Rouen, on le sait peu, est un nom connu dans le monde entier... Plus particulièrement sur la planète des motoristes car le technopôle du Madrillet, associé aux laboratoires de recherche du groupe Renault particulièrement bien implanté dans la vallée de la Seine normande dans le cadre du pôle de compétitivité national "Movéo" est devenu l'un des lieux mondiaux où se conçoivent les motorisations et les mobilités du futur: c'est un enjeu essentiel car la résolution de l'équation de la motorisation et de la mobilité est au coeur des enjeux de la mise en oeuvre concrète d'une authentique transition écologique et énergétique vu l'impact de l'actuel système de transports sur le changement climatique en tant que principal pourvoyeur de gaz à effet de serre.

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Rouen et la Normandie sont donc bien placés dans l'intensité de la recherche-développement sur les motorisations et les mobilités du futur. Mais à la lecture de l'article à lire ci-dessous et tiré d'un organe de presse spécialisée, on formulera trois regrets:

1) Rouen, capitale mondiale des motorisations et des mobilités, ça surprend le grand public qui associe Rouen à la pollution et aux encombrements automobiles...

2) La France et notamment la Normandie sont à la traîne dans la mise en pratique du basculement du système de transports vers des motorisations compatibles avec la transition écologique. En clair: la voiture électrique conçue chez nous fait, par exemple, la conquête du marché norvégien puisque la Norvège a décidé que la totalité de son parc automobile sera doté des motorisations compatibles avec le changement climatique d'ici... sept ans avec une interdiction des motorisations thermiques en 2025. On se consolera en disant qu'ils sont des Vikings comme nous et qu'ils sont un exemple à suivre!

https://www.lesechos.fr/industrie-services/automobile/en-norvege-une-voiture-neuve-sur-trois-est-electrique-321363

3) Pourquoi, une fois de plus encore, faut-il massacrer la langue française pour faire moderne et techno?


 https://www.flotauto.com/mobility-valley-pole-competitivite-moveo-20190327.html

Mobility Valley : le pôle de compétitivité Mov’eo dévoile sa stratégie 2018-2022

Mov’eo a présenté sa stratégie de développement pour 2018-2022, à savoir la création d’une « Mobility Valley » : un territoire d’excellence fédérant tous les acteurs de la mobilité en Île-de-France et en Normandie.

Créé en 2006, le pôle de compétitivité Mov’eo a pour mission de fédérer les acteurs de la R&D dans les secteurs de l’automobile et de la mobilité au sein des régions Île-de-France et en Normandie, afin de générer les conditions pour le développement de projets d’innovation.

Aujourd’hui, le pôle compte plus de 350 membres parmi lesquels des grands groupes, des PME et des start-ups, mais aussi des établissements de recherche et d’enseignement et des collectivités, et bien sûr des investisseurs. En 12 ans, il a contribué à faire financer environ 250 projets, à hauteur de plus d’1 milliard d’euros d’investissements.

Retenu par l’État pour la quatrième phase des pôles de compétitivité (2018-2022), Mov’eo a défini une nouvelle stratégie. Le pôle ambitionne de faire de la vallée de la Seine un « territoire d’excellence » pour les solutions de mobilité « innovantes et responsables ». Regroupant déjà 70 % de la R&D automobile française, cette « Mobility Valley » a « tous les atouts pour être référencée comme leader en Europe et attirer des talents », a estimé Marc Charlet, directeur général de Mov’eo.

« Casser les frontières entre les différents secteurs »

Mais pour cela, « il faut casser les frontières entre les différents secteurs d’activités et travailler en mode système, a-t-il affirmé. Comment développer par exemple l’électromobilité sans lien avec les énergéticiens et les gestionnaires de réseau ? »

Le pôle est ainsi en train de fusionner avec les associations régionales de l’industrie automobile (Aria) parisienne et normande. « L’objectif est de faire en sorte que les projets d’innovation soient au maximum industrialisés sur notre territoire », a argué Marc Charlet. Tout en leur conférant une dimension internationale.

Mov’eo peut compter sur quelques projets de recherche emblématiques pour encourager les acteurs à s’investir, parmi lesquels le système d’infrastructure connectée Score@F, le concept de moteur à taux de compression variable Flower ou encore le projet d’étude et de modélisation du vieillissement calendaire des batteries Simcal. Le pôle a également contribué au développement des start-ups Hype, Cityscoot, Toucango, Covoit’ ou encore K’ryole et Twinswheel.


 

Nouvelles mobilités, nouvelles motorisations ou faire du neuf avec du vieux... puisque le moteur à air comprimé déjà expérimenté dans les chemins de fer en Angleterre dans la seconde moitié du XIXe siècle, refait surface au technopôle du Madrillet:

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(source: Chronique de Normandie, n°575 25 mars 2019)