Ou l'art d'avoir eu raison trop tôt ou encore d'avoir l'honneur de tenir Ses promesses politiques et de rester fidèle à Ses convictions car Il ne se faisait pas une haute opinion de Lui-même mais de la France...

1970 11 novembre Le Figaro Dessin de Jacques Faizant Les Chenes qu-ont abat Mort de Charles de Gaulle

Non sans raison, Périco Légasse rend hommage au Général de Gaulle dans la dernière édition de l'hebdomadaire Marianne (n°1153, 19/25 avril 2019) à l'occasion du 50ème anniversaire du référendum, raté, sur la régionalisation mais aussi sur la participation du peuple dans toutes les instances du pays où des décisions ayant des conséquences collectives peuvent être prises:

La proposition gaullienne, spirituellement inspirée par la pensée de Charles Péguy ainsi que par la doctrine sociale de l'Eglise mais également issue du courant régionaliste social éclos au tournant des années 1900 avec l'action d'un Joseph Paul-Boncour ou d'un Jean Jaurès dont les idées étaient, par ailleurs, réactualisées à l'époque au sein du Parti Socialiste Unifié d'un Michel Rocard parfaitement sur la même longueur d'onde que le Général, était bien plus révoltionnaire que l'agitation propagande de certains révolutionnaires en peau de lapin dont certains ont fait, depuis, de bien belles carrières dans une République jacobine des caciques qui ne serait plus là si les Français avaient eu plus de clairvoyance en ce printemps 1969, un an après la "chienlit" de Mai: comme trop souvent, ils ont dit NON au messager plutôt que de dire OUI au message.

En conséquence, la démocratisation sociale, culturelle et territoriale d'une France de la décision qui reste centralisée, jacobine, parisienne, autoritaire, verticale et discrétionnaire, a pris 50 années de retard malgré l'acquis des lois de décentralisation des années 1980.

L'excellent article de Périco Légasse est à lire ci-après:

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