Pathétique!

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Fusion des académies en Normandie : un comité d’accueil bruyant pour la nouvelle rectrice à Caen

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Ils étaient une centaine à faire du bruit devant le rectorat de Caen (Calvados), jeudi 4 avril 2019, pour accueillir la nouvelle rectrice de Normandie, Christine Gavini-Chevet.

Sifflets, casseroles, chansons bruyantes… Jeudi 4 avril 2019, une centaine d’agents du rectorat de Caen (Calvados) ont fait du bruit entre 13h et 13h45 pour accueillir la nouvelle rectrice de Normandie, Christine Gavini-Chevet. 

Lire aussi : En plein conflit sur la fusion des académies de Rouen et Caen, une nouvelle rectrice nommée

Une très mauvaise nouvelle »

Lors du Conseil des ministres du lundi 1er avril 2019, Christine Gavini-Chevet a été nommée rectrice de la région académique de Normandie, à la place de Denis Rolland. 

Pour les syndicats, qui sont opposés à la fusion des deux académies, « c’est une très mauvaise nouvelle ». 

Nathalie Lapierre, secrétaire académique pour le syndicat national Force ouvrière des lycées et collèges (SNFCLC), s’explique :

En gros, le ministre estime que l’ancien recteur, Denis Rolland, a mal expliqué la fusion et que c’est pour ça que le personnel ne l’accepte pas. Une nouvelle rectrice est nommée pour faire la même chose que celui d’avant.

Lire aussi : La fusion des académies de Normandie « nous rendra plus forts et attractifs », selon le recteur

La Normandie, seule région à fusionner ses académies

Les opposants à cette fusion ne comprennent pas pourquoi les deux académies normandes sont les deux seules à fusionner. Pour rappel, alors que toutes les académies des 13 nouvelles régions étaient appelées à fusionner, Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Éducation nationale a renoncé à sa décision le 31 janvier 2019. À l’exception des académies de Rouen et de Caen.

Alors que la Normandie était une région pilote pour les projets de fusion, elle se retrouve finalement à être la seule à fusionner. Une décision que rejette en bloc les syndicats.

Ils craignent des « dysfonctionnements de services, des suppressions de postes à terme et des déplacements inutiles entre Caen et Rouen », précise un agent du rectorat mobilisé, jeudi 4 avril 2019. Pour Renaud Martin du syndicat UNSA, « il n’y pas de plus-value à faire avec cette fusion, cela semble un peu incompréhensible ». 

Les agents des rectorats de Caen ne semblent pas prêts à lâcher. « Nous nous rassemblons en début de semaine prochaine pour discuter de la poursuite du mouvement », annonce François Ferrette, co-secrétaire académique du SNASUB-FSU.

Une rencontre avec la nouvelle rectrice prévue

Une rencontre avec la nouvelle rectrice et l’intersyndicale de Caen et de Rouen est prévue durant la semaine du 8 au 12 avril 2019. Une réunion confirmée par Brigitte Lacoste, la directrice de cabinet de la nouvelle rectrice, Christine Gavini-Chevet. 

« La rectrice a été nommée dans le même cadre que le recteur précédent », rappelle Brigitte Lacoste, qui souligne que la fusion ne nécessitera « aucune mobilité géographique », « aucune perte de moyens ni d’effectifs » et réaffirme « le maintien des deux sites » à Caen et à Rouen.


 Faute de la vivre ou de la connaître (quand ils ne la méprisent pas) dans leur travail ou leur vie privée, certains agents de la très jacobine Education Nationale refusent l'évidence normande:

Car il s'agit moins de fusionner deux petites académies entre elles que de faire exister à nouveau ce qui n'aurait jamais dû cesser d'exister, à savoir, l'unité académique normande depuis le rectorat de Caen.

