La région a, semble-t-il, décidé de prendre cette urgence stratégique à bras le corps: pour assurer l'avenir de l'économie régionale et développer sinon renforcer l'actuel réveil de l'industrie normande, il est urgent que la jeunesse normande connaisse enfin un peu mieux sa région, qu'elle sache enfin que l'on peut ici trouver la plupart des formations professionnelles, scolaires ou supérieures pour réussir sa vie en Normandie ou dans une entreprise normande. Il faut aussi que ceux qui cherchent un emploi puissent savoir que des offres d'emploi existent et réciproquement.

La Normandie traine de ses cinquante années passées dans la médiocrité de la division régionale le boulet symbolique d'une image régionale peu flatteuse dans le domaine pourtant essentiel de la formation professionnelle et supérieure: le grand public normand, a fortiori, les jeunes Normands méconnaissent leur région au point de la médire...

Dans cette friche normande, les suppléments gratuits massivement diffusés du quotidien régional breton Ouest-France consacrés à l'orientation des jeunes et à la publicité des offres de formation supérieure, prospèrent comme les orties pour le plus grand profit de l'attractivité des métropoles d'une région voisine...

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A lire, justement, un article OF (édition viroise, 15/05/19):

Normandie. Une agence régionale pour mieux s’orienter sur les rails

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David Margueritte était de passage au lycée Mermoz, à Vire, mardi 14 mai 2019, pour rencontrer les élèves du BTS Métiers de la mode

David Margueritte, vice-président de la Normandie en charge de la formation, de passage à Vire (Calvados), mardi 14 mai 2019, a indiqué que les Assises de l’orientation se termineront en juin. Une Agence de l’orientation est attendue pour début 2020.

Trois questions à…

David Margueritte, vice-président la Région Normandie en charge de la formation et de l’apprentissage.

Où en est la prise de compétence « orientation » par la Région, évoquée en 2018 ?

C’est une compétence nouvelle, avec la loi du 5 septembre 2018, que la Région va prendre à bras-le-corps. On est en train de faire des Assises de l’orientation dans chaque territoire, avec les acteurs intéressés, afin de réfléchir aux mesures les plus adaptées pour changer le logiciel de façon radicale. Personne ne peut dire que ça fonctionne bien, sinon il n’y aurait pas 25 % de chômage chez les jeunes et des entreprises qui peinent à recruter. Le plan sera dévoilé le 20 juin.

Avec un projet de création d’Agence régionale de l’orientation ?

Oui, c’est un outil qu’on souhaite le plus territorialisé possible, regroupant des professionnels, des personnels nouveaux aussi, qui iront au plus proche des jeunes publics et des demandeurs d’emploi. La question de son siège est secondaire, l’idée est qu’elle soit partout. Elle doit être sur pied au plus tard début 2020.

Quelles seront ses missions ?

On souhaite développer l’immersion, multiplier les stages de découverte, les observations, les témoignages, pour dédramatiser l’orientation et prendre le parti qu’on puisse avoir plusieurs métiers dans sa vie. Des agents coordonneront des actions, des événements, tout en expérimentant, car on ne fait pas la même chose à Vire, Caen ou Dieppe. En informant sur les métiers, l’idée est d’être complémentaire des Centres d’information et d’orientation (CIO), avec les psychologues de l’Éducation nationale, qui se chargent de l’accompagnement des élèves.