Hier, est paru l’article ci-dessous dans un media spécialisé :

Rouen : Pascal Gabet dévoile des pistes de développement

L’Antenne Mardi 2 Avril 2019

https://www.lantenne.com/Rouen-Pascal-Gabet-devoile-des-pistes-de-developpement_a47094.html

Pascal Gabet, nouveau directeur du Grand Port maritime de Rouen (GPMR) depuis un arrêté ministériel du 1er mars, a tiré le bilan de l’année écoulée mais surtout révélé quelques pistes de développement.

Rouen a dépassé les 23 millions de tonnes de trafic global

© Éric Houri

Face à la communauté portuaire venue en nombre dans le cadre des réunions mensuelles du Propeller Club de Rouen, Pascal Gabet (45 ans), nouveau président du directoire du GPMR depuis le 13 mars, a dressé un bilan positif de 2018.

Pascal Gabet a été nommé président du directoire et directeur général de Haropa-Port de Rouen par intérim, à compter du 13 mars 2019 © Haropa

"Nous avons dépassé les 23 millions de tonnes de trafic global, soit un de nos meilleurs scores depuis la fermeture de la raffinerie Pétroplus. Le retour à un bon niveau des sorties de céréales y a certes grandement contribué mais la diversification des trafics traités également. On peut citer notamment les échanges d’engrais, solides et liquides, qui placent Rouen parmi les leaders du secteur avec 2,4 millions de tonnes traitées", a-t-il commenté.

Le diplômé des Ponts & Chaussées (2006) et des Eaux & Forêts (2012) a aussi rappelé l’année record en termes d’investissements pour le GPMR, soit 65 millions d’euros en 2018 à rapporter à la moyenne de 30 pour le GPMR avec, il est vrai, la fin du programme d’approfondissement du chenal de la Seine qui s’achèvera courant avril.

Se tournant vers l’avenir, Pascal Gabet a aussi évoqué les projets du port. D’abord, l’aménagement du terminal QPC de Petit-Couronne pour l’accueil de nouveaux clients. Puis le choix du groupe tchèque P3 Logistic Parks pour l’extension amont de la zone RVSL (Rouen Vallée de Seine Logistique).

"Sur 22 hectares, 60 000 à 80 000 m2 d’entrepôts devraient voir le jour en complément de l’existant pour conforter le rôle de hub multimodal de Rouen entre Le Havre et Paris pour les trafics conteneurisés, adossé au terminal de Moulineaux", a développé Pascal Gabet.

"À nous d’imaginer le chenal intelligent du futur"

L’ex-directeur général adjoint (DGA) sous la houlette de Nicolas Occis a également tracé les grandes lignes de l’avenir du port de Rouen, à travers notamment le projet stratégique 2021-2025 pour lequel près de 300 millions d’euros d’investissements sont programmés.

Quatre axes de développements sont prévus. D’abord la transition énergétique. "Nous disposons de foncier pour développer le photovoltaïque", estime Pascal Gabet. Ensuite, l’innovation. "À nous d’imaginer le chenal intelligent du futur pour optimiser les chargements et les trajectoires des navires", poursuit-il.

Modernisation du terminal sucrier

Il admet également que les infrastructures portuaires, pour beaucoup datant de la reconstruction d’après-guerre, ont une durée de vie "limitée". Ainsi, sur son bureau se trouve la modernisation du terminal sucrier, le seul en France à traiter tous types de trafics (conteneurs, sacs, vracs), programmée en 2020-2021 sans interruption d’exploitation.

Deux autres projets sont également dans les starting-blocks. Le remblaiement de la Darse des Docks et la récupération de la zone des Torchères sur l’ancienne raffinerie Pétroplus, histoire de récupérer une trentaine d’hectares les pieds dans l’eau et des appontements dont le port commence à manquer.

"Pour un port tel que Rouen, il convient absolument de renforcer les liens avec l’industrie. Nous sommes un port de négoce et de vracs. D’accompagner le développement des activités liées à la croisière, maritime et fluviale, en plein essor. Et de développer celles liées à la logistique, sur des zones comme Honfleur, Radicatel ou encore Port-Jérôme. Nous sommes d’ailleurs en négociations avancées avec ExxonMobil pour des aménagements des terminaux", révèle Pascal Gabet.

Vincent Rogé

Mardi 2 avril 2019

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

     Pour apprécier l’interprétation de la partie d’article de L’Antenne évoquée dans le titre du présent billet, il peut être utile d’avoir consulté les articles de L’Etoile de Normandie suivants :

30 janvier 2018

SENALIA : "après la pluie" la fuite en avant rétrograde...

http://normandie.canalblog.com/archives/2018/01/30/36096810.html

23 juin 2018

Grand Port Maritime de ROUEN: L’art de transformer en écran de fumée une masse de sédiments

http://normandie.canalblog.com/archives/2018/06/23/36510008.html

19 mars 2019

Accès nautiques au port fluvio-maritime de Rouen : aggravation du coût d'entretien par anticipation, indirectement...

http://normandie.canalblog.com/archives/2019/03/19/37190356.html

 

     L’extrait de l’article de L’Antenne qui nous intéresse présentement est celui-ci :

" À nous d’imaginer le chenal intelligent du futur pour optimiser les chargements et les trajectoires des navires "

Pascal Gabet, récemment nommé président du directoire et directeur général de Haropa-Port de Rouen par intérim.

 

     Pour la plupart des lecteurs de cet extrait de déclaration de Pascal Gabet, ce n’est qu’une illustration de l’un des quatre axes de développements prévus par la gouvernance du port de Rouen…

     Mais pour l’auteur de ces lignes, une autre interprétation est possible :

     Pour l’adaptation à la taille croissante de navires chargeurs de céréales, la dernière campagne d’approfondissement des accès nautiques au port de Rouen (2008-2018) aura coûté près de… 200 millions d’euros… minoritairement financée par le port de Rouen, c’est-à-dire majoritairement financée par l’Etat et les collectivités territoriales…

     L’entretien annuel desdits accès coûte environ 20 millions d’euros par an, somme à laquelle il va falloir logiquement ajouter la somme mentionnée dans l’article de l’EdN du 19 mars 2019…

     Il est probable que la communauté économico-portuaire de Rouen a enfin pris conscience qu’envisager le renouvellement d’une campagne d’approfondissement future est… illusoire… Serait-ce la fin d’une fuite en avant rétrograde ?