Ce qui est à lire ci-après est plutôt désolant car à AUCUN MOMENT les syndicats de personnels qui s'opposent à la restauration de l'unité académique normande (notamment le syndicat très jacobin FO) n'osent affronter LE PASSIF DE 50 ANNEES DE DIVISION ACADEMIQUE NORMANDE que l'on peut résumer par les TROIS CONSTATS SUIVANTS:

1) La jeunesse normande reste sous diplômée par rapport à la moyenne nationale.

2) Le taux d'illettrisme est à 10% en Normandie avec des difficultés socio-scolaires enkystées (notamment dans les zones rurales)

3) La jeunesse la plus talentueuse, la plus compétente et la plus ambitieuse fuit la Normandie: ils seraient 5000 jeunes post-bac à quitter les académies normandes chaque année!

VOILA LE BILAN que nous tenions à rappeler avant de lire avec consternation ce qui suit:

https://actu.fr/normandie/caen_14118/pourquoi-normandie-seule-region-france-fusionner-academies_22247693.html?utm_source=actu.fr&utm_medium=alireaussi

Pourquoi la Normandie est-elle la seule région de France à fusionner ses académies ?

À Caen et Rouen, des centaines d'agents des rectorats ont manifesté, jeudi 21 mars 2019. Ils ne comprennent pas pourquoi la Normandie est la seule région à fusionner ses académies.

À Caen (Calvados) et à Rouen (Seine-Maritime), des centaines d’agents des rectorats de l’ex-Haute et ex-Basse-Normandie se sont mobilisés pour une journée « rectorat mort », jeudi 21 mars 2019 contre la fusion des académies.

« Nous ne comprenons pas l’exception normande » (SIC!!!)

Les opposants à cette fusion ne comprennent pas pourquoi les deux académies normandes sont les deux seules à fusionner. Pour rappel, alors que toutes les académies des 13 nouvelles régions étaient appelées à fusionner, Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Éducation nationale a renoncé à sa décision le 31 janvier 2019, notamment « pour des raisons de proximité », rapporte le quotidien La Croix.

À l’exception des académies de Rouen et de Caen. « Nous ne comprenons pas pourquoi nous sommes les seuls à fusionner. On nous dit que c’est parce que nous étions des toutes petites académies. Mais cet argument ne tient pas : les académies de Dijon et de Franche-Comté sont de même taille et elles ne fusionnent pas », peste Olivier Buon du syndicat Sgen CFDT.

« On nous répond aussi que la Normandie est une exception, notamment pour les déplacements. Qu’on relie très vite Le Tréport et Avranches (Manche). Encore un argument qui ne tient pas », souligne Renaud Martin du syndicat UNSA.

(Commentaire de Florestan: MM. Buon et Martin ci-devant "baaas-normands" n'ont jamais eu la curiosité intellectuelle d'aller jusqu'au... Tréport!)

« Il n’y a pas de plus-value » (RE SIC!!!)

(Commentaire de Florestan: que ces Messieurs nous expliquent en quoi laisser 5000 jeunes normands partir de notre région chaque année ou avoir 34% de la population active de l'Orne sans aucun diplôme constitue une "plus-value"!)

Les syndicats ne remettent pas en cause la mise en place d’un interlocuteur commun aux deux académies, « cela semble logique au regard de la nouvelle région Normandie ». « Mais on aurait pu faire comme dans les autres régions : garder les deux recteurs et avoir un chef de file pour les deux académies », propose Renaud Martin.

(Commentaire de Florestan: bonjour l'usine à gaz!)

Pour eux, la fusion des académies va induire des changements dans le quotidien des agents du rectorat. « Nous ne sommes pas obligés de déménager mais beaucoup vont devoir changer de métier car certains services vont bouger à Caen ou à Rouen, explique Olivier Buon. Beaucoup vont devoir se former. On doit être prêt pour la rentrée 2022, c’est un peu court. »

(Commentaire de Florestan: Maman! J'veux pas aller à Rouen...  C'est moche là-bas, c'est tout pollué, il pleut tout le temps et ils sont méchants! On dit même que les Rouennais mangent les enfants. Ou bien: Papa! J'veux pas aller à Caen, c'est un bourg à vaches où on s'emmerde, des bouzeux qui votent à droite depuis Guillaume le conquérant avec un périph' toujours bouchonné quand on va en week-end en ... Bretagne!)

