On en a l'habitude et on se dit pour se consoler qu'on n'est jamais aussi bien servi par soi-même puisque nul n'est prophète en son pays: la curiosité intellectuelle n'est pas le fort des journalistes car quand on n'a pas le temps de faire un papier correct, les journalistes travaillent volontiers avec leurs préjugés pour aller plus vite ou dans l'espoir d'être lu par leurs lecteurs (de plus en plus rares et âgés en ce qui concerne la presse papier). Ils appellent ça: avoir un "angle" ou une "ligne éditoriale"...

Manifestement, les "Rouaisons" la grande fête annuelle de la langue normande qui s'est déroulée les 21/22 et 23 juin dernier à Montebourg n'était pas  dans les priorités éditoriales de La Manche Libre qui s'est contentée du service minimum suivant qui laisse accroire que la langue normande est une vieillerie surannée qui ne concerne que nos anciens:

La Manche Libre, cahier de l'édition locale datée du 27 juin 2019:

rouaisonslml

Dans la même édition de La Manche Libre, quelques pages plus loin, on rend, enfin hommage à l'identité régionale et à la jeunesse:

breizhcotentin


 

Commentaire de Florestan:

Au niveau d'une lecture symbolique méta-textuelle qui dépasse le journaliste de La Manche Libre, le message implicite délivré par le premier hebdomadaire indépendant de Normandie est le suivant:

L'identité culturelle normande qui n'intéresse que les vieux est en train de crever au contraire de l'identité bretonne qui pavoise une jeunesse dynamique sinon combattante.

Vous l'aurez compris, l'effet est plutôt désastreux!