Quelques échos dans la presse normande du dossier de la sucrerie de Cagny qui doit fermer en laissant 91 salariés au chômage... On rappelera que pour l'instant, seule la région Normandie a fait des propositions concrètes financées pour donner un avenir industriel à ce site. Sauf que cet avenir ayant encore un goût trop sucré pour l'actuel industriel allemand qui veut fermer le site sans qu'il puisse profiter à un autre sucrier: résultat, tout le monde attend l'arme au pied le bon vouloir des Allemands.

Alors il ne reste qu'une solution: la nationalisation temporaire du site pour contraindre l'occupant allemand. Cette méthode avait été utilisée en 2013 par Jean-Louis Destans ancien président socialiste du conseil général de l'Eure pour sauver le site industriel de la papeterie d'Alizay.

https://www.usinenouvelle.com/article/papeterie-les-dessous-d-une-nationalisation-temporaire.N190982

Il faudrait alors que la sucrerie de Cagny soit rachetée temporairement par la région Normandie le temps de mettre en route le projet de reprise que cette dernière avait présenté. C'est une solution audacieuse sinon risquée: la région Normandie, dans ce cas, aurait besoin du soutien du gouvernement à moins qu'Hervé ne pense à agir seul pour démontrer l'utilité des solutions girondines.

Mais, il semble qu'une armée de diables juristes s'agitent dans tous les détails pour rendre encore inopérante cette solution qui semble être pourtant la seule qui vaille...

C'est le moment de montrer un peu de courage politique. Non? Car pétitionner ne suffira pas!

  • Lire cet article dans l'édition datée du 13 juin 2019 de l'hebdomadaire "Liberté" (Caen):

cagny

  • Lire aussi dans la Lettre Eco Normandie (14 juin 2019):
  • sucreriecagnyLEN
  • Pour une fois, les syndicats font preuve de pragmatisme: en attendant qu'une solution définitive soit trouvée, ils préfèrent négocier le plan social le plus avantageux possible pour les salariés... Ce n'est pas glorieux mais le "grain à moudre" se trouve là car la confiance envers les hommes politiques est, hélas, rompue!

Lire cet article proposé par Ouest-France (20 juin 2019):

CAGNY

 


 Commentaire de Florestan:

Lundi 17 juin 2019, Edouard Philippe le Premier ministre doit se rendre à Rouen pour saluer les capacités exportatrices des entreprises normandes à l'invitation d'Hervé Morin: nul doute que le dossier de la sucrerie de Cagny sera évoqué entre les deux hommes...

 

M. Édouard PHILIPPE, Premier ministre,

participera à la 1ère Convention nationale Team France Export

 

avec M. Jean-Yves LE DRIAN, ministre de l’Europe et des Affaires Étrangères,

M. Sébastien LECORNU, ministre auprès de la ministre de la Cohésion des Territoires et des Relations avec les Collectivités Territoriales, chargé des collectivités territoriales,

M. Jean-Baptiste LEMOYNE, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des Affaires Étrangères

et de Mme Agnès PANNIER-RUNACHER, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances

 à Rouen

Lundi 17 juin 2019

 

 

Après avoir présenté, le 23 février 2018 à Roubaix, la réforme du dispositif français de soutien au commerce extérieur, le Premier ministre se rendra à Rouen, à l’invitation du Président de Régions de France, Hervé Morin.

 

Il lancera la plateforme numérique regroupant, région par région, les offres d’accompagnement et de financements à l’export, avec les chambres de commerce et d’industrie, Business France et les régions. Cette plateforme était l’un des volets importants de la réforme.

 

Ce déplacement est l’occasion de tirer, seize mois après les annonces, un premier bilan de cette transformation, marquée par :

·                    Une alliance inédite entre l’État, les conseils régionaux et les Chambres de commerce et d’industrie générant des synergies fortes ;

·                    le renforcement dans les territoires, d’équipes redéployées depuis Paris et le réseau à l’étranger de Business France ;

·                    le déploiement de nouveaux outils numériques ;

·                    la montée en puissance des financements publics à l’export ;

·                    le financement du passage, pour tous les étudiants de licence, Bac pro et BTS, d’une certification internationale en anglais.