en Alsace

Actu-Transport-Logistique.fr | Ferroviaire | publié le : 14.03.2019 | Dernière Mise à jour : 14.03.2019

Auteur Olivier Constant

Multi Modal Rail a fait du rail l’un de ses chevaux de bataille pour développer les acheminements de conteneurs entre l’Alsace et le port de Rotterdam. Elle pourrait étendre son champ d’action à d’autres Régions françaises d’ici 18 mois.

 La seconde ligne Weil-Am-Rhein-Rotterdam n’est exploitée, pour l’instant, qu’à raison d’une rotation par semaine. Mais elle devrait passer à deux allers-retours hebdomadaires dans le courant du second trimestre 2019. Sur cette relation, la traction des trains est intégralement assurée par Captrain Deutschland.

C’est en toute discrétion que Multi Modal Rail (MMR) France a fait son entrée dans le secteur ferroviaire et fluvial alsacien courant 2016. Si l’on en juge par les résultats obtenus depuis, cette arrivée répondait, semble-t-il, à un besoin. Filiale de MMR Holland, cette société basée à Strasbourg a acheminé 38 000 EVP (équivalent vingt pieds) en 2018, soit une hausse de 20 % par rapport à 2017. Cette croissance exponentielle devrait se poursuivre cette année, l’opérateur tablant sur 50 000 EVP transportés via des trains combinés de 1​​​​​​​500 ​​​​​​​t ou des barges fluviales de 135 ​​​​​​​m de longueur.

Le rail au secours de la voie d’eau

C’est incontestablement le ferroviaire qui a porté la croissance de MMR France en 2018. En sus de la mise en place d’une seconde liaison entre Weil-am-Rhein et le port de Rotterdam en novembre 2018, MMR France a été contraint de réorganiser son plan de transport en prolongement du phénomène des basses eaux sur le Rhin. Particulièrement aigu de septembre à décembre 2018, ce phénomène a conduit à un report massif sur le rail. "Certes, le train combiné est 5 à 10 % plus cher que la barge fluviale, mais les délais d’acheminement sont de un jour seulement, là où le fluvial en exige quatre de plus", explique Benjamin Hottier, directeur général de MMR France et Holland.

Pour l’heure, MMR France opère deux allers-retours hebdomadaires Terminal Nord de Strasbourg-port de Rotterdam. Opérationnelle depuis février 2017, cette liaison est saturée à l’import mais pas totalement à l’export. La seconde ligne Weil-Am-Rhein-Rotterdam n’est exploitée, pour l’instant, qu’à raison d’une rotation par semaine. Mais elle devrait passer à deux allers-retours hebdomadaires dans le courant du second trimestre 2019. Sur cette relation, la traction des trains est intégralement assurée par Captrain Deutschland.

Vers une extension du champ d’action

La société achemine aussi ses trafics par l’intermédiaire de deux barges par semaine entre les ports d’Anvers et de Rotterdam jusqu’à Strasbourg, Ottmarsheim et Bâle. "Ce service n’a pas vocation à augmenter à court et moyen terme du fait que le marché est très concurrentiel", explique le dirigeant. Avant de poursuivre : "Nous avons, en revanche, une réserve de croissance sur le rail avec de nouveaux produits. Elle pourrait conduire à la mise en place de nouvelles relations entre les ports maritimes précités et d’autres ports intérieurs français. Nous ne pourrons, toutefois, conduire ce développement que lorsque nous aurons stabilisé Weil-Am-Rhein, c’est-à-dire pas avant dix-huit mois".

En attendant, et puisque la dimension fluviale est absente de la marque, Multi Modal Rail France envisage de changer de nom à l’échéance 2020. La société pourrait, alors, devenir MMR Intermodal.