L'Etat central jacobino-parisien dirigé depuis Bercy et qui prend ses ordres essentiels à Bruxelles selon les principes de la gestion ordo-libérale que vous savez, renonce à faire autre chose que de la gestion à courte vue:

Les privatisations des bijoux de famille sont, à nouveau, à l'ordre du jour... On parle beaucoup en ce moment du projet de privatisation des Aéroports de Paris qui génère, à raison, contre lui une procédure inédite de référendum d'initiative partagée déclenchée par toutes les oppositions politiques représentées à l'Assemblée Nationale: le recueil des signatures pour exiger ce référendum est en cours et l'Etoile de Normandie vous engage à vous mobiliser pour le maintien d'un haut niveau de souveraineté nationale en France en suivant le lien suivant:

https://www.referendum.interieur.gouv.fr/soutien/etape-1

MAIS, "en même temps" comme dirait M. Emmanuel Macron, il y a un autre projet de privatisation et dont on ne parle pas beaucoup et c'est bien dommage car si la Française Des Jeux devait être privatisée et livrée à un fond de pension étranger (Chinois, Qatari, Saoudien, Russe... à l'avenant!) nous aurions tout lieu de craindre une destabilisation du financement de la filière équine française qui, via le PMU, trouve encore des finances conséquentes pour maintenir une activité enracinée dans nos territoires... notamment en Normandie!

Il est vrai que le dossier de la privatisation de la FDJ est complexe puisque c'est le bijou des bijoux de famille si l'on veut bien se souvenir que l'origine de la loterie nationale française se trouve dans l'extraordinaire opération financière des "deniers de l'Hôtel de ville de Paris" mise en place en 1526, après le désastre de la bataille de Pavie, afin de pouvoir payer la colossale rançon exigée par Charles Quint pour libérer François 1er: la collecte de la cagnotte dura trois ans et le roi de France sortit de sa géôle espagnole en 1529. La loterie nationale fut aussi associée au paiement des pensions aux veuves, blessés et mutilés de guerre après un vote de la chambre des députés dans les années 1920 après la Première guerre mondiale: les associations des anciens-combattants sont ainsi représentées au conseil d'administration de la FDJ et se montrent hostiles à toute privatisation.

Faute d'avoir une curiosité intellectuelle suffisante pour l'histoire de notre pays, les crânes d'oeuf de Bercy ont, donc, oublié quelques paramètres importants ... Comme d'habitude!

Ci-après, on lira avec intérêt ce plaidoyer pour l'avenir de la filière équine qui, à l'occasion de la campagne électorale présidentielle de 2017, s'inquiétait déjà du désengagement de l'Etat et du manque de vision de ce dernier quant à l'avenir d'une filière essentiel au rayonnement patrimonial et culturel de la France dans le monde:

Emmanuel Macron confirme donc toutes les inquiétudes des professionnels de la filière, au-delà de ce qu'ils avaient pu imaginer, hélas!

https://www.letrot.com/images/content/communiquesMedia/pdf/presse/PLADOYER-30-5-17.pdf

filièreéquine2

Filièreéquine1

En 2013 déjà une synthèse coordonnée par le sémateur normand Ambroise Dupont, président du comité stratégique pour la filière équine auprès du Premier ministre, s'inquiétait de l'avenir:

http://docplayer.fr/1578110-Filiere-hippique-reformer-pour-perenniser-un-modele-d-excellence.html

Moralité: on ne peut pas dire que les excellences qui peuplent actuellement les cabinets ministériels n'étaient pas au courant du sujet...


 Commentaire de Florestan:

Hervé Morin, président de la Normandie et lui-même éleveur de chevaux de course est directement concerné. Il n'a pas, pour l'instant, réagi. Mais on peut s'attendre qu'il le fasse le moment venu et que sa réaction permettra d'éloigner ce nouveau projet gouvernemental, a priori, dangereux pour l'avenir de l'un des fleurons de l'attractivité et du rayonnement de la Normandie!

http://chevaux-normandie.com/

chevauxnormandie