Pour Renaud Martin du syndicat UNSA, « il n’y pas de plus-value à faire avec cette fusion, cela semble un peu incompréhensible ». Il prend un exemple :

"Les logiciels de Caen et de Rouen ne sont pas les mêmes. Dans le cadre des fusions des académies à l’échelle nationale, le ministère nous avait promis un nouveau logiciel commun à tous. Mais aujourd’hui, comme nous sommes les seuls à fusionner, comment ça va se passer ?"

(Commentaire de Florestan: cela se passera comme cela s'est passé à la région Normandie avec des outils unifiés, plus performants. Qui, par exemple, regrettera encore le temps où il y avait deux antennes régionales de l'INSEE en Normandie? Avec ce retour à l'unité académique normande, les agents qui s'en foutaient jusque-là vont découvrir enfin que la Normandie existe: on leur conseille la lecture de la "Normandie pour les Nuls, éditions First" pour commencer!)

Une nouvelle académie « plus attractive », selon le recteur

De son côté, le recteur Denis Rolland a déjà expliqué lors d’une conférence de presse le 25 février 2019, sa position. Pour le nouveau recteur de région, les deux académies normandes étaient « parmi les plus petites de France ». Alors qu’avec cette fusion déjà en marche, l’académie de Normandie sera comparable à celles de Rennes ou Nantes, et même « infiniment plus petite qu’Orléans-Tours ».

Bref, pour le recteur, « le nouveau périmètre est cohérent » :

Depuis la fusion des Régions, il y a un vrai projet de territoire en Normandie, avec de nouvelles frontières qui ne font pas débat. L’objectif est de faire en sorte qu’il n’y ait pas plusieurs puzzles : celui politique et ceux des institutions de l’État.

Denis Rolland en est persuadé : « Le nouveau périmètre nous rendra plus forts et plus attractifs. » Le service communication du rectorat précise que le recteur ne demande « aucune mobilité géographique », annonce « aucune perte de moyens ni d’effectifs », « des formations » et assure « la maintien des deux sites ».

Cependant, les syndicats ne perdent pas espoir. « Tout est encore possible quand on voit le recul du ministre pour la fusion dans les autres académies », conclut Renaud Martin.


 Commentaire de Florestan:

La Normandie? ils n'en ont rien à foutre même dans sa version pour carte postale vu qu'ils passent leurs vacances toujours ailleurs...

Ce triste conflit démontre a contrario la pertinence de l'idée d'un autre recteur, le géographe Armand Frémont. Visiblement, pour une majorité des fonctionnaires travaillant dans les rectorats de Caen et de Rouen, (dumoins pour leurs représentants syndicaux) la Normandie leur est parfaitement étrangère faute d'exister concrètement dans leur "espace vécu".

En revanche, elle l'était pour le recteur Denis Rolland qui vient d'être débarqué faute d'avoir pu maîtriser la fronde sociale dans les bureaux des rectorats de Caen et de Rouen:

En effet, l'ex recteur avait ses racines familiales dans le Cotentin et croyait sincèrement à la mise en oeuvre d'un projet régional normand spécifique en étroite relation avec le conseil régional de Normandie compte tenu des urgences normandes. S'il y avait bien une exception normande, c'était bien celle-là...

La rectrice qui va le remplacer arrive précédée d'une réputation peu avenante: on peut craindre le pire! Dans ce cas, si la situation devait dégénérer totalement, le projet normand et son originalité seraient les premières victimes collatérales d'un bras de fer entre une représentante du gouvernement et un front de lutte syndicale.

Quel gâchis!